‹ Sur l’ionisation de l’air par les chutes d’eauChapitre 26 sur 37 · LIQUIDES DIVERS · texte numérisé non relu

LIQUIDES DIVERS

57. Nous résumons dans le Tableau ci-après les résultats obtenus pour l’ionisation de l’air au moyen de cascades de différents liquides.

Les nombres E, et E (eflicacités pour les ions positifs et pour les ions négatifs), relatifs à un même corps sont aussi relatifs à un même volume de liquide débité, et par conséquent rigoureusement comparables. Au contraire, la comparaison de tous les nombres E, entre eux, ou bien de tous les nombres E entre eux, ne peut donner qu’une indication qualitative sur la plus ou moins grande eflicacité des différents liquides pour produire des ions d’un signe déterminé; en effet nos mesures ont été faites en recueillant les charges produites par unité de temps, et nous n’avons pu qu’atténuer grossièrement par le calcul

l'erreur résultant des différences de débit des liquides pendant l’unité de temps.

Liquides. E,. E.

Fan distilié er EE PERRIER NE 0870270 Fausd'alimentaAtIoOn PAPER PNR ERA RE TTC METAL O Eau de mer. RES Re MP 119 TO!

AICOOLMELEMITQUE DUR EEE ET CRE 120 20 AICODLÉAN GO RER ER ET FALSE) 1,23 IN ÉCO RE ANINETE EE Bamoc moe ce os tons H 60170 Éther sulfuriquepur int ee re » »

Ethersuliurique à 60 Ve 1,66 ‘1,28 Haulcatunée diéthenSuliunque "rte 0,91 1,50 Aldéhyde formique tt eue RCE 1,08 0,99 ACÉTONE: ser een CE » »

ANUINÉNDULIEC RER PE ET CE TEE 1100700 ACÉLATEIA AVI ERP ER EEE MES AT 0 XYIO LC PR ER EE RACE EEE SO D MU Sulfuresde Carbone » »

Essence destérébenthine Re Er F 00 AT 02 Traces d’essence de térébenthine dans l’eau. 1,23 1,74 Éther-dépétrolefä10:700 0e AMeRRES 0,94 0,90 Chloroferme SR RE ER ee PETER » »

Émulsion de mastic dans l’eau............. TOP

Toutefois la comparaison des nombres inscrits dans une même colonne devient intéressante pour des liquides de viscosités peu différentes; par exemple : l’eau distillée, l’eau d'alimentation, l’eau de mer, l’eau saturée d’éther sulfurique, l’eau renfermant des traces d’essence de térébenthine.

DS. Résultats généraux. — Ces résultats suggèrent les remarques suivantes :

L’eau distillée se montre plus efficace que tout autre liquide dans la production d’ions négatifs.

L’eau d’alimentation (1) a sensiblement même efficacité pour les ions des deux signes.

(1) L'eau des sources de la Vanne, de composition chimique à peu près invariable, nous a donné des résultats remarquablement constants au point de vue de l’ionisation de l’air.

L’eau de mer (1) donne un faible excès d’ions positifs; ce résultat pouvait être prévu, à cause de la grande richesse de l’eau de mer en sels minéraux.

L’alcool éthylique, l'alcool méthylique, l’éther sulfurique à 650, l’acétate d’amyle pur, se montrent plus actifs que les solutions salines de concentration normale.

L’aldéhyde formique, l’aniline, l'essence de térébenthine pure, le xylol sont très peu actifs.

L’éther de pétrole diminue les charges des deux signes portées par l'air; on peut interpréter ce résultat en admettant que l’éther de pétrole n’engendre pas d’ions et que les gouttelettes auxquelles donne naissance la cascade favorisent la recombinaison des ions d’abord présents dans l'air.

D9. Liquides à grande tension de vapeur. — Nous n’avons pas réussi à effectuer des mesures satisfaisantes avec l’éther sulfurique pur, l’acétone, le sulfure de carbone, le chloroforme. Ces liquides ont une tension de vapeur très forte, supérieure à 200% de mercure à la température de 25° et sous la pression aumosphérique. Lorsque, entraînées par le courant d’air, les vapeurs de ces liquides arrivent dans le condensateur à gros ions, on observe tout d’abord un brusque déplacement du spot lumineux, puis des déplacements irréguliers; lorsqu'on interrompt la chute du liquide, par un déplacement inverse du déplacement initial, mais moins rapide, le spot revient vers sa position initiale.

Les deux déplacements réguliers et de sens contraires peuvent s'expliquer par la variation de la constante diélectrique du condensateur à gros ions. On peut en effet

(:) Je dois à l’obligeance de M. le DT Quinton des échantillons d'eau de mer prélevés au large du bassin d’Arcachon, par 10" de profondeur, et à l’obligeance de M. Jean Vic des échantillons prélevés au large des jetées du port de Cette,

calculer, en s’appuyant sur la propriété d’additivité des constantes diélectriques dans les mélanges (Lorentz), le pouvoir spécifique K du mélange air-vapeurs de sulfure de carbone, par exemple, K, et K, se rapportant respectivement aux parties constituantes du mélange, sous les pressions partielles correspondantes. La vapeur de sulfure de carbone a, à 250, une tension de 25omm de mercure, et un pouvoir inducteur spécifique de 1,003.

