‹ Sur les tremblements de terre de la péninsule scandinaveChapitre 2 sur 57 · CATALOGUE · texte numérisé non relu

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ms TREMBLEMENTS DE TERRE RESSENTIS DANS LA PRESQU'ILE

1161. En Islande, tremblement de terre remarquable. (R.) Dans ce qui a paru du voyage en Islande, publié sous la direction de M. Gaimard, on ne trouve aucun détail sur cette partie intéressante de la physique du globe ; il y a seulement, p. 3i3, dans la partie géolo gique rédigée par M. Eug. Robert, une indication des années où Ton a éprouvé dans ce pays des tremblements de terre remarquables. Je les indiquerai, comme celui-ci, par la lettre (R).

1164. En Islande (R.).

11 65. En Islande (R.). Ces trois tremblements ébranlèrent la partie Sud de Tîle (von Hofï).

12 19. En Islande (R.).

ia6o. En Islande (R.).

ia6i. En Islande (R.).

1290. Tremblements de terre à peu près universels. On les éprouva en Islande (R.). « In Rangarvalle Syssel (von Hoff.) «

i338. En Islande (R.).

1339. Nouveau tremblement en Islande (R.). Dans la partie méridionale de l'île (von Hoff).

1339 ou plutôt i344* Amgi*im Jonsen rapporte que la partie sud de rislande éprouva un fort tremblement de terre en i339, et qu'au même instant une secousse eut lieu en Norvège; elle renversa cinquante fermes

à Gaularaas. Ranius rapporte cet événement au tremblement de terre qui, en i344 9 ravagea la province de Guuldalen. La rivière de Guul disparut sous terre pendant quelques jours, et reparaissant, elle entraîna tant de débris avec elle, que la vallée se trouva barrée ; il 7 eut une terrible inondation , qui fit périr beaucoup de bétail, environ deux cent cinquante personnes , renversa quarante-buit habitations et quelques églises. D'après M. Keilbau, les inondations etles éboulements sont fréquents dans la vallée du Guul (K.).

1345. Dans la partie occidentale de l'Islande, il s'éleva àBreidafiôrdur des récifs jusqu'alors inconnus (von HofQ.

1370. En Islande , dans la province d'Olves (R. et von Hoff).

i'igi> Dans toute l'Islande (R. et von Hoff).

i58o ou i58i.£n Islande, violents tremblements avec éruption volcanique (von Hoff).

1600. Dans l'île de Bornhoim, tremblement de terre précédé à trois reprises de peste (Coll. acarf., VI, p. 553).

1612. Nuit du i5 au 16 mai (du a5 au 26, n. st.), à Bergen, un fort tremblement de terre (Hist mss, de Bergen^ par Edvard Edvardsen, K.).

1619. En Islande, éruption del'Hékla, avec secousses qui se répétèrent jusqu'en septembre (von Hoff).

1623. a4 mars (probablement vieux style), en Norvège, tremblement plus violent que tous ceux dont on conservait alors le souvenir {Mém, de VAcad, de Danemark^ t. XI, p. 173, K.).

1 625. 22 février , secousse dans le Budjangerland (von Hoff).

i632. 19 septembre (29 septembre, n. st.), à Bergen, pendant la prédication du catéchisme. L'église trembla, et les assistants se sentirent soulevés en Tair : la même secousse se fit sentir dans toute la ville et aux environs {flist. de Bergen^ déjà citée, K.).

1646. Une secousse en banemark [Dresdner Gelehrte Anzeigen^ lySô, n° 8).

i649« i4™^s (°- s^O) ^>^^^ minuit et une heure du matin, à Bei^en, fort tremblement [H. de Bergen^ déjà citée, K.)

1657. 24 avril (4 mai, n. st.), dans la Norvège australe,* fort tremblement de terre à Christiania, à onze heures quarante-cinq minutes du matin. D'Osterdal , il s'étendit vers Soloe, Hedemark, Tot^ Valders, Ringerige et jusqu-à Bohus, sur une longueur de 4o milles norvégiens * du sud au nord. Dans la direction est et ouest, il s*étendit de la frontière suédoise au cap Undesnaes ; il est possible même qu'on Tait ressenti au delà de ces limites.

On entendit d* abord un grand bruit, pareil au tonnerre ; après quoi on vit les maisons trembler et les meubles danser : puis, le 2 5 avril, entre trois et quatre heures du matin, autre tremblement plus faible que celui de la veille. Vingt-quatre jours après, il survint un tourbillon de vent extrêmement fort à Christiania (Geologia Notvegica de Michel Pedersôn Escholt, K.).

On lit dans les Transact, philos,^ édit. de iy4^y t. II, p. 210, que le premier s'étendit à 160 milles (anglais?). Le second n'est pas mentionné.

Von Hoff indique des tremblements de terre en Norvège pour le mois de février de cette année

[Hîst, des changements , t. II, p. 382, K.).

— La même année ( sans date de mois ) , phénomène semblable dans le sud de l'Islande (R.).

' Le mille norvégien vaut 1 1 ay8, et le mille suédois , 10 698 mètres.

i663. Sur la cote méridionale de Tlslande, près de Kris* wig, il 7 a une montagne très-haute> dont le pied était baigné par un lac profond; les eaux du lac furent englouties par un tremblement de terre considérable {Collect, acad.j t. VI, p. 570).

i683. Janvier. La rivière de Norkoping^ qui est très-rapide, s'est arrêtée deux fois en deux jours, sans qu'on ait pu en connaître la caMse(Gaz.deFrancej 2oféy. 1783). La date ne doit-elle pas être rapportée à Tannée 1783?

1686. i^** janvier, secousse à Lirik6jfing(^Dresdner Gel. Jnz,j 1756, n^ 18, et Keferstein dans le Journal de géognosie, 1827, p. 3oa)(K.).

1690. i5 janvier, à Drontheim {Dresdner Gel, Anz,^ 1756 , n- 18).

1706. En Islande, à Grimsnaes et Olves, dans VArness-Syssel (R. et von Hoff).

1707. Au printemps, nouveau tremblement en Islande

(von Hoff).

1 709. Juillet, tremblement de terre dans la contrée qui avoisine Hernosand (jécad, des se. de Stockholm pour 1748, p. i55, K.).

1718. 1^ décembre (ou mai), dans Li même région (près d'Hernosand), violent tremblement de terre, suivi de ruptures dans les montagnes. Après la première secousse, qui dura environ un quart d'heure, on en ressentit vingt autres de moindre importance [Àcad. des se. de Stockholm pour 1748, K.).

Ver» 1720-1730, dans la même région encore, un autre tremblement de terre presque aussi considérable, qui s*étendit à 3o milles au nord et au sud [Mém, cites pour 1748, K.).

1 7^ I » II mai, à Myrdalen (Islande), tremblement et éruption du Katlegiaa (von Hoff).

1724. 17 mai, à Tb jngsore^yssel , tremblement violent et éruption du Tolcan de Krabla. Cette éruption dura jusqu*en 1780 (von HofF)»

1726. Quelques tremblements deterredans les cantons nord de l'Islande, avec éruption de flammes de la montagne nommée Kraffla (de Kerguélen Trémarec, Voy. dans la mer du Nord, p. 87; Prévost, HùL générale des voyages, t. XVIII, p, 1 1).

Von Hoff rapporte au 11 juin de cette année une éruption du Leirhunkur, voisin du Krabla. Il signale encore sous la même date les éruptions de THithoel et du Biameslag, dans la plaine.

A ces faits se rapporte , sans doute , le passage suivant delà Collection académique^ t. VI, p. 612 :

« Près de Skage-Strand, dans l'Islande septentrionale, une montagne considérable s'enfonça dans une nuit par un tremblement de terre : il parut à sa place un Iactrè$-profond;etun autre lac, aussi très-profond, aune lieue et demie dans le voisinage, fut mis à sec, et son lit s'éleva au-dessus du terrain qui l'environnait. »

1797. A la Pentecôte, éruption du Skeideraar Jokull;

— 4 août, éruption du Myrdal Jokull;

— le 7, éruption de l'Orsefa Jokull ;

— le ai, éruption désastreuse du Leirhunkur. Toutes ces éruptions iurent précédées de violentes commotions souterraines (von Hoff).

