‹ Sur les tremblements de terre de la péninsule scandinaveChapitre 34 sur 57 · DANS L'ARCHIPEL DES«PHILIPPINES · texte numérisé non relu

DANS L'ARCHIPEL DES«PHILIPPINES

PAR 1. «LEXIS PERRET.

Depuis de longues années j'ai fait tous mes efforts pour rassembler des matériaux qui auront une assez grande importance pour l'histoire physique du globe terrestre. Plusieurs sociétés savantes m'ont soutenu et encouragé dans cette tâche difficile et dispendieuse. L'Académie des sciences, arts et belles -lettres de Dijon, à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir depuis vingt ans, m'a toujours aidé de son concours aussi efficace que bienveillant. Je suis heureux de lui exprimer ma reconnaissance, et je n'hésite pas à lui demander encore son appui pour la suite de mes recherches rétrospectives.

La discussion ^'une partie des faits que j'ai recueillis m'a conduit à des résultats dont l'Académie a bien voulu reconnaître l'importance. Mais, chacun le sentira facilement, il est bon, nécessaire même, que les faits que j'ai discutés soient publiés; ces documents, rassemblés lentement et à grande peine, sont les pièces justificatives qui doivent servir à vérifier les conséquences que j'en ai tirées. Je viens donc demander aujourd'hui à l'Académie d'en admettre encore une partie dans ses Mémoires.

2 DOCUMEirrs

La région seidmique qui fait l'objet de ce travail est aussi intéressante que peu connue. Occupé par une nation célèbre, mais chez laquelle le goût des sciences, longtemps endormi, commence enfin à se réveiller, Tarchipel des Philippines n'a été que rarement visité et étudié au point de vue scientifique. Eloigné, d'ailleurs, de la route ordinaire que suivent les expéditions de circumnavigation, il n'a été abordé que dans de rares et courtes relâches par les missionnaires de la science.

Il y a quelques années, un ingénieur espagnol y fut envoyé; sa mission était en partie scientifique. Avant son départ de Madrid, un de mes bons amis, savant bien connu des géologues, M. Casiano de Prado, inspecteur général des mines d'Espagne, le pria de s'occuper des tremblements de terre et des phénomènes volcaniques, pendant que, de mon côté, je m'efforcerais de rechercher et de rassembler ce qui avait paru en Europe sur les manifestations de l'activité seismique dans les Philippines. Cet ingénieur est rentré en Espagne cette année. M. Casiano s'est empressé de lui demander en communication ce qu'il avait pu recueillir. Mais j'ai le regret de &e que mon espoir a été malheureusement trompé. « Cet ingéc( nieur, m'écrivait récemment M. de Prado, m'a dit senle- « ment qu'il y avait toujours des tremblements de terre, tt et vous n'ignorez pas qu'où ils sont très fréquents, Qs « n'appellent pas l'attention. »

A la lettre de M. Casiano de Prado était joint un manuscrit contenant la relation de l'éruption du volcan d'Albay, le 1*' février 1814. Qu'il me soit permis de remercier ici publiquement cet ami aussi modeste que savant, et d'une obligeance non moins grande que son ardeur pour la science.

Heureusement, ce que n'a pas fait l'envoyé du gouvernement espagnol, un Allemand l'a fait en partie. La Novara, frégate autrichienne, revenue, il y a moins d'un an,

SUE LES TREM8L1SMENTS DE TERRE. 3

d'un voyage scientifique autour du monde, a relâché pendant quelques jours à Manille. M. Ferdinand Hochstetter, géologue de l'expédition, a consacré son court séjour dans rile de Luçon à l'étude des volcans de ce pays, et il y a fait des découvertes du plus haut intérêt. Il a presque doublé le nombre des volcans connus jusqu'ici daûs Tlle principale de l'archipel. Aussi n'avons-nous pas hésité à le prendre pour guide et à changer l'ordre dans lequel nous avions distribué nos documents, que nous diviserons en deux parties.

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