‹ Sur l’organisation des versChapitre 5 sur 11 · L. KtL.lMII.lRI>. — SIK L OKGAMSATJOX DLS \ LUS · texte numérisé non relu

L. KtL.lMII.lRI>. — SIK L OKGAMSATJOX DLS \ LUS

Famille de* FILARIIDLS {FILA MlDÆ .

Les Filariides forment une petite famille assez naturelle. Ce sont des Helminthes très rapprochés des Ascarides, dont on les distingue aisément par l’absenee de lobes autour de la bouche. Ils en diffèrent aussi , en général , par la position de l’oviducte.

Les Filariides se font remarquer par la ténuité de leur corps. Elles devront sans doute, par la suite , être divisées génériquement ; mais, comme déjà nous l’avons dit, pour les divisions de cette nature, la connaissance parfaite des organes de la génération peut seule permettre de les établir. Dès à présent nour savons que chez la plupart des Pilaires il n’existe que deux utérus ; mais déjà l’on en a fait connaître qui en présentaient cinq.

La Pilaire de Médine (Filaria medinensis Linn.), qui se trouve dans les régions intertropicales de l’ancien continent , où elle se loge dans le tissu cellulaire de l’homme, et particulièrement sous la peau des jambes, diffère peut-être beaucoup des autres Filaires sous le rapport de son organisation intérieure. Son genre d’habilation peut au moins le faire présumer.

Genre Pilaire, Filaria , Muller, llud.

Caractères. — Corps cylindrique ou filiforme , toujours très allongé. Tète continue avec le corps, nue ou pourvue de très petites papilles. Œsophage musculeux , tubuleux, assez grêle, de médiocre longueur. Intestin grêle avec l’anus presque terminal. Les femelles ayant leur orifice génital situé de côté , ordinairement tout à fait à l’extrémité antérieure du corps.

Les espèces de îXématoïdes que les helminthologistes rattachent au genre Pilaire ont été observées dans des mammifères, des oiseaux , des reptiles, des poissons , dans un grand nombre d’inseetes et dans certains mollusques ; mais il faut remarquer que Ton a appelé du nom de Pilaire tous les Helminthes très grêles et cylindriques. Les organes génitaux étant inconnus pour la presque totalité , il est impossible de regarder ce genre comme une division naturelle.

VOYAGE EN SICILE

Filai re ur Cheval ( Filaria equinu).

Cordius cquinus , Abildgaard, Zool. c/ou/c., I. 1 1 1, p. 49, pl. 109, fig. 12

Filaria equi , Gmel., Syst. nal., p. 3039 ( 1 78 7) .

Filaria papillosa , Rudolphi, Entoz. hist., t. ï ï , part. 1 , p. 62 (1810) , et Synops , p. 6 et 213 (1819).

Bremser, Icônes Helminth pi I, fig. 8-1 1 (1824).

Gurlt Lehrbnch der path. Anal, des Haus-Saay., p. 348, pi, 5, fig. 7-12 (1831).

Leblond , Quelques matériaux pour l'histoire des Filaires et des Slrongles (1836).

Dujardin, Hist. des Helminthes , p. i9 (1845).

Description. — Cette espèce est d’une épaisseur moyenne comparée à la ténuité de beaucoup d’autres Filaires. Sa longueur varie de O à 18 centimètres, mais le plus souvent elle est de 10 à 12 pour les femelles, La tète est obtuse, comme tronquée, bordée de huit petites papilles opposées et disposées par paires. Le corps du mâle se termine en forme de queue recourbée , supportant deux ailes membraneuses étroites entre lesquelles se voit le spiculé. Celui de la femelle se termine en pointe tronquée et accompagnée de quelques petites papilles. La couleur de l’animal est d’un blanc jaunâtre uniforme.

Cette espèce se trouve dans la cavité abdominale du cheval , entre les replis du péritoine ; mais elle ne paraît pas très commune. Le mâle est même fort rare. Quelques helminthologistes assurent que cette Pilaire se rencontre également chez l’âne et même chez le bœuf.