1728. Le 18 avril fut marqué par de nouvelles éruptions; mais on ne parle pas de tremblements de terre.

1729. Divers tremblements de terre en Suède ( Bertrand ,

et Coll, acad,, t. VI, p, 6i4).

Dans la même année, un incendie de terre s'alluma subitementdans le district de Hunsvrich, situé au nord de l'Islande; le village de Myconfu fut ruiné; la

flamme avançait avec tant de rapidité, que les hommes eurent à peine le temps de se sauver : tout le reste fut dévoré par les flammes. Trois autres paroisses furent consumées ; enfin, un brouillard épais, suivi d'une grande pluie, éteignit l'incendie {Coll. acad,^ t. VI, p. 6i4).

1730. Nuit du 24 au a5 juillet, dans VHelsingland, tremblement assez violent {Observ, Bromann, ; Acta litt. etscientif, Sueciœ^lll^ A, p. io5).

1734. En Islande, violent tremblement de terre (R. et Huot).

^ 1744* i^' janvier, près d'Hernosand, faible tremblement de

terre [Acad. des se. de Stockttolm pour 1748, K.).

" 1745. 7 février, vers neuf heures du matin, à Christiansand,

tremblement avec grand bruit. Les maisons furent

ébranlées. Il paraissait faire seize lieues à Theure,

d'après les observations faites en différentes localités

[Coll. ac.^t. IX, p. 69; Ac. des se. de Paris j an 174^9

p. i5 ; Richard, Hist. des météores ^ t. YIII, p. 49^)*

Richard fait observer que ce tremblement, qui dura

deux ou trois minutes, ne fut pas remarqué par les

personnes qui étaient à pied dans la plaine ou hors

des maisons. Il s* étendit dans les îles Hellesand.

Enfin, cet auteur cite comme un phénomène remarquable que, le 5 et le 6, le froid avait été très-violent^ et que le 7 le dégel survint, contre toute espérance. M. Keilhau ajoute encore qu'il s'étendit jusqu'en mer. A huit heures trente minutes du matin, on le ressentit à Aaserald, huit ou dix milles au nord de Christiansand; à neuf heures du matin, à 4 milles de

distance de Staden , et à Staden même , un quart d*heure après : le même jour, à Copenhague, à 2 milles dans Tintérieur des terres {Âcad. de Stockholm pour 1747? P« a33, K.).

1 743. 6 janvier, une heure du soir, tremblement de terre autour d*Herno6and (von Hoff, et Acad. des se, de Stockholm pour 1748, p. i56, K.).

Keferstein mentionne un tremblement de terre en Norvège pour cette même année.

1 747. a5 juillet, quatre heures du soir, à Bygdeâ, en Westrobothnie, tremblement qui dura deux minutes, et parut marcher du S. O. au N. £. On entendit les toitures craquer et les fenêtres vibrer en plusieurs lieux. Coup de tonnerre dans un ciel clair. Une heure après, seconde explosion analogue à un coup de canon (von Hoff, et Acad. des se. de Stockholm pour 1750, p. i58, K.).

1748. la mars, onze heures du matin, le long de la côte d'Hemôsand, tremblement sur une étendue de 10 milles {Ac. des se. de Stockholm pour 1748, p. 154) K.).

Depuis le a3 mars, cinq heures et demie du matin, jusqu'au 27, violent tremblement à Valence et à Murcie. Le a3 (n. st.) coïnciderait avec le i a, ancien style. Keferstein et Seyfart mentionnent pour cette année un tremblement en Norvège (K. et von Hoff).

1749. Dans la nuit du 27 mars, à Bygdeâ, on entendit un bruit pareil à celui du tremblement du 25 juillet i^^^^vaaÀs plus faible; il dura une demi-minute.

— 23 septembre et aS novembre, encore a Bygdeâ, bruit souterrain qui fut assez fort, le aS septembre, pour faire résonner les fenêtres (von Hoff et K., d*après les Mém. de tac. de Stock, pour 1750, p. i58

Dans le courant de cette année, rislaude éprouva des secousses désastreuses, principalement à Olvesbygdeu, dans l'Aamess-Syssel (von Hoff).

M. Eug. Robert, d'après Eggert Olafsen et Bjarne Paulsen, ajoute qiî*à la suite d*un tremblement de terre de cette année, on vit diminuer le Skribla et apparaître une nouvelle source thermale. « Dans les tremblements de terre, fait-ïl observer, les eaux bouillantes sont sujettes à changer de place » {Voy. en Islande^ part, géol., p. 3x3, 383 et 385). T 1760. i3 mai, cinq heures du matin, secousse à Hammerdal, dans le Jemtland (von Hoff, d'après les Mém. de VAcad, de Stockholm , an 1750).

M. Keilhau, qui cite encore les paroisses de Lit et Rodoen, le fait s'étendre dans une longueur de 8 milles, la direction paraissant être du N. £. au S. O. ; les secousses plus au sud n'ont eu lieu qu'une demiheure après (lieu cité, p. i59, K.).

— 16 octobre, une secousse en Laponie (von Hoff, d'après Keferstein).

1751. 27 octobre, vers dix heures du soir, en Finlande, grand bruit dans l'air, sifflement et éclat; les maisons tremblèrent.

— 5 novembre, neuf heures du matin, puis le 9 dans la nuit, et le 18 de une heure à sept heures du matin, nouvelles secousses et nouveaux bruits. — Les mêmes phénomènes à peu près se renouvelèrent le II décembre à huit heures du matin, le i4 ^ sept heures du matin, et le 2 5 à trois heures de l'après-midi {ColL acàd.y t. XI, p. i4)«

Yon Hoff, qui ne parle pas de ces divers phénomènes, rapporte, d'après Keferstein, une secousse seule-

nient,ressentiele 7 novembre àSwaiisky, eu Finlande. 1752. a6 février, tremblement en plusieurs régions de la Suède, à Fahlun et en Dalécarlie ; la secousse fut légère (von Hoff, d'après Sey fart).

— 16 mars, onze heures du soir, à Stavanger, une secousse extrêmement violente , avec bruissement ou sifBement dans l'air. A l'est, on aperçut une lumière extraordinaire (vonHofF, d'après Seyfart).

— 1 5 avril (16 avril, d'après Keilbau), quatre heures du soir, à Stavanger encore. Le temps ayant été trèsbeau depuis le lever du soleil jusqu'à deux heures, il parut du côté de l'ouest un nuage qui, augmentant à vue d'oeil, enveloppa tout l'horizon. A quatre heures, il s'éleva un ouragan si furieux, et Ton sentit de si violentes secousses de tremblement de terre, que les habitants de la ville, abandonnant leurs maisons ébranlées jusque dans leurs fondements , s'enfuirent dans la campagne. Une sorte de grêle , accompagnée d'éclairs et de tonnerres effroyables, mit le comble à la confusion.

La tempête finie, on aperçut au nord une étoile de figure octogone, qui, pendant toute la nuit suivante, ne cessa de lancer de chaque angle un globe de feu {Gaz. de France^ 10 juin lySa).

— 10 et 17 novembre, à Hemosand, et dans l'Angermanland, deux secousses (von Hoff, d'après Se} fart).

—9 et 17 décembre, en Angermanland, deux nouvelles secousses de trois ou quatre minutes {Gaz. de France^ 17 mars 1753).

Gissler décrit quatre tremblements daiis TAngermanland, eu 175a. Le premier, le ai novembre, à peu près pareil au second qui eut lieu le

28 novembre à sept heures du soir, dura une minute, et fut accompagné d'un fort bruit. Brillante lumière sur le ciel, et arc d*aurore boréale. Le troisième eut lieu le 6 décembre, de quatre à cinq heures du matin; grand bruit; les maisons tremblèrent; on vit sur le ciel une faible lueur d*oii s'échappèrent des globes de feu; cette lumière était dirigée du N. E. au S. O., dans le sens de la direction de la secousse, et dura autant qu'elle. Il s*étendit de 12 à i3 milles parallèlement à la côte. Le quatrième eut lieu le 29 décembre, entre minuit et une heure du matin.

