‹ Sur les tumeurs ganglionnaires du couChapitre 2 sur 12 · ENUMERATION ET CLASSIFICATION DES TUMEURS GANGLION¬ NAIRES DU COU · texte numérisé non relu

ENUMERATION ET CLASSIFICATION DES TUMEURS GANGLION¬ NAIRES DU COU

Nombre considérable. Impossibilité de les décrire toutes.— Tumeurs aiguës, chroniques, ou tumeurs proprement dites. - Tumeur aiguë idiopathique Observation. — Adénophlegmon consécutif à une angine. Observation. — Adénite rétro-pharyngienne consécutive à une gastro-entérite. Observation. — Bubon vénérien à la suite d’un chancre mou. — Adénite aiguë consécutive à l’adénite chronique. — Lymphadénome. — Tumeurs liquides. — Tumeurs scrofuleuses. — Tumeurs lymphatiques des militaires, de H. Larrey. — Lymphadénome typhoïde. — Gomme syphilitique. — Abcès froid ganglionnaire. — Tubercules consécutifs. — Bubon syphilitique. — Adénie ou Ieucocythémie. — Tumeur du carcinome généralisé. — Hypertrophie simple. — Tubercule primitif. — Lymphosarcome primitif. — Variété molle, variété dure.

Les tumeurs ganglionnaires du cou sont extrêmement nombreuses, et leur nombre s’accroît encore, si on veut diviser les espèces en variétés, au point de vue diagnostique, étiologique et thérapeutique.

Je n’ai certes pas la possibilité, dans ce travail rapide, d’examiner, une à une, chacune de ces variétés, dans leurs causes, leurs symptômes, leur marche, leurs erminaisons, etc. De plus, en agissant ainsi, je sortirais delà question pour faire (à propos du cou, il est vrai) l’histoire des tumeurs ganglionnaires en général. Je vais donc me contenter d’une simple énumération de ces espèces, dontjerésumerai l’ensemble dans un tableau synoptique.

Parmi ces tumeurs, les unes sont aiguës, ce sont les adénites; les autres sont chroniques et généralement constituées par un tissu plus dense ; elles forment les tumeurs proprement dites.

Les adénites ou tumeurs aiguës des ganglions sont

d’espèces différentes, suivant la cause qui leur a donné naissance; en effet, elles peuvent être primitives et constituer, ce qu’on a appelé l’adénite aiguë primitive, ou bien elles peuvent être consécutives.

L’adénite aiguë primitive est assez rare, mais elle peut survenir à la suite d’une blessure directe d’un ganglion, d’une impression de froid, ou à la suite d’une cause qui nous échappe. Elle ne dure pas longtemps et peut, comme toute inflammation aiguë, se terminer par résolution, par suppuration, par induration, ou même passera l’état chronique. Son pronostic et ses dangers varient, mais je veux seulement, maintenant, établir son existence, par l’exemple suivant :

OBSERVATION I (Inédite).

En 1862, le 16 mars, entre à l’hôpital Beaujon, dans le service de M. Morel-Lavallée, au n° 6 delà salle des hommes, un garçon de 18 ans, qui avait reçu un coup de fleuret démoucheté, il y avait quatre jours, dans la région du cou ; l’instrument était entré au niveau du bord antérieur du sterno-mastoïdien et ressorti en avant du bord antérieur du. trapèze. Les plaies s’étaient cicatrisées dès le troisième jour, et le 'malade fit, ce jour-là, une marche forcée. Il s’aperçut alors qu’une grosseur se formait entre les deux orifices de ce séton traumatique, et, le lendemain, la douleur devenant très-forte, il se décida à entrer à l’hôpital.

16 mars. Le jour de son arrivée, les deux orifices, d’entrée et de sortie, sont fermés ; mais on constate très-bien, sous une peau rouge et enflammée, une tumeur, située entre les deux orifices, qui est assez limitée ; elle commence, seulement, à se ramollir au centre.

Le malade a un peu de fièvre, il a eu du frisson, la veille au soir. Cataplasmes, une portion.

Le 18. La fluctuation est manifeste; on fait une incision, et il s’écoule une cuillerée de pus bien lié. On ne parvient pas, par la pression, à faire sortir le pus, de façon à faire disparaître la tumeur en totalité.

Le 24. La plaie, presque guérie, va se fermer, mais le malade conserve encore une induration au niveau de son abcès.

Il part chez lui; et M. Morel-Lavallée pense que cet abcès, d’où il n’est sorti aucun corps étranger, s’est produit dans un ganglion qui a été lésé par l’instrument vulnérant.

Les adénites aiguës consécutives sont beaucoup plus fréquentes et elles peuvent survenir à la suite d’un état purement local. Cet état local peut être une inflammation simple ou traumatique, un érysipèle du pharynx ou de la face, etc. J’en indiquerai l’exemple sui-

vant :

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