ACIDE CARBONIQUE ÉMIS ET OXYGÈNE ABSORBÉ PAR DIFFÉRENTS ORGANES
Description de la méthode employée.
Pour déterminer le rapport qui existe entre l'oxygène absorbé et l'acide carbonique émis dans la respiration, nous avons placé les organes végétaux dans une atmosphère limitée ; nous avons mesuré le volume du gaz et déterminé sa composition avant et après l’expérience, et en ramenant le volume à 0° et à 0",760 de pression, il nous à élé facile d’en déduire la quantité d'acide carbonique produite et la quantité d'oxygène disparue. Notre manière d'opérer sera établie nettement par un exemple que nous fournira l’expérience n° 107 du tableau VII.
Nous avons pris unrameau terminal d'Eucalyptus globulus pesant 14 grammes et nous l’avons introduit dans une éprouvette remplie
d’eau. Nous avions eu soin d’enlever tout l’air adhérent aux feuilles. On a fait passer ensuite dans l’éprouvette 160 centimètres cubes d’air atmosphérique à 11° et à 0,759 de pression.
L’éprouvettea été portée sur la cuve à mercure et, au moyen d’une pipette recourbée, nous avons aspiré l’eau, de façon à remplacer ce liquide par du mercure. Il est très facile, avec un peu d'habitude, d'enlever ainsi presque toute l’eau contenue dans la cloche : dans toutes nos expériences, il ne restait jamais sur la surface du mercure plus d’un centimêtre cube d’eau, quantité suffisante pour saturer d'humidité le gaz contenu dans la cloche, pour empêcher les vapeurs mercurielles d'exercer leur action toxique sur les organes végétaux, mais trop faible, par rapport à la solubilité de l’acide carbonique, pour être une cause d’erreur sensible. Cette manière d'opérer est préférable à celle qui consisterait à introduire directement les feuilles sous le mercure, car elles en retiennent toujours quelques goutelettes qui peuvent exercer une action nuisible. De plus, pour que certains organes, les rameaux, par exemple, ne soient pas mis en contact avec le mercure, tout en avant leur extrémité dans la petite couche d’eau qui se trouve à sa surface, on plaçait sur le métal une petite plaque très mince de caoutchouc non vulcanisé.
L’éprouvette renfermant les feuilles était maintenue dans un verre cylindrique rempli de mercure et l’on avait soin que les deux niveaux, à l'intérieur et à l’extérieur de l’éprouvette, fussent à peu de chose près dans un même plan horizontal. Le toutétait descendu dans un manchon de verre rempli d’eau, de façon à avoir une température constante pendant toute la durée de l’expérience. Dans l'exemple qui nous occupe, des morceaux de glace nageant dans l'eau maintenaient la température à 0°.
Ce récipient, afin de laisser les plantes dans une obscurité complète, était entouré d’une double couche de papier noir.
L'expérience avait été commencée le 4 janvier à 2 heures ; nous l'avons arrêtée le 5 janvier à 2 heures ; elle a donc duré 24 heures.
L’éprouvette était alors portée sur la cuve à mercure et on laissait sa température se mettre en équilibre avec celle du laboratoire. On faisait ensuite passer le gaz dans une cloche graduée, on lisait le volume, qui dans le cas actuel a été trouvé de 164 cent. cubes. On transportait sur la cuve à eau, on remplaçait le mercure par ce dernier liquide, on absorbait l’acide carbonique par la potasse ; on lisait
de nouveau ; le volume était devenu 159 cent. cubes. On faisait ensuite l'analyse du mélange d'oxygène et d’azote qui restait dans la cloche au moyen de l'acide pyrogallique et de la potasse.
Pris sur la cuve à eau...............:............. 24% 1
Après pyrogallate de potasse........................ 19.9 La température de la cuve à mercure était de.............. 14,5 Celle de là cuve d eau. 1 e.-er eee ce ce 13,2 153.1
no ee so clos eo » e/010 » » 0e à + e)ots ie #e>aie je 2180
La pression atmosphérique Il était facile de ramener alors les différents volumes gazeux à
0° et à 760!.
1. Pour ramener le volume primitif à Oo et à 760 nous avons la formule :
Yo — Vt (H — f) LF SUP ai) 160 d’où :
vo — 160 (152 — 9.79) 2 7 1.0402%6 >< 760
log Vol. pr. = (log 160 + log 742.21) — (log 0.01714 + log 760). log. Vol. pr. — 2.1766932.
Vol pr-4—"160,217 Le volume primitif étant de l’air atmosphérique, sa composition est facile à déterminer. Représentons par æ la quantité d'oxygène qu’il contient, nous aurons : | 150.21 1000
æ 150.21 >< 208 Les feuilles d'Zucalyptus ont donc été placées dans un mélange de 31.24 d'oxygène
et de 118.97 d'azote.
Le volume final après l'expérience était à 0° et à 760. - 164 (753.1 — 12.29 TR Too 100 log Vol. f. — (log 164 + log 740.81) — (log 0.02246 + log 760) log Vol. f. — 2,1812770 Vol f.=—451.80.
Le volume pris sur la cuve à eau après l’absorption de l’acide carbonique devient : e 159 (753.1 — 11.31) Fr 1.04831 X< 760 log Vo — (log 159 + log 741.79) — (log 0.02049 + log 760) log Vo — 2.1703745 Vo — 148.04.
Si nous faisons la différence entre 143.04 et 151.80, nous avons l’acide carbonique produit, soit 3°,76.
La somme des volumes d'azote et d'oxygène étant égale à 148:,04, d’après l'analyse citée plus haut, nous aurons le volume d’azote restant au moyen de la proportion sui-
vante :