Gissler a remarqué qu'en certains endroits on avait seulement entendu du bruit dans Tair, sans ressentir de secousse; que plus les secousses étaient fortes, et plus le bruit souterrain qui les accompagnait l'était aussi; mais que l'inverse avait lieu pour les bruits aériens, et qu*îls n'étaient pas accompagnés de secousses (K.).

On lit dans la Collect, acad,^ t. XI, p. la, qu'il y eut quatre tremblements de terre en novembre, avec bruits semblables à ceux du tonnerre, d une voiture qui roule; explosions sourdes, quelquefois vives; tonnerre, éclairs, vapeurs lumineuses s'étendant dans la direction des secousses.

On en sentit encore en décembre. Les unes et les autres durèrent une ou deux secondes. Direction, comme de coutume^ du S. O. au N. E. Les tremblements de terre , ajoute l'auteur , sont plus fréquents dans le Nord vers la fin de Thiver.

1753. Plusieurs secousses en Suède (von Hoff, d'après les

Mém, de VAcad. de Stockholm^ an 1753).

1755. 7 avril, sur la côte de Bothnie, une violente secousse {Gaz. de France^ 1^ mai 1755).

—Nuit du lo septembre, à Nord-Syssel (Danemark), une violente secousse.

— II septembre, plusieurs secousses encore. Celle de deux heures du soir renversa beaucoup de maisons. Toute la journée du 12, les eaux d*une petite rivière , près de Nordur-Syssel, devinrent blanches comme du lait (Gaz. de France^ 10 janv. 1^56; Journal kUtor, y fév. lySô).

— II septembre, et pendant le reste du mois, ou même du 5 au 27, secousses dans diverses régions de Ilslande (von Hoff).

— 17 octobre, à Myrdalen, violent tremblement de terre. Le 19, éruption du Katlegiaa, laquelle dura jusqu'en août 1756. Il y eut encore dans le pays plusieurs secousses pendant le reste du mois (von Hoff; Gaz, de France ^ 3 janv. 1756; Journ, histor.y fév. 1756).

— i*' Tiovemhte y fameux tremblement de terre de Us-bonne.

Spydberg en a donné une description dans les , Mémoires de V Académie danoisCy t. VII. On remarqua, à Christiansand, la première secousse à quatre heures du matin (le phénomène ne commença à Lisbonne qu'à neuf heures vingt minutes). On entendit comme le bruit d'une forte ondée, le ciel étant clair; puis une secousse qui ébranla les meubles. Ce iiit la seule ; et elle fut peu remarquée, parce que les habitants dormaient. L'effet paraît avoir été plus fort en mer. Un navire de Christiansand , en calme à 17 milles au sud dû cap Lindesnaes, rapporte que la mer aussi bien que le bâtiment furent

extrêmement secoués, mais que tout se calma après

quelques minutes. Le lac de Dybe-vanil , à 3 milles de Ghristiansand, s*enRa avec bruit , et déborda sur la terre. De même sur le lac Tare-vand , qui rejeta sur ses bords des bois enterrés dans son fond. Le lacOrevand offrit des effets du même genre. Deux bateliers, sur THolsfiord, se virent entourés de vagues bruissantes ; ils virent de Teau jaillir, et une colonne de vapeur bleue s'élever en l'air et calciner lenrs voiles, etc A Skie et Laurvig, enTellemark, les eaux

furent très-agitées, ainsi que le lac Fœmundsoe [Relat, pkjrs, et kisL (les tremblements de terre ^ par Spydberg, K.).

Agitation des eaux avec mugissement dans les lacs et rivières de la Dalécarlie et du Wermeland. On cite principalement les lacs de Friken et de Stora- Leed, où la terre s'affaissa et se releva avec un bruit plus grand encore.

En Islande, plusieurs maisons furent renversées. Les secousses continuèrent pendant trois jours dans le district deMyrdahl. Le volcan de Katlegiaa vomit des torrents de flamme, d eau et de glace, dont la vallée de Myrdabl, qui a 4 ou 5 milles d'Allemagne en étendue, fut toute couverte.

En Danemark, à Ransborg, Elmshom, Bramstadt, Kelliughausen et Meldorf, plusieurs secousses. Dans ce pays, les eaux bouillonnèrent aussi d'une manière remarquable. Agitation extraordinaire des eaux avec mugissement à Albingsabs , Wenersborg , sur le lac de Miorn , près de Gottembourg , et dans quelques rivières du Danemark, particulièrement celle» d'Eider et de Stourh. Les eaux des fontaines et des étangs montèrent au point de menacer d'une inon-

dation {Collect. acad., i. VI; Philos, transact.j i. XLIX ; DulaCy MeL d^hist. nat.j t. V, et tous les journaux de l'époque).

Durant tout ce mois TEurope éprouva de nombreuses secousses, et surtout pendant le mois de décembre. On n*en cite aucune comme ayant été ressentie dans la presqu Ile Scandinave.

' Je ne trouve que le seul fait météorologique sui-

vanty signalé à cette époque. Le a8 novembre, à Wexioy dans le Smâland ou la Gothie occidentale y un globe de feu, semblable à la pleine lune, allant du S. O. au N. K, et traînant une queue lumineuse de vingt brasses, d*où tombaient beaucoup d'étincelles, auxquelles succéda une épaisse fumée ; près de ce globe parut un autre corps lumineux qui descendait vers la terre sous la forme d'une longue pièce d'étoffe, et qui répandaitbeaucoupde clarté. Ce phénomène ne dura que trente secondes.

On remarqua, dans le reste de l'Europe, plusieurs phénomènes analogues, et de nombreuses exhalaisons d'une nature particulière {Coll. acad^),

1756. Janvier, dans la Dalécarlie, quelques nouvelles secousses (Gaz. de France, 28 fév. ijSG), — Fin de février, à Rondhelem', à vingt lieues de Drontheim , une montagne très-haute s'est écroulée, et par cet affaissement le cours d'une très-grande rivière a été interrompu : il s'en est suivi une inondation (Gaz. de Fr,y 10 avril 17 56).

1^57. 4 février, à Ansto et Aggerschow, deux secousses précédées et accompagnées de bruits souterrains. Des sifflements analogues avaient été entendus les i", 22,,

— 14 juillet, à Piteâ (Bothnie occidentale), une secousse qui a paru venir de roccident, et qui a duré quelques minutes et brisé plusieurs fenêtres.

Le même jour, à Luleâ, une très-légère secousse avec bruit, du couchant au levant.

— 23 juillet, orage épouvantable, pendant lequel les eaux s'élevèrent plus de vingt fois à trois et quatre pieds nu-dessus de leur niveau (Gaz. de Fr,j 26 août et 28 oct. 1765 ; Journ encjrcj 1^' sept, et i5 oct. lytiS).

1 766. a et a4 janvier, dans le Sondmor, tremblement qui ébranla les maisons et les fenêtres (K.).

— a8 février, entre trois et quatre heures du matin, à HarstoëlT, dans le Hâlland, une secousse de quelques minutes, laquelle a renversé des meubles (Gaz. de France, 10 mars 1766).

— 4 avril, tremblement en Islande, et le 5, éruption de THékla, laquelle dura jusqu'au 19 juillet (von Hoff).

1767. Nuit du 22-23 septembre, dans le Sondmor, on entendit un bruit paraissant venir de la terre, suivi peu après d'une assez forte secousse : cela se répéta deux fob en une minute (K.).

1768? 4 septembre, encore dans le Sondmor, sifflement dans l'air sans secousse (K.).

1769? 25 avril, la nuit, détonation que les uns attribuèrent au tonnerre, lesautresà un tremblement de terre (K.).

1771. Nuit du 10 décembre et nuit du 24 mars 1773, petites secousses, toujours dans le Sondmor. La plupart de ces secousses étaient dirigées du S. E. au N. O.; elles furent suivies de vents du sud, lesquels étaient doux. En général , elles -étaient accompagnées d'une baisse barométrique de 2 à 4 millimètres ; mais le baromètre revenait peu après à son niveau (K.).