De V organisation. — L’organisation intérieure des Pilaires, et de la Pilaire du Cheval en particulier , est presque semblable à ce que nous avons décrit chez les Ascarides. Les organes de la génération offrent quelques particularités très importantes à signaler et â préciser an point de vue de la zoologie , mais de bien faible valeur sous le rapport de Fanatomie et de la physiologie. J’ai observé avec beaucoup de soin le système nerveux de la Filaria equina (1), et j’ai pu constater une disposition tout à fait

(0 Pl. fig. :v\ 3*.

É. BLANCHARD. — SI K L 'ORGANISATION DES VERS. 155 analogue à celle que j’ai fait connaître dans les Ascarides. Seulement les deux ganglions latéraux sont plus complètement unis l’un à l’autre, et, proportionnellement à la dimension de l’animal , leur volume paraît ctre un peu plus considérable.

Le tube intestinal est très grêle (1), ce qui est en rapport avec le peu d’épaisseur du corps. L’œsophage débute par une portion très mince ; mais il s’élargit bientôt, et se présente sous la forme d’un tube presque cylindrique , à parois musculeuses. Sa longueur équivaut à plus du huilièmede la longueur totale du corps. L’intestin qui lui succède est près de moitié plus grêle ; il est cylindrique, un peu aminci seulement vers son extrémité. Cet intestin ayant une longueur notablement supérieure à celle du corps, il décrit des sinuosités assez prononcées, et s’enroule avec les tubes ovigères qui sont déjà très repliés et contournés sur eux-mêmes. L’orifice anal est situé exactement à l’extrémité caudale.

Les organes génitaux femelles diffèrent notablement de ceux des Ascarides(2\ Les ovaires sont plus longs; on les trouve enroulés et repliés sur eux-mêmes, car ils ont au moins trois ou quatre fois la longueur du corps ; ils sont cylindriques, et d’une très grande ténuité. Ces ovaires ont une portion grêle, capillaire, d’une médiocre longueur, logée dans la partie postérieure du corps. La portion renflée est arrondie à son origine ; sa longueur est très considérable. Lés ovaires ont la forme de tubes cylindriques. Ils sont contournés et ondulés sur eux-mêmes, et autour de l’intestin, et deux fois repliés dans le sens de la longueur de l’animal. Ils se réunissent et forment un utérus commun. Celui-ci, loge dans la partie antérieure du corps , est assez court ; d’abord d’une largeur à peu près égale ou double des tubes ovigères réunis , il s’amincit ensuite pour former un grêle ovidnrte , qui se termine par une petite vulve ovoïde, s’ouvrant presque exactement à l’extrémité antérieure , à peine un peu en arrière de la bouche.

(1) Pt. 6, Hg. 3'.

(2) IM. 6, fig :y-aO.

\0\AGK ül\ SICILE.

Pilaire atténuée (Filaria attenuata).

Hudolphi, Enloz. Hist., I. Il, p. i, p. 58 (1809); et Enloz. Synops p 4 et 208 (1819).

Filaria aquilœ Rud., Enloz. Hist., I. Il, p. i, p. 70.

Filaria falconum , ejusd I. c., p. 70.

Filaria slrigis , ejusd. 1. c., p. 74.

Filaria attenuata, Bremser, Icon. Jlelminth pl. 1, lig. 6-7 (1824).

Dujardin, Histoire des Helminthes, p. 50 (1845).

Description . — Cette Filaire est grêle, fort allongée, et sensiblement atténuée vers l’extrémité postérieure. Les mâles en général ont une longueur de 12 à 15 centimètres , et les femelles de 30 à 35. Tout le corps est d’un blanc jaunâtre avec les organes intérieurs dessinant par la transparence du tégument des lignes sinueuses plus blanches. La tête est obtuse. La bouche est circonscrite par une sorte d’armure cupuliforme, et extérieurement elle offre quelques papilles d’une extrême petitesse. Chez le mâle, l’extrémité caudale est obtuse, pourvue d’une expansion membraneuse. Le pénis, ou spiculé principal, est élargi de chaque côté et strié. Le spiculé accessoire est court, et sillonné obliquement. Chez la femelle, l’extrémité caudale est amincie. L’orifice génital est situé très peu en arrière de la bouche.

