RE VEINE
nes de ses adhérences, on voit sourdre un peu de pus épais ; il s’agit d’un abcès du côté droit de la paroi vésicale qui n’est du reste pas en communication avec la cavité de la vessie. Impossible de libérer les agglutinations dans la région cæcale ; on ne peut trouver l’appendice: |
29 juin. — Exitus.
Autopsie. — Dans la région de l’opération, sérosité d’un gris sale. Epiploon et anses intestinales totalement agglutinés. Dans le typhlon, à la place correspondant à l’abou- * chement du vermis, sténose étendue avec plusieurs : grandes et anciennes ulcérations: ; l’appendice lui-même a ie
On opinera juste en admettant que cette fois l’abcès des cendant allait percer dans la vessie. Les fistules appendi: culo-vésicales sont assez rares. Pousson en note“ün cas; Person en a réunis une trentaine dans sa thèse. Notre observation démontre que la communication entre l’appen! dice malade et la vessie se fait par l’intermédiaire des adhérences qui forment un excellent terrain pour des trajets fistuleux (Person). Cette complication de l’appendicite s’explique aisément par la position pelvienne du vermis; on comprend que, dans le petit bassin-de là femme, où, seion une expression de Besson, les organes aux destinations les plus différentes se rencontrent comme dans un carrefour, le processus vermiculaire puisse facilement se trou-
ver à côté de la vessie. Les douleurs vespérales, apparaïs- / sant toujours au même endroit et à la même heure dans
notre eas, c’est-à-dire probablement au moment où la ter sion maximale des parois vésicales irritait le foyer purtlent, présente un symptôme assez curieux et fait pour dner au diagnostic une direction précise. Aïjoutons qu’il Pauit dans ce cas, comme dans le précédent, d’une destrugion totale du vermis gangréné.
OBSÉRVATION XX RAS
Mlle R..., 23 ans, 8 mars 1918. ;
Des pertes de sang, continuelles depuis plus de trois mois, viennent de cesser il y a huit jours, faisant place à des douleurs intolérables dans tout le bas-ventre. Inspection:
Malade excessivement affaiïblie. Au-dessous de l’ombilie, on distingue une tumeur ferme et élastique qui comprime l’utérus coûtre la symphyse. Le ventre est souple.
Le lendemain, le ventre est dur comme du bois, très distendu. Température: 38°5. Pouls: 100, très mou. Opération : le péritoine viscéral et pariétal est enflammé et taché de pus. L’épiploon et un gâteau d’anses intestinales forment ensemble une tumeur grosse comme une tête d’homme à la Surface brillante. L’appendice, très rouge et épaissi, s'implante comme un cordon fortement tendu au sommet de la tumeur. Ablation totale. En libérant les adhérence ; on donne issue à une sérosité d’une odeur nauséabonde qui sourd d’une anse placée devant la valvule de Bauhin; en même temps, les mêmes matières fétides jailhissent de la tumeur rétro-utérine ; elle se rapetisse à vue d’œil. Le foyer de la tumeur est incisé et fait reconnaître une péritonite purulente. Guérison lente, mais complète.
Voici un cas d’abcès enkysté dans le Douglas, originaire du vermis qu’il a pu encercler dans ses adhérences grâce à son développement volumineux. En une seconde »phase, le pus réussit à percer dans le tractus intestinal et à y pénétrer profondément. Les pertes rouges, continuelles, étaient sans doute là suite de la congestion des organes pelviens par l’irritation longue et violente de leur séreuse.
Mb
La série des abcès appendiculaires se termine par l’observation numéro Ï, publiée au début, rapportant la formation d’un tumeur iléo-cæcale; la perforation avait, dans ce cas-là, déclanché la réaction Os, du péritoine et localisé le foyer.
L'étude de cette première suite d DUT d Ie nous apprend, somme toute, que de 80 affections du vermis cæcal, dont la plupart très graves, 20 cas (— 25 p.100) montrèrent des organes génitaux intacts. Pour nous ce résultat est inconciliable avec les thèses de l’école fribourgeoise. #