1772' 1 8 février, 7 heures du soir, dans les environs de Kola, bruit souterrain sembla])le à celui que ferait un chariot sur un chemin pavé. Peu après, tremblement de terre qui dura environ une minute, et dont la direction fut du nord au sud. La secousse ébranla des édifices et fit tomber des tuiles. Temps nébuleux et orageux tout le jour. Pendant la commotion, il tomba de la neige accompagnée d*un grand. vent {Journal encjrcLy i"mai 177a).

1773. 24 mars , dans le Sondmor. (Voyez p. précédente). — 1 3 septembre, à Bergen, tremblement ressenti dans

une grande partie de la Norvège.

A Vigort ou Winger, deux ouragans épouvantables et tremblement de terre dans le même jour, le ' tout accompagné de bruits souterrains et de siffiements, tandis qu^il tombait une pluie diluviale {Gaz. de Fr.^ 26 novembre 1773).

— i2décembrey en Suède, éboulement d'une montagne. // at^ait plu longtemps {Gaz, deFr.^ 3i janv. 1774)*

1774. 29 octobre, trois heures du soir, dans la préfecture de Hardanger et à Bergen, quelques secousses qui ont ébranlé plusieurs maisons {Gaz. île Fr.y 20 février 1775).

— 29 novembre, deux heures du soir, à Kongsberg et Egersund, une secousse d'une minute et demie, laquelle a ébranlé des édifices {Gaz. de Fr. , 3o dé<p-

cembre i774)»

1775. Janvier ou février, six heures et demie du soir, à Skara (Gothie occidentale), une secousse {Journ. Encyclop.y mars 1775).

— 23 mai , à Sala , une légère secousse avec bruit pareil au tonnerre. Les eaux des lacs furent violem-

— 2Ci —

nient agitées (von Hoff, d après les Mem, de Vjicad. de Stockholm^ an 1775).

— (Sans date de mois ni de jour.) Tremblement en Islande (von HofT).

1776. ao février, à Tile de Tborn, près d'Assens, en Fionie, la glace a été brisée et jetée sur le rivage, élevé de 5 ou 6 pieds , par une secousse de tremblement de terre ( Gaz. de Fr,^ i*' avril 1776).

Yon HofF rapporte une secousse comme ayant été ressentie le 10 du niême mois à l'île Thoroe, d*après Cotte: probablement le même fait.

— a4 décembre, à Hernosand, en Finlande (!), une secousse (von Hoff , d*après Cotte).

1777. i4 novembre, cinq heures et demie du soir, à Sundsvall et dans les environs, une forte secousse qui a ébranlé la ville avec un bruit sourd, qui s'étendait du N. E. au S. O. A la commotion , qui dura une minute et demie, succédèrent quelques coups de tonnerre, et un reflux subit des eaux de la mer qui fit déborder la rivière qui traverse la ville {Gaz. de Fr,y 5 janv. 1778).

1779. 4 niars, mouvement extraordinaire des eaux dans la Baltique (von Hoff, d'après Cotte).

— 1 4 juillet, à Larsboe-Sagewereck (Helsingland), une secousse.

— 22 juillet, secousse nouvelle en Suède [Gaz. de Fr.^ i4 septembre 1779, von Hoff).

— 21 septembre, entre quatre et cinq heures du matin, à Bergen, une secousse {Gaz, de Fr.^ 19 novembre 1779).

1780. 27 septembre, à Christiania, tremblement de terre (von Hoff, d'après Cotte).

— i3 octobre, à Torneâ, tremblement de terre (von Hoff , d'après Cotte). M. Keilhau donne la date du i5 (A. B.).

1782. 23 mai (?), d'après Hellzén, chute de terrains ou peutêtre tremblement de terre, près le lac de Brusion, dans la vallée de Flndals-elv : on entendit un grand bruit {Mém. de VAcad. des sciences de Stockholm ^ pour 1783, K.).

— Nuit du 1 3 au 1 4 octobre, à Bergen, léger tremblement de terre {Gaz. de Fr.^ 26 nov. 1782).

1783. Du i^' au 10 juin, secousses nombreuses dans la province de Skaptariiall (Islande). La Skapta, forte rivière, disparut dans la nuit du 10 au 1 1 ; plusieurs volcans de nie étaient en éruption depuis plus d'un mois; vinrent ensuite celles de THékla. Il se forma une ile nouvelle dans le voisinage de l'Islande ( Pennant, le Nord du Globe j t. I, p. 3o8; Eyriès, Abrégé des Voyages mod,y t. Vif, p. 1 86; Marmier, HisL d^Islamle^ p. 355; Ephémér. de Manheim^ an 1783, p. 6go; Gaz, de Fr., 22-25 juillet, 8 août, 2 décembre 1783; Mercure de France^ 27 mars 1784).

Von Hoff, dans sa Chronique, donne de longs détails sur ces éruptions.

— iS juin, entre 4"* et 5'' du matin, à Godgârd (Ostro- Gotliie), quelques secousses de l'est à l'ouest. Une heure auparavant, on avait entendu un bruit semblable à celui d'une voiture qui roule sur le pavé {Gaz.de Fr,^ i«' août 1783).

— 15 juillet, une secousse en Ostro-Gothie (von Hoff).

Ce l'Iiénomùne n est-il pas le même que le précédent ?

— Nuit du 17 au 18 décembre, à Tiie Christian, près de Bornholm, trois secousses; ia seconde fut ia plus forte (Mercure de Fr,y 7 'février 1784).

1784. 6 mars, secousses dans quelques iles danoises (von HofT, d*après Cotte).

— 3o juillet, secousse eu Norvège (von Hoff).

— 14 août, 5 heures du soir, à Langore et Olafsvik (Islande), une secousse de quelques minutes; la nuit suivante , sept autres secousses moins fortes.

— Le i5, à quatre heures, une nouvelle secousse qui se renouvela dans la nuit.

— Le 16, encore une autre secousse très- violente. Trente grandes fermes ont été renversées par ces commotions; des cloches ont sonné (Mercure de Fr,^ i6oct., 27 novembre 1784 ; 3 et 8 janvier 178$. R.).

1785. Nuit du a3 au 24 janvier, dans diffésentes îles da-

noises, principalement à Soebye , quelques secousses légères (Mercure de Fr.j 5 mars 1785).

— 16 novembre , dix heures du soir: Spidebergœ^ in Nofvegiâ^ quidam succussus terrœ motus observatm est {Éphém. de Man/ieim^ an 1786, p. 556).

Vers la fin de l'année, un nouveau feu dévore Uslande, et on y ressent souvent des tremblements de terre (Gaz, de Fr.^ 24 février 1786, d'après une lettre de Copenhague, du 3o janvier).

1786. 4 mars, entre 3 et 4 heures du matin, à Falken-

berg, dans le Hàlland, plusieurs fortes secousses par un froid excessif (Gazette de France^ 28 avril 1786).

— 24 mars et auparavant , tremblement à Aarnes-Syssel, en Islande (von Hoff, Hamb. Corr, , 1786, n** 84).

— i*** juin, nouvelle secousse en Islande; elle fui ressentie en mer, à Reykianes , par Tamiral Lowenorn (von Hoff, d'après fiergliaus, t. III, p. 7o3).

— 3o juillet, sept heures six minutes du matin, à Flekkerlord et dans la partie occidentale de la Norvège, trois secousses pendant deux secondes et demie.

— Le lendemain, cinq heures du matin, à Egra, à sept milles à l'ouest de Spidberg, nouveau tremblement (Gaz. de Fr,^ 26 septembre 1786; Ephém. de Manheim^ an 1786, p. 4o4)«

— aa août, sept heures du matin, à Christianstad, quelques secousses légères (Gaz. de Fr,^ 6 oct. 1786). M. Keilhau écrit Christiansand (A. B.).