La Filaria attenuata se trouve quelquefois dans les poches aériennes desOiseaux de proie. J’en ai vu dans un Faucon (Fa fai peregrinus ) , qui fait aujourd’hui partie de la collection helminthologiquedu Muséum, un grand nombre d’individus. Il paraît que cet Helminthe se rencontre aussi dans les Chouettes, les Corbeaux, etc. D’abord, Rudolphi avait considéré ces Filaires comme appartenant à des espèces différentes ; plus tard, il les regarda comme étant toutes de la même espèce. Je n’ai pu les comparer ; je ne saurais donc dire si la dernière opinion de Rudolphi est plus juste que la première.

De l'organisation . — Le tube digestif est très grêle. La bouche est formée par une sorte de petite cupule (1). L’œsophage est presque cylindrique , à peine aminci en avant ; sa longueur n’est pas supérieure au dixième de la longueur totale du corps. L’in- /D PI, 6, fig. 4, a.

Ê. RLAMU4RD, SLR INORGANISATION DES VERS. 157

testin qui lui succède est à peine plus grêle , et légèrement ondulé pendant son trajet.

Les organes génitaux mâles consistent en un tube grêle, qui s’élargit sensiblement vers le bout. Ce testicule est suivi, comme chez les autres Nématoïdes de la même tribu , d’un tube séminal presque cylindrique. Le pénis , ou spiculé principal , est grêle, et légèrement recourbé. Le spiculé accessoire est court , presque droit, et sillonné.

Les ovaires sont au nombre de deux, comme chez la Pilaire du Cheval ; ce sont également des tubes d’une extrême ténuité à leur origine, et qui restent sous la forme de tubes grêles et cylindriques dans la plus grande partie de leur longueur (1). Ces ovaires descendent de l’extrémité antérieure du corps jusqu’à la partie postérieure ; puis ils remontent , en décrivant de nombreuses sinuosités, en s’enroulant sur eux-mêmes et autour de l’intestin ; ils se réunissent ensuite , de manière à former un utérus commun , grêle , et ayant fort peu de longueur; ce dernier se rétrécit encore en un oviducte qui s’ouvre très peu en arrière de la bouche.

Ainsi, cette Filaire des Oiseaux, d’une longueur bien supérieure à celle de la Filaire du Cheval , ressemble extrêmement à cette dernière sous tous les rapports, malgré sa forme beaucoup plus allongée. Le canal intestinal est très semblable dans les deux espèces , et quant aux ovaires , ce sont seulement de légères différences dans la longueur et les replis de ces organes.

OBSERVATIONS

En général , chez les Nématoïdes , il y a deux ovaires , et dans un petit nombre d’entre eux il n’y en a qu’un seul. M. Valenciennes a observé dans une espèce de Filaire (2) [F il aria labiata, Creplin, Obserw de Entoz p. I. Duj., Hist . des llelm ., p. 57) un fait bien remarquable sous le rapport des organes génitaux femelles ; il a trouvé cinq ovaires qui, du reste, se réunissent en

(!) PI. G, fig. i f c.

(2) lUgn, arum., nouv. édit. Zooph., pl. 24.

\ O YACK KM SICILK.

un oviducte commun, s’ouvrant très peu en arrière de la bouche, exactement comme chez les autres Filai res. Ce qu’il y a de singulier , c’est de rencontrer dans la Filaria labiala l’aspect et la plupart des caractères des autres Filai res avee une modification aussi notable des organes femelles. Dans les autres espèces du même genre que nous avons examinées chez la Filaria altenuata , qui vit aussi dans des Oiseaux et dans les mêmes conditions que la Filaria labiala , il n’existe que deux ovaires ; peut-être devrat-on former un genre particulier pour la Filaria labiala . Cette espèce est d’une taille très considérable ; car les femelles atteignent de 1/2 mètre à 3/4 de mètre ; elle se fait remarquer par son intestin qui étant d’une belle couleur rouge, se dessine par transparence sous les téguments, M. Valenciennes a rencontré cet Helminthe dans les poumons et les cavités aériennes d’une Cigogne noire ( Ciconia nigra ).