Le pouvoir inducteur spécifique du mélange est par suite

ee

fique de l'air; d’où résulte une variation de

supérieur de environ au pouvoir inducteur spéci-

6 pour la

charge du condensateur, soit en U. E. $.

FR 7 2.0N 2 LOTO 4102 LOS 1000 300 mesurée par 132.40 24 8 = — 180 DRAATOES

divisions de l’échelle. C’est bien l’ordre de grandeur des déplacements réguliers observés.

Ces déplacements réguliers n’empêcheraient d’ailleurs pas les mesures, s’ils n’étaient pas accompagnés d’oscillations désordonnées du spot lumineux. Il semble que ces dernières puissent être attribuées à la présence de gouttelettes de vapeur condensée entre les armatures du condensateur chargées à une différence de potentiel de 720 volts, et rebondissant d’une armature à l’autre. Ces oscillations désordonnées peuvent aussi être attribuées à des défauts momentanés de l’isolement de l’armature interne du condensateur, par suite de condensations de vapeurs en gouttelettes très rapidement évaporées.

Influence, sur la grandeur des charges engendrées par les chutes d’eau, des ions portés par l'air.

60. Nous avons effectué une série de mesures comparatives des charges attribuables à une cascade d’eau dis-

IONISATION DE L'AIR PAR LES CHUTES D'EAU. Gr

üllée lorsque Pair, passant au voisinage de la chute, est au préalable, ou n’est pas, débarrassé des ions qu’il porte normalement.

À cet effet, nous nous sommes efforcé de réaliser Pétanchéité du tuyautage parcouru par le courant gazeux et de n’admettre dans le récipient d’ionisation que de Pair convenablement filtré au point de vue électrique.

Le débit du liquide soumis à l'expérience a été obtenu constant, par gouttes, et sans introduction d’air ionisé, grâce au dispositif représenté figure 16. Un robinet, réglable à volonté, permet l’arrivée du liquide dans le tube

ii] il |

DT

Fig. 16.

vertical g; l'écoulement goutte à goutte se fait, sous pression constante, grâce à la tubulure de trop plein c, par le tube capillaire b. Le gros tube d est vissé par une monture métallique dans le couverele du récipient d’ionisation. Le bouchon e est étanche et assure le centrage de lorifice b par rapport à l'obstacle contre lequel s’écrasent les gouttes.

Le filtre destiné à capter simultanément les ions des deux signes en amont de la cascade est un condensateur cylindrique de construction très simple (fig. 17). Les couvercles B de l’armature extérieure À se vissent dans sa paroi latérale; ils sont percés de quatre orifices circulaires C, garnis de toile métallique à mailles très serrées; l’un des couvercles porte un ajutage métallique, soudé sur ses bords, qui relie le filtre au récipient d’ionisation. Ce dernier, comme le vase d'écoulement, est au potentiel zéro. L’armature intérieure D se termine par

Fig. 17.

deux tiges de laiton, l’une munie d’un ressaut métallique, l’autre, E, filetée. Le ressaut et l’écrou de serrage F permettent de fixer les tiges dans les bouchons en ébonite G, portés par les couvercles du cylindre extérieur. L’armature D peut être reliée, soit à l’armature chargée du condensateur à gros ions, soit au sol.

Afin d'assurer la constance du courant gazeux qui circule dans le condensateur à gros ions, nous n’avons pas intercalé de tampon de coton sur le trajet de l’air aspiré; celui-ci est donc débarrassé de ses ions, mais non de ses poussières neutres. Les toiles métalliques qui ferment les couvercles du filtre et l'entrée du récipient d’ionisation n'ont d’autre but que d’arrêter les fibres végétales ou

organiques capables de mettre en relation les armatures du condensateur de mesure.

La capacité électrique du filtre est de 166", supérieure (de 16°" environ) à la capacité du condensateur à gros ions. Le même courant d’air traversant le filtre et le condensateur, l’armature intérieure de ce dernier ne doit recueillir d’autre charge que celle engendrée par la chute d’eau. En réalité, nous avons toujours recueilli sur électrode du condensateur, en l'absence de cascade, une petite charge, due vraisemblablement à des poussières moins mobiles que les gros ions de l'atmosphère. Nos mesures comparatives ont subi de ce fait une correction.

La chute d’eau dans l'air débarrassé de ses ions s’est montrée strictement unipolaire, comme dans les expériences antérieures, et plus eflicace que dans l'air non filtré.

Page 1