1787. 5 janvier, trois, sept et huit heures de la nuit, à Edsberg (Norvège), secousses peu sensibles (Ephém, de Manheim^ an 1788, p. 394)-

1788. 7 mars, sept heures du matin, à Gusdal, évéclié de Christiania , différentes secousses du sud au nord (Mercure de France^ 3 mai 1788).

— a août, 1 1 heures 3o minutes du matin, à Stavanger, une forte secousse du sud au nord. Le vent a été trèsK)rageux avant et après (Car. de Fr. , 26 septembre 1788).

— 18 décembre, à Aarhuus, en Norvège, une secousse (von Hoff, d'après Cotte). M. Keilhau donne la date du 8 (A. B.).

1789. 10 juin, quatre heures trente minutes du matin, à Skdlholt , en Islande , une forte secousse y maisons renversées; la terre s'entr^ouvrit, et, jusqu'au i5, elle éprouva à peine cinq minutes de repos. Ces secousses causèrent de grands dommages; de nouvelles sources d'eau chaude parurent à Rickum et Hébléséida

[Gaz. de Fr.^ 5 septembre 1789; Eyriès, Abrège des voyages^ t. VII, p. i83; Hamb, Corr,^ n** 162, R.). — (Sans date.) Tremblement dans la partie sud de

l'Islande; éruption du Strockur.

— (Sans date.) Tremblement à Stavanger, Aarhuus? et Gardai ? en Norvège, en Ecosse, en Allemagne et en Italie. Le 6 septembre, éruption du Vésuve (K., d'après von Hoff , HisL des changements^ t. II, p. 388). * Von Hoff ne cite , dans sa Chronik der Erdbeben^ aucun tremblement relatif à la péninsule Scandinave, pour 1789. Il signale seulement l'éruption du 10 juin, eu Islande. Au reste, il 7 eut cette année, à ma connaissance, vingt tremblements de terre distincts en Europe; et, certes, ce n'est pas la plus féconde en commotions souterraines. En i843, il n'y en a pas eu moins de soixante-dix (A. Perrey).

1792. Commencement de février, dans quelques endroits de la Norvège, commotions souterraines avant le grand froid des t3 et i5 de ce mois. Le i3 , à midi, éclairs et un grand nombre de coups de tonnerre {Mercure de France^ 3i mars 179a).

— 10 décembre, à Hambourg, marée extraordinaire {Hamb. Corr.j n® 198).

1793P 1®'' janvier, à Christiansand , tremblement de terre

1799. Nuit du 7 au 8 janvier, en Islande, ouragan épouvantable; la mer inonda les terres { Moniteur y i^"" messidor an vu).

On lisait, dans le numéro du 29 prairial, c'est-àdire, deux jours auparavant :

« Le tremblement de terre qui vient d avoir lieu en Islande , a causé quelques inondations ; la mer est

venue sur les terres à 3oo verges plus loin que de coutume. »

— 20 avril , six heures du soir, tremblement à Dron-

theîm [Hamb, Corr,y n° 78), — Avril ou mai, tremblement en Islande.

Ces deux faits paraissent concomitants.

1801. En juillet, à Eskilstuna, en Sodermanland , un tremblement de terre a causé les plus grands ravages : maisons renversées , montagnes entr ouvertes , dont une , voisine de la mer , a été trouvée couverte de poissons morts [Moniteur^ 27 vendémiaire an x, sous la rubrique de Stockholm, 8 aoftt).

I So3. 24 juillet, onze heures du soir, à Christiania, forte secousse précédée d un bruit pareil au tonnerre ; direction de Test à Vouest.

A Laurvig, onze heures quinze minutes, faible secousse du nord au sud ; elle fut suivie d'une commotion dans Tair avec bruit. L'électromètre n indiqua aucune électricité considérable dansTair (K.; Moniteur^ 9 fructidor an xi).

i8o3. 10 mai, affreuse tempête dans la mer du Nord : des vaisseaux furent cruellement abîmés à Tonningen (Jutland), où Ion croit avoir ressenti un tremblement de terre (Hamb. Corr., n° 77 ; von Hoff). — 19 août, à Eger, une secousse (von Hoff, d'après Cotte).

S'agit-il d*Eger, en Norvège, ou d'un autre lieu ; d'Eger, en Bohême, par exemple, ou d*Eger, en Hongrie ?

1808. En été (juin?), fort tremblement en Islande; une nouvelle source d*eau chaude se forma; les autres cessèrent de couler pendant quinze jours (Eyriès,

Abréffé tles voyages modernes^ t. Vil, p. 5i et ^73). 1809. i5 janvier, à Kionkable, en Westro-Gotliie, une secousse sans dommages {^Moniteur y 1^' avril 1809). M. Keilliau donne la date du 19, d'après Keferstein, (Journ. de Géogr.^ p. 328).

— Nuit du 22 au 23 novembre, entre deux et trois heures, à Copenhague, une légère secousse {Moniteur^ If décembre 1809).

i8f o. 25 juin, en Ostro*Gothie, tremblement qui a duré une seconde {Moniteur^ 3i juillet 18 10; Journ, de V Empire^ 3o juillet et i4 août 1810).

— 24 octobre , tremblement à Reykiavik et autour du mont Hékla (K., d'après von Hoff, L c, p. 388).

— Octobre (sans date de jour), en Norvège et en Allemagne (Ibidem).

181 1. 4 juillet, — 5 août,

— 10 septembre, éruptions volcaniques dans une montagne de la partie la plus septentrionale de la Norvège {Moniteur j 9 et 2 1 janvier 181 2), et tremblement de terre en Laponie, ces trois mêmes jours, d*après Keferstein.

M. Keilhau pense que cette deniière partie de la relation est la seule véritable. Il indique aussi un tremblement en Norvège pour le 7 juillet. (A. B.)

18 12. 17 janvier, huit heures dix minutes du soir, dans la province de Sodermanland, tremblement de terre à deux reprises : la première secousse, assez faible, fut suivie , à une minute d'intervalle , d'une autre plus violente de quinze secondes. On remarqua cinq ou six commotions par seconde. Le temps était calme, le ciel sans nuages, et la terre enveloppée dans un

épais brouillard. Le baromètre variait constamment pendant la durée du phénomène {Moniteur, iS^ a8 février 18125 Journ, de r Empire j 16 février 181 a). i8i4« 1®' septembre, au presbytère de Saltdalea et dans les environs , tremblement de terre encore plos violent que celui du 3f août 18 19. Il eut lieu la nuit, et fut suivi le lendemain de deux secousses plus faibles [Rigstidenden^ ou G. du Royaume, de 18 19, n^ 83, K.).

18 15. Juin, tremblement en Islande, surtout dans le nord,

dans le canton d'Âesfus, où ils sont fréquents (Eyriès^ Abrégé des voy. modern,^ t. VII, p. lyS. R.).

18 16. i®^ mars, à Âskersund , en Suède (K., d*après von Hoff, 1. c).

1818. 9 janvier, huit heures neuf minutes du matin, à Hayfield , une secousse ( Ann, de chimie et de phys,, t. XXXIII , p. /ioT),

— Octobre, en Islande, grande secousse, bruits souterrains , suivis d'une éruption du mont Hékla {Ann, de chimie et de physique, t. XII, p. 4^^)*

1819. 17 janvier, entre une et deux heures du soir, tremblement à Aamodt, dans TOsterdal. Il s'annonça par un roulement dont la direction était de l'ouest à l'est; après quoi une courte secousse , qui , en certains endroits, fut assez forte pour remuer les meubles et faire vibrer les vitres { Rigsiidenden pour 1819 , n" 10, K.).

— 18 août, entre neuf heures quinze minutes et onze

heures quarante-cinq minutes du matin, à Voss, cinq

secousses : la première fut la plus forte; le bruit

imitait celui d'une voiture roulant rapidement sur un

pont en pierre { Rigstidenden , de 1819, n° ao, K.).