Genre Simuoutèue ( Spiroplera Rud.).

Acuaria Bremser.

Caractères. — Corps cylindrique de médiocre longueur, un peu atténué aux deux extrémités. Sa partie postérieure tendant à s’enrouler surtout chez les males, où il existe des expansions membraneuses et deux spiculés. Bouche circonscrite par un petit rebord épaissi. OEsophage long, cylindrique. Intestin légèrement sinueux , et aminci vers l’extrémité postérieure. Deux ovaires se réunissante» un oviducte commun , très grêle. Orifice génital femelle, situé plus haut que l’extrémité de l’œsophage.

Les Spiroptères, par leur aspect général , par la forme de leur corps plus raccourcie que celle des Pilaires, ressemblent assez aux Ascarides ; l’absence de lobes céphaliques est presque le seul caractère saillant qui permette de les en distinguer. Dans les espèces que nous rattachons au genre Spiroptère , la position des orifices génilaux femelles est différente ; elle est beaucoup plus antérieure. Mais il paraît y avoir sous ce rapport des différences si notables entre des types, du reste très voisins, que je n’ose pas insister extrêmement sur ce caractère.

Le genre Spiroptère, tel qu’il est admis parles helmintholo-

i:. Itl WMI VIth. — SL K Ï.’OIIGANIS VTlO\ DES VERS. 156

gistes, est loin d’étre naturel. M. Dujardin en a déjà séparé, sous le nom de Dispharagus , les espèces dont l’œsophage est divisé en deux parties ; mais parmi les Spiroptères dont l'œsophage est simple, il existe des différences considérables dans leurs organes génitaux , et ce n’est qu’après avoir étudié ces organes dans chaque espèce , que l’on réussira à les classer définitivement. Je considère comme type du genre S pi r optera l’espèce du Chien , le S p ir opter a samjuinolenta . J ai formé un nouveau genre du Spiroptère de la Taupe, et la comparaison des ovaires dans l’une et l'autre espèce montrera, je pense, que cette séparation est pleine* ment fondée.

Spiroptkrf. ensanglanté, Spiroptera sanguinolenîa (l).

Ascaris tupi, Rudolphi, Entoz . hist I. II , part, I, p. 242 (1809).

Spiroptera sanguinolenîa , Rud., Entoz. Synops, p. 27 et 249 (1819).

Dujardin, Jlist. des Helminlh., p. 88 (1815).

Description . — Cette espèce est d’une longueur variant de 40 à 80 millimètres; mais je n’ai pas rencontré d’individus ayant plus de 60 à 70 millimètres de long. Le corps est presque cylindrique, à peine atténué aux deux extrémités, d’un jaune rougeâtre nuancé, et varié de rouge carmin. La bouche est large, à bord ondulé, mais dépourvu de papilles. L’œsophage estlong, cylindrique, avec l’intestin beaucoup plus large. Chez les mâles, l’extrémité caudale est contournée en manière de spire, et terminée en pointe obtuse; elle supporte deux ailes vésiculeuses striées, et une double rangée de petites papilles. Chez la femelle , le corps est seulement recourbé en arrière, et se termine en pointe obtuse.

Cette espèce se rencontre dans des tubercules de l’estomac chez les Chiens et les Loups. Quelquefois ces tubercules atteignent une grosseur assez considérable, et contiennent un grand nombre de Spiroptères ; mais les mâles m’ont toujours paru fort rares comparativement aux femelles. Aussi , après en avoir examiné quelques uns, il ne m’a plus été possible d’en retrouver pour être à meme de suivre et de décrire d’une manière complète leurs organes génitaux.

(i) H. 7 ( tig. i.

\ OYAGE EX SICILE.

De ï organisation. — J’ai suivi avec soin le système nerveux dans le Spiroptera sanguinolente , , et je l’ai trouvé entièrement semblable à celui des Filaircs.

Le tube digestif est grêle (1) ; l’œsophage particulièrement. Celui-ci (2) est presque cylindrique, seulement un peu aminci à son extrémité antérieure. Sa longueur équivaut presque au septième de la longueur totale du corps. L’intestin (3) est notablement plus large que l’œsophage, médiocrement ondulé sur son trajet et presque cylindrique , s’amincissant seulement à son extrémité. L’orifice anal est situé exactement à l’extrémité caudale.

