‹ Sur les tremblements de terre de la péninsule scandinaveChapitre 42 sur 57 · SUR LIS TBSMBLIMEMTS DB TERRE · texte numérisé non relu

SUR LIS TBSMBLIMEMTS DB TERRE

eenx que j'ai tronrés pour l'archipel des Molnques, où les éruptions volcaniques, parvenues à ma connaissance et signalées avec dates mensuelles^ ont eu lieu :

il fois dans les mois de juin et de novembre ; 10 fois dans ceux de mai et de septembre ;

8 fois dans celui de janvier;

7 fois dans ceux de février, mars, juillet et octobre;

6 fois dans ceux d'avril et de décembre ; Et 4 fois seulement au mois d'août.

Ces nombres, qui peuvent être utilisés dans une discussion générale du phénomène, ne peuvent conduire à aucune conséquence rationnelle et rigoureuse relativement à l'archipel qui nous occupe. Leur somme, d'ailleurs, dépasse à peine celle des éruptions signalées sans dates mensuelles.

Je ferai remarquer, enfin, que c'est à Manille qu'on a constaté pour la première fois l'existence de secousses tellement faibles, qu'elles n'ont été rendues sensibles que par les oscillations apparentes des astres dans les instruments astronomiques. Ces observations, qui datent de 1767, sont d'un astronome français, de Le Gentil, qui, envoyé aux Philippines pour observer le passage de Vénus, resta neuf ans dans ce pays et publia à son retour une relation extrêmement intéressante de son voyage. Je lui ai emprunté de nombreux renseignements; j'ai rapproché de ces observations ciuieuses celles du même genre qu'Oriani fit à Milan pendant les tremblements de terre de Calabre en 1783, et celles que M. Delcros a faites en France en 1805 et en 1832.

Qu'il me soit permis, en finissant, de renouveler l'expression des regrets et des vœux que j'ai manifestés au début de ce travail. Qu'à l'exemple du gouvernement hollandais, l'Espagne envoie enfin dans la plus belle de ses colonies des hommes qui, voués à la science, étudient

MO DOCUMENTS SUR LES TRBUBLEM ENTS Dfi TERRE.

l'histoire naturelle de cet archipel, et enregistrent jour par jour les manifestations des grands phénomènes physiques, comme on le fait aujourdliui dans les archipels de la Sonde et des Moluques. Qu'aux noms encore isolés de ses Yldefonso de Aragon et de ses Goello, l'Espagne ajoute bientôt des noms nouveaux, nombreux et dignement appréciés des savants, elle aura bien mérité de la science.

1858. — Dans les nuits des 18 et 20 février^ à PoUock (Philippines) , longues et nombreuses secousses de Test i ^ouest. On observa que le volcan de Macatusing, distant d'environ huit lieues de PoUock, commença peu après une violente éruption. (M. de Luca, Su Tremuoti Memoria ai geografica fiMa, Napoli, 1859, lt2 p. în-8% cite, page 24i les journaux de Singapour, en date du 13 juin, d'après des nouvelles de Manille.) -^ Je ne connais pas de volcan du nom de Macatusing, mais à Mindanao se trouve une ville du nom de Pollock ou Sugar près de la baie dTIlano. Le volcan cité par M. de Luca doit être celui d'Illano, sitné^ par lat. !• 38' N. et long. i22» 4' E.

Dijon j le 5 décembre 1860.

( F.&trait ilcs Mémoire* de f'Acatlemie d* Dijony I?f0.

Pijnii» rni|T. J:-E. RnbutM, p!sc# Sairil'Jeiio, I «t 2.

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PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES //C' i

au Japon

Par m. Alexis PERREY;

(Mémoire présenté à rAcadémie impériale des Sciences, Belles-Lettres ei Arts de Lyon).

Une des régions les plus remarquables du globe , au point de vue seismique , est certainement la grande zone volcanique qui commence à Tile Barren, dans la baie de Bengale, traverse les lies de la Sonde, les Moluques et les Philippines, se relie par Tile de Formose et les petits archipels voisins à Farchipel continental du Japon , que la chaîne des Kourilles rattache au Kamtschatka, et va se terminer aux iles Aloutiennes.

J'ai déjà, dans divers Mémoires , étudié les phénomènes volcaniques et seismiques dans les archipels des Moluques et des Philippines. Les documents que j'ai recueillis sur la sec-

tion orientale de cette grande zone, qui forme une bande continue de rtle Formose à l'archipel des Aléoutes, seraient trop considérables pour un Mémoire destiné à une Société savante, et j'ai dû les scinder. Ceux que j'ai Thonneur de présenter à la Société ne sont relatifs qu'à la partie méridionale de cette section comprise entre l'tle de Formose et la grande lie Jesso, au nord du Japon.

La Société d'Agriculture de Lyon a accueilli et encouragé Tune des premières mes recherches seismiques. Elle m'a fait l'honneur d'admettre plusieurs de mes Mémoires dans ses Annales. C'est une haute faveur dont je lui suis très-reconnaissant et pour laquelle je la prie d'agréer mes remerctments. J'espère que ce nouveau travail sur un pays encore si peu connu et si longtemps fermé à la science comme an commerce, sera accueilli par elle comme les précédents. Quoique peu nombreux, vu la fréquence du phénomène dans ces contrées, les faits que j'ai pu recueillir me semblent présenter un intérêt d'une grande importance. C'est sous le patronage affectueux de notre savant confrère, M. Foumet, juge si compétent en ces matières, que j'ai l'honneur de les présenter à la Société.

Ce travail est divisé en deux parties. La première est consacrée aux documents que j'ai pu recueillir sur la constitution volcanique de cette région; la seconde comprend le catalogue des tremblements do terre et des éruptions volcaniques.

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