— 3i août, un des plus forts tremblements connus en

NorvégB. 11 9e fit surtout sentir à Salten et Helgeland y danâ la province de Nordland. A Saltdalen , à deux heures trente minutes- du soir', grand bruit, maisons ébranlées; les fenêtres tintent, le plancher prend un mouTement ondulatoire. La secousse a paru venir du sud-ouest et s étendre sur le fiord (bras de mer). Il y eut des secousses pendant six minutes; Peau d'un ruisseau voisin devint toute trouble dès sasource. A cinq heures du soir , autre secousse plus faible , mais avec grand briiit. A sept heures cinq minutes ^ autre secousse pendant trois minutes, moins forte que la première; elle ébranla cependant les maisons.

A Luurôe (Nordland) , la direction parut être du sud au nord ; des pierres considérables tombèrent du sommet des montagnes; les eaux des sources furent troublées et laiteuses pendant trois jours ; elles prirent un goût sulfureux. Les secousses durèrent dix minutes. Jusqu'au lendemain sept heures du matin , on ressentit d'heure en heiure d'autres secousses , mais plus faibles.

A Hemnœs, dans le Nordland, à a^ 30*" du soir, bruits pareils au tonnerre et même plus forts , pendant dix minutes : les secousses furent très-fortes pendant quatre minutes; le lait s'échappa des jattes qui le contenaient ; des cheminées tombèrent ; Teau des fleuves, en plusieurs lieux, jaillit en l'air comme une fontaine; la mer aussi agitée que dans les plus fortes tempêtes , quoiqu'il fit calme. Les secousses paraissaient aller de l'est vers le nord ; dans la nuit suivante, cinq ou six secousses, mais plus faibles.

Depuis ce jour jusqu'au ao octobre , on entendit, presque tous les jours, des bruits accompaguésde pe-

tites secousses. Un champ, dont retendue exigeait un tonneau de graines pour être ensemencé, s'abîma à deux cents aunes de profondeur, et fut couvert d*eau et d'argile {Rigstidenden ^ 1819, n<>> 83 et ^g^ K.).

A Statsbygden , à deux milles dé Drontheim , le tremblement fut ressenti à trois heures quinze minute^; il 7 eut deux secousses. La première était ondulatoire, et allait du sud au nord : elle diura deux minutes ; la seconde , une minute après , fut plus faible, et ne dura qu une minute.

A Frosten et à Drontheim, on ressentit les secousses, mais plus faiblement (i?igvl/V/4?/u/0/i , 18 19, n*» 85).

Les Annales de chimie et de physique^ t. Xil, p. 4^69 ^^^6 Bulletin de la Société géologique^ t. VII, p. ap, signalent aussi des secousses pour les deux jours précédents, c'est-à-dire le 129 et le 3o, à Staltdalaa. Si elles sont réelles, il est bien étonnant que M. Kdlhau n'en parle pas. Le lieu indiqué sôus le nom de Staltdalen ne me paraît pas différer de Sfiltdal ou Saltdalen, ville du Nordland.

A ces faits se rattache le suivant : le 3i août, à

Vrala ( Lapoiiie russe ) , tremblement assez fort pour

renverser les meubles et les chaises ( Moniteur^ 20

novembre 1819).

— a8 et Q9 septembre, à Luurôe, faibles secousses

—-Nuit du 2 au 3 octobre, à Saltdalen, Drontheim, etc.,

tremblement de terre précédé d'un bruit très-intense,

qui paraissait se propager de l'ouest à l'est [Ann. de

ch. et de phjs,^ t. XXXIII, p. 4^4 )• — 16 octobre, à LuurôC; nouvelles secousses»

— 20 octobre, faible secousse à Hemnœs.

— lo novembre, à Luuroe, secousse forte.

— ai novembre, nouveau et faible tremblement à Luuroe. *

— 3 et i^ décembre, à Luuroe encore, secousses faibles (K.).

iSao. 3 et lo janvier, à Luuroe, secousses faibles; les la, 20 et 29, secousses fortes au même lieu.

— ^19 janvier, six heures du matin, à Voss, secousse assez forte.

— 8 février, à Luuroe, secousse faible.

— a et 17 avril, au même lieu, secousses fortes.

— II juin, à Luuroe encore, secousse faible.

— 10 août, au même lieu, quatre faibles secousses; le 18, deux secousses faibles; les ao, 21 et 22, ainsi que les

— 14 septembre, et

— 10 octobre, une faible secousse chaque jour(K.). 1821. 4 février, vers une heure trente minutes du matin, à Bergen , secousse assez forte ; le même jour, à midi et demi, forte secousse pendant une minute; à 8^ du soir, deux secousses à six ou trois minutes d^intervalle ; la première des deux était la plus considérable , mais cependant moins forte que celle de midi. La direction parut être du nord au sud.

Le même jour, huit heures du soir, à Voss , deux secousses, dont la première était la plus forte (Rigsti» denden; 1821, n<>* i5 et 3o, K., et Ann. de ch. et de phys.f t. XVIII, p. 4 '4)»

— 6 février y sept heures trente minutes du soir, à Voss, faible secousse.

— 22 février, trois heures trente minutes du soir, à

Voss encore, très-forte secousse. Les secousses observées dans cette ville parurent se propager de Touest à l'est.

— 9 mai, à Luuroe, une faible secousse.

— a5 juillet , une faible secousse encore.

— lo et 12 septembre, à Luuroe, une faible secousse chaque jour (K.).

— 20 décembre, la montagne de Eyafields- Jokull (Islande) jeta par son sommet des torrents de flamme, et la terre trembla fortement.

Ce volcan reposait depuis 1812. Du 20 décembre au i^^ février 1822 , la colonne de feu fut constamment visible {Ann. de ch. et dephys,^ t. XXI, p. 397; Journ. des Débats^ 8 et 9 avril 1822).

Von Hoff , qui décrit assez longuement cette éruption, signale des tempêtes le 25 , du sud; les 26 et 27, du nord-est, avec baisse extraordinaire du baromètre, observée dans la plus grande partie de l'Europe. 1822. i5 février, à Halland, forte secousse {Ann, de ch, et dephys.^X. XXXIII, p. 4^5).

— 4 et 8 mai, à Luuroe, une secousse (K.).

—10 septembre, onze heures et demie du soir, à Carlstad, fort tremblement de terre précédé d'un bruit semblable à celui du canon, et accompagné de Vapparition dUin grand nombre dtétoiles filantes trèsbrillantes. Direction de la secousse, de Test à l'ouest : elle fut ressentie jusqu'aux extrémités de la province. On a trouvé dans différents endroits des aérolithes {Ann. de ch, et de phys,^ t. XXI, p. 398 ; Moniteur ei Journal des Débats^ 11 octobre 1822 5 K., d*après Keferstetn, 1. c.,p. 34o).

— i'' novembre, àNorrtelge et sur toute la côte boréale

de la Baltique, faible secousse avec roulement (Keferstein, 1. c, p. 342, K.).

iSaS. 6 janvier, à Bergen, tremblement cité d'après Keferstein, 1. c, p. 342. Ija source de cette nouvelle est inconnue à M. Keilhau (K.).

— 9 janvier, à Luuroe, un choc; le lo, trois chocs; le 24) une secousse; le 25, deux secousses ; le 27, une secousse faible (K.).

— 29 janvier, à Norrtelge, ville de Suède à l'est d'Upsal, tremblement de terre (K.).

— 3o janvier, à Norrtelge , deux secousses. A Tîle d'Aland (mer Baltique), à 11 milles géographiques de Norrtelge, on ressentit une violente secousse entre onze heures et minuit : elle était accompagnée d'un bruit souterrain {jinn. de ch. et de phys.j t. XXIV, p. 429; Journal des Débats^ ly mars i%:kZ\ Moniteur^ 18 mars; von Hoff, Archiy. des découv.^ 1824, p. 210 ; Aîin. de Poggendorff ^ t. IX, p. 592).

— ^25 février, àLuuroe, deux secousses.

— 19 mars, à Luuroe, deux secousses ; le 24 mars, deux fortes secousses encore.

— 6 mai, àLuuroe, une secousse.

—Du 1^ au 26 juillet, le Koetlegiaa (Islande), qui était tranquille depuis soixante-huit ans, a fait trois éruptions. Chacune fut accompagnée de tremblements de terre {^Ann.dech. et dephys»^ t, XXIV, p. 432 ; Constitutionnel^ il sept. 1823 ; Journal des Débats ^ 11 sept, et 9 oct.; von Hoff).

