‹ Sur les tremblements de terre de la péninsule scandinaveChapitre 38 sur 57 · SUR LES TRTWBHWKWTS DB TERRE · texte numérisé non relu

SUR LES TRTWBHWKWTS DB TERRE

0 Pendant Téraption du volcan, le sable noir toi pwté i Bfindanao» et les cendres jusqu'à Sooloo, éloignée d'environ quarante lieues, et les districts d'Jllanon souffrirent tellement, que plusieurs colonies se transplantèrent à Sooloo, et même à TanqHxssaok et à Tawarrany sur la côte ocddentale de BornéOi pour y chercher un meilleur sol; on y retrouve aujourd'hui un grand nombre de leurs descendants.

« Dans les districts de Kalagan ( au nord du cap Saint- Augustin'), il y a une haute montagne, un peu à l'ouest de Pandagitan, qui de temps en temps jette de la fumée, du feu et du soufre. Lorsque la montagne a resté (sic) quelque temps sans jeter du soufre, les habitants croient que le dieu qui gouverne ce pays est en colère. Ils achètent alors, peut-être pour 5 ou 6 siangans, un vieil esclave dont ils répandent le sang pour apaiser la divinité » (4).

Plus tard, M. Berghaus est revenu sur ce sujet (2); il compte trois volcans, dont il fixe ainsi la position :

i* Sanguin (Sanguil ou Sanxil), à la pointe sud de llle, dans le district de Serangani, lat. 5^ W N., long. 122* 58' E. n se trouve sur la ligne du Taal.

^ Kalagan^ au NO. du cap Saint-Augustin, lat. &* 34' N., long. 1230 26' E. A l'est de la ligne du Taal. Ne se trouverait-il pas dans le prolongement de notre série intermédiaire?

3<» Jllano, entre la grande baie de ce nom et le lac de Lano, lat. !<> 38' N., long. 122o 4' E. Comme le Sanguil, ce volcan se trouve sur la ligne du Taal , laquelle , ainsi que nous l'avons dit déjà, va passer par le volcan de Temate et aboutir au groupe de Banda.

(1) Foirest, 1. c, p. 806 et 418.

(2) AUgemeine Laender'imd Vœlkerkimde, t. II, p. 7ii, 1887.

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Dans son Eistoire naturelle des Volcatu (4), M. Landgrèbe n'en donne pas d'autre; il a évidemment coj^é M. Berghans. Comme lui, nous nous en tiendrons provisoirement à ce nombre. Seulement, nous ajouterons les deux citations suivantes, encore empruntées à M. Berghans, et qui semblent indiquer des foyers d'émanations volcaniques.

Dans le voisinage de la baie de Sebugy ou Snbugy (sur la côte SO.), il y a un grand lac et une petite rivière dont Teau, dans un certain endroit, est chaude (therme); au-dessus et au-dessous de cette partie Tean est froide (2).

Enfin, il nomme Panabigan où il se trouve une colline qui fournit du soufre (3). Elle parait ôtre sur les frontières, entre les possessions du sultan de Mindanao et le Presîdio espagnol de Zamboanga.

lié d'Tolo oa dTola.

Le docteur Chamisso, dit M. Berghaus, dans sa liste des volcans des Philippines (4), parle d'un volcan situé dans la petite île d'Iolo ( Yola), au sud de llle d'Âmbil ; mais il y a probablement ici confusion. — M. Landgrebe (1. c, p. 348), se contente de copier ce passage. — Dans son mémoire, déjà si souvent cité, M. Berghaus décrit les montagnes de Sulu (Sooloo, Jolo, Xolo) (5). «Le Temontangis , dit-il , p. 79, est la plus haute de toutes ; elle est isolée et s'élève en forme de pic au SO. du fort Bauan (6).

(«) Natwgeichichte der Vuicane, t. I, p. 34S; Gotha, iS55, â toI. in-8».

(S) Ce passage est emprunté à Forrest, voy. cité, p. fîZ. (S) Mém. cité, p. 55 et 56.

(4) Laender-md Voelkerkundê, t. Il, p. 7M.

(5) Noos prononçons Sonlon en français.

(6) Bewan, sur la cdte NO.^

Au sud de cette montagne est le Tucky, d'une hauteur moindre, mais qui offre encore une vue magnifique ; près du sommet il y a une espèce de contrefort admirable, escarpé de tous les côtés, et qui semble être un observatoire établi par la nature. La dme de la montagne est formée par une surface concave, au milieu de laquelle s'ouvre un gouffre, un abîme sans fond ( un cratère éteint ? ) . »

£t en note il ajoute, à propos de cette paranthèse soulignée : (( Au temps du gouverneur Hurtado de Ck)rcuera (1635-1644), trois volcans firent éruption à la fois : le Sanguil, dans la partie méridionale de Mindanao ; un volcan à Sulu, et un autre dans les montagnes d'Aringuay (voy. Aragon, n" V, Prov. de Pangasinan^ 6). »

Le phénomène est du 4 janvier 1641. Nous en parlerons plus loin.

Sonnerat dit, au sujet d'Yolo : « Elle parait être le point de démarcation des Philippines et des Moluques. Les Hollandais prétendent qu'elle dépend des Moluques, et les Espagnols sont si persuadés qu'elle est une des Philippines^ qu'ils ont voulu plusieurs fois s'y établir... Ce n'est qu'une petite Ue de trente à quarante lieues de tour » (1). Du reste, Sonnerat n'y cite pas de volcan.

M. Vincendon-Dumoulin, qui a dressé la carte de l'archipel Soulou en juillet 1839, place l'Ile principale, qu'il écrit Solo, entre S» 50' — 6» 5' lat. N. et 118" 35' — 119" 10' long. £. dans l'atlas du voyage de VAstrolabe, C'est une île de onze lieues de long de l'E. à l'O., sur quatre de large. Elle présente de tous les côtés une perspective gracieuse par ses montagnes boisées, dont M. V. Dumoulin figure dix à douze sommets, mais sans en indiquer aucune comme étant volcanique.

(1) Sonnerat, voy. cité, 1. 1, p. 118.

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