‹ Sur les rapports de l'appendice cécal: avec les affections utero-annexielles contribution à l'étude de l'appendicectomie préventiveChapitre 6 sur 35 · OBSERVATION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PREMIÈRE

Décembre 1916. — Jeune fille vierge atteinte d'une tumeur iléo-cæcale.

Une tuméfaction de l’épiploon se présente à l’intervention ; ce dernier est démesurément long et épais, la tumeur, grosse comme un poing. L’appendice est complètement enfoui dans la tuméfaction adhérente au péritoine de la paroi abdominale antérieure ; on la dégage de ses adhérences. Un pus épais, verdâtre, fécaloïde sourd de la tumeur. Résection de l’appendice et de l’épiploon; Les organes génitaux sont intacts.

Examen de l’appendice réséqué. — Perforation #3 centimètres de son extrémité distale. Û

III. — FRÉQUENCE DES RAPPORTS PATHOLOGIQUES ENTRE L’AP- PENDICE ET LES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME.

L'existence d’un lien anatomique entre l’appendice et les annexes droites devait expliquer les rapports pathologiques des organes pelviens de la femme avec le vermis cæcal. Avant d'étudier ces rapports en leur espèce, un examen des opinions bien divergentes exprimées dans la littérature des dernières années s’impose.

Pour Bumm, l’appendieite est en principe uniquement la cause de quelques formations d’adhérences à la trompe. Kroenig, Pankow, Balz et d’autres, croient par contre devoir admettre bien plus souvent que ce n’est l’habitude des rapports de causalité entre les deux groupes d'organes.

Lu Ga

Segond a formulé l’élégante expression du flirt appendiculo-annexiel pour caractériser la légèreté des rapports en question, Diamétralement opposée est l’opinion de A. Mueller, concentrée dans la phrase: sigmoïdite et appendicite, le plus souvent réunies, sont les causes morbifiques de la majorité des maladies de femmes chroniques. D'autre part, Hoerrmann ne peut reconnaître un rôle important du vermis dans l’origine des inflammations du basventre. |

Les statistiques ne sont pas plus unanimes à ce sujet. Duehrssen a trouvé l’appendice dix fois malade dans 320 cpérations vaginales et abdominales, d’où il conclut que le gynécologue devait s’attendre à voir en 3 p. 100 de ses interventions sur l’abdômen le vermis atteint d’une affection quelconque. Les proportions suivantes se rencontrent souvent dans les statistiques :

Prissbt inter SL 3 p. 100 Hidebohls ER eReRee 4 p. 100 AAA MANN > A RONER 6h OO TON S Madiliarenutr CORRR OI 10 p. 100 ROLE ET RS RER 12 p.-100

Bogdanowitsch relate ses observations à la Clinique gynécologique de Budapest; il dut pratiquer l’appendicectomie 35 fois dans une série de 1002 laparotomies, done en

3,49 p. 100 des cas. Hoffmann, dans son immense matériel

de 4.000 pérityphlites opérées, a eu 140 fois une complication avec des affections génitales ; admettons que dans cette foule de malades les hommes aient été un peu plus nombreux que les femmes, et nous aurons une proportion d’à peu près 7 p. 100. L'opinion la plus extrême est à nouveau celle de Pankow; pour lui, l’appendicite est la cause mor-

bifique en 22 p. 100 de toutes les affections annexielles. Quelle différence entre cette constatation et celle dè Léopold, opérant 150 annexes malades sans voir le moindre processus mordibe au vermis. Et quelle différence aussi entre Pankow et Tuffier amputant 52 vermes sans trouver une complication du côté des organes pelviens (Dubarry). De tels contrastes provoquent la critique; cette critique sera plus aisée quand nous aurons, dans la suite, fixé quelques autres divergences d’observations encore plus invraisemblables. Auparavant, il nous reste à faire quelques réfiexions, tant au sujet de notre matériel qu’à celui de ceriaines théories concernant les rapports des organes mentionnés.

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