— 8 octobre, à Luuroe encore, deux secousses*; le 9, trois secousses nouvelles; le 1 1, une secousse (K.).

— 16, 17 novembre, à Christiania, secousses (K.).

— 24 novembre, six heures cinq minutes du soir, à

Stockholm et dans la Dalécarlie, faible. secousse précédée d'un bruit sourd qui paraissait descendre de Tatmosphère. On la ressentie quelques minutes plus tôt en plusieurs lieux situés à rpuest. Pçu après, violente tempête {Jan. de ch, etd^phys.^ t. XXIV, p. 4^9; Journaldes Débats^ 25 décembre iSaS.; Monileur y a6 et 27 décembre i8a3, 4 janvier 1824).

Le même jour, à Christiania, JFlriedprîchstal, Moss et WestemaBs, une secousse (K.). .

i8a4. 6 janvier, cinq heures trente minutes du matin, à Bergen, fortes secousses dirigées du S. O. «nlV.E. ; bruit souterrain qui dura plus. d!une.. minute {Anti. de ch. etdephys.y t. XXVII, p. .377 • Moniteur^ 20 fév, i8a4).

— 28, 29 et 3o janvier, à Luuroe, une secousse chaque jour.

— 7 février, une secousse nouvelle au même lien.

— 12, 27 mars et 4 mai) une secousse chaque jour.

— 24 août, une forte secousse.

— 5 septembre, une secousse, toujours à Luuroe.

— 15 novembre, cinq heures trente minutes du matin, à Od^nsée (Danemark), .quelques personnes prétendent avoir ressenti une secousse d®- treniblement de terre pendant une violente tempête (von Hoff, d*après le Preuss. Staatszeit^ i8a4) n° 282, p. 1219).

— 8 décembre, trois secousses à Luuroe (K.). ^ 1825. 18 janvier, à Luuroe, upe secousse (K.).

— 20 janvier, en Islande, fortes secousses; quelque temps auparavant, on avait éprouvé de violents ouragans et de désastreijises inondations. Il y a eu dans le même mois plusieurs autres secousses [Ann, de eh» et de phjrs.y t. XXX, p. 4 'a). -

— 3 et 4 février, à Liiuroe, une secousse chaque jour. Tempête violente, ces deux jours, sur les côtes de Danemark et de Hollande (von Hoff, 1. c, p. 273, K.).

— 5 et 7 février, à Luuroe, une secousse chaque jour.

— 17 avril, à Luuroe, quatre petites secousses (K.). i8a6. 23 janvier, à Luuroe, forte secousse.

— 21 février, au même lieu, une secousse encore (K.).

— Même jour, neuf heures du soir, à Tomeâ , tempête de vingt à vingt-quatre heures, suivie, au moment du calme, d'un tremblement de terre qui dura une minute, dans la direction du sud au nord, avec un grand bruit. Tous les bâtiments furent ébranlés (von HofF, d*après XAllgem. ZeiCy 1826, n* 109, p. /^33, et le LeonhareTs Zeitscher.y 1826, II, p. 4^6),

— 22 mars, à Luuroe, une secousse.

— 22 avril, encore une secousse.

— 20 mai, -21 juillet,

— 7 septembre,

-*5 novembre, à Luuroe encore, une secousse chaque jour (K.).

— 3o décembre (?), le Motala-elv, en Ostrogothie, s'arrête, et on peut le passer à pied sec. Est-ce par suite d'un tremblement de terre (K.)?

1827. 7 et 18 mars, à Luuroe, une secousse chaque jour {Bulletin de la Société géoL^ t. VII, p. 21).

— 25 avril, à Luuroe, une nouvelle secousse.

— II, i3, 17 mai, une nouvelle secousse chaque jour. ' — 18 mai, cinq secousses encore.

— 27, 28, 29 mai, chaque jour une légère secousse.

—2 juin, trois secousses nouvelles.

— 3 juin, deux secousses , toujours à Luuroe.

— 4} S et 6 juin, une secousse chaque jour.

— 7, 8 et 1 1 juillet, à Luuroe encore , trois secousses le premier jour, et une seule chacun des deux autres jours.

— 25 et 26 septembre, deux secousses nouvelles chaque jour.

— 21, 23 et 25 octobre, une nouvelle secousse chaque jour.

— 22, 24 et 29 novembre, à Luuroe, encore une secousse chaque jour [Bulletin de la Soc. géoLy VII, p. 21).

— 3 décembre, secousse en Suède (von Hoff, d'après Kastners Arch,^ XIV, p. 234).

On lit dans le Voyage en Islande , partie géologique, p. 21 4, qu'il y eut un tremblement de terre dans le voisinage de rAustur-JokuU (Islande), quatre ans après l'éruption du volcan en 1823 ; je n'en trouve aucune autre trace. Von Hoff, qui décrit si bien toutes les éruptions volcaniques, et qui était à portée de connaître toutes celles des volcans d'Islande dont il donne une longue suite, n*en cite qu'une seule pour cette année; c'est celle du Skeidarar- Jokull, le 1 3 février.

1828. 3 janvier, à Luuroe, une secousse (K.).

—6 et i3 février, au même lieu, une secousse chaqu<? jour.

— 1" mars, encore une secousse; le 3, une secousse forte ; le 4) deux secousses ;

— 5 mars, à Luuroe, très-faibles secousses encore (K.).

— 19 décembre, au lever du soleil, à Yggerstorp, près Jonkoping, éruption d'eau qui est sortie d'une colonne de grès, et qui a lancé à une grande hauteur, au milieu de la colonne d'eau, une grande quantité

de terre et de petites pierres. La terre, quoique gelée à environ deux pieds de profondeur, a été divisée en plusieurs masses, qui ont été, ainsi que les arbres qui s*y trouvaient, entraînées par cette espèce de torrent. L'éruption a été accompagnée d'un bruit semblable à celui du tonnerre {Journal des Débats^ 2 fév. 1829). 1829. Nuit du 21 au 22 février, en Islande, secousses qui se renouvelèrent, pendant plusieurs jours, dans toute la partie méridionale de l'île. Des maisons furent renversées. L'Hékla resta calme. L'hiver fut tellement doux, qu'on ne vit presque ni neige ni glace (von Hoff, d'après le Preuss, Staatsz,^ 1829^ no io4).

— Nuit du 18 au 19 mars, à Malung, province de Dalécarlie, une siecousse violente accompagnée d'un bruissement dans l'air, lequel a retenti au loin : mouvement du N. O. au S. E. (Journal des Débats^ 4 inai 1829; von Hoff). .

— Nuit du 18 au 19 avril, à Malung, en Dalécàrlie, une forte secousse avec bruit dans l'air (von Ho(ï).

A l'appui du fait précédent, von Hoff cite : Preuss. Staatsz.j 1829, n° 1 17; Corresp.des îVurtemb^Landw.- Fereins^ 4 Heft, 1829, p. 235; Bghs,

 l'appui de celui-ci, il cite : Correspond, des IVur^ temb. Landw.-Vbteins^ 5 Heft, 1829, p. 289; Bghs. Comme cet auteur était mieux à même de vérifier les faits que moi, j'ai cru devoir noter pour cette année deux phénomènes distincts.

— 4 juin, à Luurôe, faible secousse.

-i-3 août, au même lieu, deux secousses (K.).

— 18 août, de jour, à Copenhague, plusieurs secousses violentes durant quelques minutes, et accompagnées d'un bruit pareil à celui que produit le roulement

d'une voiture. Le baromètre resta stationnaire. Les tremblements de terre sont rares dans ce pays {jinn, de ch. etdephjrs.^ t. XLII, p. 349; Moniteur^ 3 septembre tjBap). M. Keilhâu , qui cite encore Gottembourg et Armager, donné là date du t^ (A. B.). — 9 octobre, à Luuroe, deux secousses.

