‹ Sur les rapports de l'appendice cécal: avec les affections utero-annexielles contribution à l'étude de l'appendicectomie préventiveChapitre 31 sur 35 · STATISTIQUE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE

En résumant une dernière fois les résultats de notre travail, nous arrivons à établir la statistique suivante. Au courant des 1.430 Japarotomies gynécologiques, l’appendice cæcal fut trouvé atteint d’une affection quelconque 80 fois 9199 :p 100:

Ces 80 cas se répartissent ainsi:

DES CAS É Des 1430 cas DICECTOMIES

* Appendicites sans complications

gynécologiques . . . . . . . 20 PA De 4.398; Appendicites primitives. . . .. 9 11,25 0H HR0IO2 NE Appendicites secondaires . . . | ‘ 15 18,75 2) ATEN Affections simultanées non cohé-

rentes dei Re ETAT UE RUE 34 42,5 °,, | 2,37 °}, Cas id a 0iS 7 MN Re Le 2 2.5 100043 27e Par conséquent affections gyné-

cologiques et appendicites as

SOCIÉBS- 4 LUS UPS : 60 Dont sûrement enrapports patho-

jogiques ERA AC SEE ET 24

D’après cette statistique, le gynécologue pourra done s’attendre à rencontrer l’appendice malade en 4 p. 100 en-

OT Le.

viron de toutes les laparotomies pratiquées dans n'importe quel but; l’appendice sera l’agent morbifique seulement en à peu près 0,6 p. 100 des cas; vermis et organes pelviens de la femme auront eu en 1,5 p. 100 des cas des rapports pathologiques; ce résultat correspond absolument à la moyenne des proportions observées par les différents auteurs cités.

GONCLUSIONS

Pour reconnaître l’importance des multiples constatations faites au cours de la présente étude, il devient nécessaire de s’occuper enfin de ce que proclament Pankow, Kroenig et partisans comme suites logiques de leurs travaux. Ils exigent la résection systématique du vermis à l’occasion de toute laparotomie, à la seule condition que le malade puisse supporter une opération prolongée de quelques minutes. Voilà ni plus ni moins que la proclamation de l’appendicectomie préventive. Mais pour peu que la motivation de cette exigence nous paraisse incertaine après les critiques des chapitres précédents, nous avons le devoir d’étudier la question.

Nous nous déroberons d’autant moins à ce devoir que la question présente à première vue les signes d’une exagération peu commune. Il suffit de voir Lediard demander la résection systématique de l’appendice cæcal pour tous les enfants, comme se pratique la vaccination antivariolique dans tout le monde civilisé ou la circoncision chez les Juifs. Même de fervents partisans de l’appendicectomie prophylactique voient là des formules outrancières (Longuet, Touzé). |

De telles aberrations ne s’expliquent vraiment que par des erreurs comme celle de Hadra; trouvant une région

iiéo-cæcale quelque peu sensible au tiers de ses malades, cet :

EsP60 4

auteur en conclut que l’appendicite est parmi les premières maladies les plus fréquentes chez l’homme: Plus sérieux sont les motifs des chirurgiens, dont parlent Bérard et Vignard, chirurgiens qui terminent leurs opérations exécutées sur l’abdomen par l’ablation systématique de l’appendice « redoutant les dangers inhérents à sa présence ». À Lejars, il semble être de bonne pratique d’enlever l’appendice, même s’il semble normal, afin de débarrasser le malade d’un organe toujours dangereux et de prévenir ainsi des désastres ultérieurs. Rousseau et Cassard demandent lappendicectomie préventive au cours de laparotomies, si l'intervention n’en est pas compliquée ni prolongée. Tous les partisans de la méthode prophylactique font du reste - cette restriction. Seul Longuet ajoute une seconde restriction en voulant exempter les sujets obsédés, les hypochondriaques qui «toute leur vie souffrent du ventre » (Touzé). Il convient de dire ici que Longuet a inauguré la pratique de l’appendicectomie prophylactique complémentaire, au cours d’opérations abdominales et para-abdominales nécessitant l’anesthésie générale (1897).

La crainte d’une attaque première et la crainte des récidives, dont chacune pourrait devenir aussi dangereuse que la première attaque, son inocuité clinique et biologique, voilà les arguments pour l’appendicectomie préventive. Freund a dit juste à ce sujet ên s’exclamant : « Comment un chirurgien, dont les actes sont dictés uniquement par un exact diagnostic scientifique, peut-il se laisser guider par la crainte d’une première lésion possible un jour! » Quant aux récidives, on leur pose des pronostics bien différents et divergents ; nous ne sommes pas très convaincus du danger qu’elles présentent ; nos observations donnent plutôt raison à Boas; selon lui, les violentes crises aiguës avec symptômes de perforation sont tout à fait ra-

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