‹ Sur les rapports de l'appendice cécal: avec les affections utero-annexielles contribution à l'étude de l'appendicectomie préventiveChapitre 5 sur 35 · PC JE · texte numérisé non relu

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purement gynécologiques, nous ne voulons prendre part à cette controverse; au point de vue théorique, nous partageons avec Kroenig la crainte qu’au premier instant les résultats obtenus par Pankow pourraient paraître exagérés. Et nous faisons nôtre le raisonnement de ce même auteur lorsqu'il dit: « Si vraiment on pouvait toujours, en tout cas et dès la première heure, poser un diagnostic exact de l’appendicite, si vraiment alors on voulait opérer chaque appendicite dès les premiers symptômes, il arriverait qu’en effet une femme sur deux en pleine maturité aurait eu à subir son appendicectomie ». Et la foule des « balafrées du ventre » serait innombrable!

Voilà donc toute une série d’opinions tout à fait divergentes; leur développement permet de répéter ce qu’ont

fait remarquer Bérard et Vignard: que le sexe masculin

prend bien une part plus large aux affections du vermis iléo-cæcal, maïs que l’écart entre les deux sexes devient forcément exagéré, les statistiques étant surtout recueillies dans des hôpitaux où les hommes malades se montraient de beaucoup plus nombreux.

II. — RAPPORTS ANATOMIQUES ENTRE L’APPENDICE ET L'APPAREIL GÉNITAL DE LA FEMME

On s’est efforcé d’expliquer pourquoi les femmes participaient moins en apparence au groupe des affections appendiculaires. Nous citions tout à l’heure Heaton qui croit à une vaseularisation plus étendue du vermis par anastomose

: s ; 2 avec les vaisseaux ovariques droits. Les recherches de Cor-

ing, et, en première ligne, celles de Rosthorn, ont démontré l’inexactitude de cette théorie.

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Les auteurs qui veulent rendre plausible la prédominance proportionnelle du sexe féminin par rapport à l’appendicite, proclament, à l’appui de leur thèse, l’existence d’un pli vasculaire péritonéal, dont les vaisseaux sanguins et lymphatiques devaient faciliter les corrélations inflammatoires de l’appendice et des annexes, D’après Clado, qui l’a:« découvert », ce ligament « qui met en communication es atmosphères celluleuses des deux organes et permet

aux micro-organismes de se transmettre de l’un à l’au-:

tre » serait constant. Cette observation est annulée par de nombreuses autres plus récentes. Lafforgue veut l’avoir trouvé dans la proportion de 20 p. 100. Pour Guillard, il n'existe, contrairement à Clado, anatomiquement aucun lien entre l’appendice et les organes génitaux féminins. Tuffier et Marcland, dans leur étude sur les lésions appendiculaires dans des centaines d’autopsies banales, ne mentionnent même pas avoir recherché le ligament. Au cours de 127 autopsies gynécologiques, Barnsby n’a pas pu dissécuer ce fameux ligament appendiculo-ovarien. Hermann Freund n’a jamais trouvé le moindre indice de ce ligament légendaire, bien qu’il l’ait cherché dans de nombreuses autopsies et laparotomies. Segond et Fueth rangent ce pli péritonéal parmi les anomalies. Pour Bérard et Vignard “ien n’est moins prouvé que l’existence de ce ligament. Balz démontre dans sa thèse que les vaisseaux sanguins et lymphatiques du cæcum et de son appendice sont indépendants des organes génitaux de la femme. En dernier lieu, quelques-unes de nos observations apportent une preuve sérieuse contre l’existence du ligament Clado; ce sont ces cas où nous constatons des collections purulentes aux environs immédiats de l’appendice, existant de longue date sans que les organes pelviens, malgré la virulence du pus, aient

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subi le moindre dommage. Notons comme exemple l’observation suivante :

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