— lia novembre, à Luuroe, deux secousses encore; le 19, une faible secousse (K.).

i83i. 17 novembre, au milieu d'une tempête, on a ressenti, eh Suède, tin'e secousse de tremblement de terre, accompagnée d'une forte détonation : au même moment, on aperçut une lueur extraordinaire à Thorizon, vers le nord (Garnier, MétéoroL^ p. 169).

i833. i3 janvier, à Linkoping, deux secousses qui ont duré environ dix secondes : on rapproche de ce fait le singulier phénomène qu'on a ressenti la nuit suivante : auprès du pont de Mon ta ta, les eaux du fleuve ont > cessé dé x;ou1er, et se sont élevées comme un mur ; • on a pu traverser le lit à sec, et pourtant il passe ordinairement sous ce pont soixante mille tonnes d'eau par minute (Garnier, Afefeoro/., p. 170).

i834- Le 21 mars, à Ranen, dans l'Helgeland, à minuit et demi, forte secousse; une deuxième, le même jour, à trois heures et demie du soir. Les murs furent ébranlés, les portes secouées (M. Keilhau suppose une erreur dans le quantième du tnois) [Morgenblad pour i835, n** 661 ; K.).

— Nuit du 16 au 17 août, minuit : faible tremblement de terre à Christiania; il fut plus fort dans le reste de la Norvège. On le ressentit à Hvidesoe , en Telleiliark, à Drammen, à Sondmor, à Drontheim, à Lœssoe, dans le Gullbrandsdal , à Osterdal, à Ber-

gen. Les lits , les portes , les fenêtres furent ébranles et secoués. A Elverum, dans TOsterdal y des paysans virent un météore d une clarté excessive, qui les priva de Tusage de la vue pour quelques instants. La secousse à Bergen parut marcher du nord-ouest au sudest , et Ton y vit un globe de feu allant de l'est à Touest. Un batelier du Samlefiord vit aussi un globe de feu qui lui parut lancer des étincelles. Un navire qui passait devant le cap Stat sentit une secousse comme s'il avait touché sur un écueil {Morgenb/ad pour 1834} ^^^ ^Sû, 253, a56; K.).

— 23 août i834, à Hvidesoe, deux secousses, l'une à sept heures et l'autre à neuf heures du matin, qui secouèrent les meubles et même les maisons {Morgenblady i834, n° 25o;K.).

— 3 septembre i834, tremblement de terre sur plusieurs points de la Norvège méridionale. A Christiania, à huit heures du soir, des portes s'ouvrirent; des tableaux pendus aux murs furent mis en mouvement. La durée fut d'une demi-minute, et il se fit sentir surtout dans les parties nord et est de la ville. Le mouvement était ondulatoire, et de Test à l'ouest. A l'Observatoire de Christiania, qui est bâti sur des roches porphyriques , on ne le ressentit pas, tandis qu'on le ressentit dans des localités très-voisines qui reposaient sur des alluvions argileuses. M. Keilhau remarque que l'on a observé un fait pareil dans le tremblement de 1783, en Calabre.

A Moss, on le ressentit vers huit heures ; les meubles furent agités.

A Eidsvold, la secousse fut très-forte : il y eut deux secousses, dont la deuxième fut la plus forte,

à huit secondes d'intervalle. Les sonnettes furent mises en branle.

A Porsgrund, on ressentit trois secousses dans l'intervalle d'une minute ; on entendit un bruit dans lair. On ressentit aussi les secousses à Laurvig et sur la mer, dans le fiord de Christiania.

Les secousses furent au nombre de deux et trèsfortes à Hvidesoe ; là, les habitants sortirent de leurs maisons : les poignées en fer d*une pesante commode tombèrent avec beaucoup de bruit. De même à Nissedal, Hitterdal et Boe : à Boe , des habitants effrayés quittèrent leurs maisons ; à Lœssoe , le bruit imitait celui d'une voiture qui roulerait avec vitesse sur le pavé.

On le ressentit encore à Drontheim, Skien et Stavanger, entre sept heures et demie et huit heures : à Ullensvang, à sept heures trois quarts ; les secousses durèrent trois à quatre secondes , et les craquements pendant plus longtemps. La secousse parut être plus violente que celle du 17 août précédent. Pendant que les maisons étaient ainsi ébranlées, les personnes qui étaient dans les champs ne s'aperçurent de rien. A Bergen , on entendit les vitres vibrer et les verres résonner dans les armoires. Les secousses, suivant les uns, allaient du nord-ouest au sud-est; suivant d'autres, du sud-est au nord-ouest.

A Snaasen, on ne ressentit pas la secousse; mais on remarqua que l'horizon ouest était tout en feu, et éclairé sans interruption par des éclairs ; le ciel était d'ailleurs complètement clair [Morgenblad, n^* 248, 249, 253, 256, 257, 260, 284, 3i2; Rigstidenden y n'^gojK.).

— Nuit du 4 au 5 septembre i834, faible tremblement de terre à Hardanger (K.).

— 13 octobre, vers deux à trois heures du matin, tremblement à Snaasen; il dura huit secondes, sa force allant sans cesse en diminuant. On entendit un bruit retentissant {Morgenblad pour 1 834} n"" 3 1 3 ; K.).

1841. 3 avril, trois heures trente minutes du soir, dans le Jutland, tremblement qui ébranla les ' maisons et renversa des cheminées. Le baromètre demeura à l'état ordinaire {Moniteur, 16 avril 1841$ A. Colla, Ann, astron.y 18429 p. 96).

— 1 5 juillet, entre quatre et cinq heures du' soir, dans plusieurs parties du bailliage de Holbach^ tremblement de terre accompagné d'une vibration dans lair, Semblable à celle que produit une décharge d'artillerie. Plusieurs murs renversés. On le ressentit à Copenhague. Il y en avait eu un pareil dans la première moitié du siècle (journaux français du 6 août 1841 ; Lamont, Ann.fiir Meteor. und Erdmag. I Hefty p. 161; A. Colla, Ann, astron., i84a, p. 97).

1843. i5 juin, tremblement à Eegseth ou Eggest, dans le Sondmor {BulL de tAcad^ de Bruxelles, t. iX, deuxième part., p. 485).

— 1 3 juillet, encore en Norvège (Quételet, Annuaire de Cobseru, de Bruxelles, 1844) P- 309).

1843. Février, dans les provinces septentrionales <le la Suède, plusieurs secousses avec météores ignés {le Globe j a4 mars i843; Journal des Débats du 25; la PhcUange du 26).

— 23-24 octobre, secousses à Carlstad (communication de M. A. Colla).

i844- 3 décembre, deux heures quinze minutes du soir, dans les villes de Kougsvinger et de Eideskog, dans la province de Christiania, secousses très-violentes. Le phénomène eut la durée d'environ quatre-vingtquinze secondes, et fut accompagné par un bruit sourd. Quelques dommages eurent lieu (communication de M. A. Colla).

1845. 5 janvier, trois heures trente minutes du matin, à Arendal (Norvège). On écrivait, le i o janvier : « Samedi dernier, vers dix heures du soir, une violente tempête du N. E. commença subitement, et fut bientôt accompagnée d'une neige si épaisse qu'il y eut obscurité complète. Ce temps nuageux cessa à minuit, et immédiatement après Tair devint tiède et presque chaud, tel qu'il est ordinairement au plus fort de Tété ; et à trois heures et demie du matin on a ressenti quelques secousses de tremblement de terre, dont le* bruit ressemblait à celui d'une charrette vide qui passe rapidement sur le pavé. La dernière secousse s'est terminée par une très-:forte détonation. « Le phare de notre port a été fortement ébranlé, son feu s'est éteint, et l'appareil mécanique qui le faisait tourner a été considérablement endommagé. Dans les maisons, les meubles ont été déplacés ; mais le phénomène n'a point eu d'autres suites. Vers sept heures du matin, le froid que nous avions auparavant a repris. Voilà le septième tremblement de terre que l'on a éprouvé dans notre pays depuis dix-huit mois. Autrefois, les phénomènes de ce genre n'y étaient connus que de nom » [Journal des Débats^ 28 janvier 1845).

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