Le système vasculaire m’a offert la même disposition que celle dont j’ai donné la description chez l’Ascaride du Cheval, disposition que j’ai retrouvée chez tous les Nématoïdes. Cependant, dans les Spiroptères, j’ai constaté la présence de communications transversales entre les vaisseaux internes des deux tubes ou les vaisseaux artériels , et un certain nombre de ramifications partant de ces mêmes vaisseaux (h). Tous ces rameaux vasculaires sont extrêmement grêles ; néanmoins, je les ai trouvés assez apparents. Mais ce n’est pas au moyen de l’injection que je les ai suivis chez des Vers aussi grêles que le sont les Spiroptères, ou les principaux vaisseaux ont un diamètre des plus petits ; je ne suis pas parvenu à les remplir d’un liquide coloré. Seulement, comme les tissus ont une certaine coloration chez le Spiroptera sanguinolente , il n’est pas très difficile d’en suivre les vaisseaux au moyen de l’examen microscopique et de la dissection sous la loupe.

Les organes génitaux du mâle m’ont paru ressembler beaucoup ii ceux du Spirure de la Taupe ; mais il ne m’a pas été possible d’étudier assez d’individus pour préciser lesdifférences. J’ai suivi, au contraire, les organes génitaux de la femelle sur un grand nombre d’individus.

Les ovaires ont une longueur médiocre, comparativement à celle que nous leur trouvons chez beaucoup de Nématoïdes , et

(1) PI. 7, fig. \ 6 .

(2) PI. 7, fig. et \ a -b.

(3) PI. 7, fig. \ b -b.

(4) PI. 7, fig. l“-d.

i;. Br\\4ii\m>. — si w i/oiu.amsation ues y eus. 101 surtout chez les Filaires. La partie grêle est d’une ténuité extrême et pelotonnée sur elle-même , un peu au delà de la moitié de la longueur du corps. La portion élargie est d’une épaisseur à peu près égale à celle de l’intestin , et s’élargit sensiblement vers leur extrémité. Chez le Spiroptera sanguinolenta, les deux ovaires ne se réunissent pas pour former un large utérus , comme nous l’avons vu dans les Ascarides et dans les Filaires. Au point où ils se réunissent, ils s’amincissent, et c’est, un oviducte assez long et très grêle qui leur succède ; celui-ci aboutit à une petite vulve allongée et échancrée par sa base , ayant son orifice à la hauteur des deux tiers postérieurs de la longueur de l’œsophage.

Ainsi, par la position antérieure de l'orifice génital femelle, les Spiroptères semblent se rapprocher des Filaires; mais le peu de longueur des ovaires , et l’absence de ce large utérus commun les en séparent notablement.

Cenre Spirure ( Spirnra , Blanch.).

Spiropteru, Rud., Dujard.

Caractères . — Corps cylindrique de médiocre longueur , notablement atténué vers l’extrémité antérieure. Sa partie postérieure tendant à s’enrouler surtout chez les males , où il existe des expansions membraneuses et deux spiculés. Bouche étroite, circonscrite par un rebord. Œsophage long, cylindrique. Intestin légèrement sinueux. Ovaires cylindriques assez grêles. Orifice génital femelle situé au delà de la partie moyenne du corps.

Ce genre est fondé sur le Spiroptera Talpæ ou strumosa des auteurs et le S. megastoma ; les différences offertes par les organes génitaux femelles avec ceuxdu Spiroptera sauguinolcnla m'ont surtout montré la nécessité de cette séparation. Beaucoup d’autres Spiroptères sont décrits par les helminthologistes. Devront-ils rester dans le genre Spiroptera, on être placés au contraire dans le genre Spirura? Devront-ils former de nouveaux genres? Comme on le voit, ce sont des questions qui ne peuvent être résolues à l’égard de chaque espèce que par une étude sérieuse des organes génitaux; car, dans un Nématoïde, la forme du corps est toujours V série. Z ooi. T. XI. (Mars l84 f J.) z H

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