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tour de trouver les gros morceaux ; mais il y en a ; j'en ai pris dans mes mains. Un homme a trouvé un morceau de cent quelques louis.
Un vieillard est venu demander la permission de travailler dans une mine qui avait été abandonnée. On lui a permis d’y travailler avec sa bonne femme. Il a travaillé huit jours et trouvé six cents piastres. Ilest parti en disant : —J’en ai assez ; je suis vieux.
Je ne vous dis pas cela pour tenter personne de venir ici.
Ce n’est pas un métier pour ceux qui n’aiment pas à travailler. Je ne conseille à personne de venir, car j'en vois plusieurs qui regrettent d’être venus. Ils ne peuvent s’en retourner parce qu'ils n’ont pas d'argent. Celui qui 8 encore quelque argent ferait peut-être mieux de ne pas venir ici. C'était bon pour moi qui n’avais plus rien à perdre, pas même la confiance de mes créanciers.
On dira peut-être :—Il y est bien allé, lui, sans argent [—Oui, je suis venu sans argent ; mais j'en ai gagné comme matelot. Si l’on veut faire comme moi, passe ! Pour celui qui ne sait pas un peu la langue anglaise, ce n’est pas commode, non plus. Depuis neuf mois, je n’avais pas encore entendu parler le français, quand j'ai rencontré un Chinois qui le parlait. Que j'ai donc eu du contentement à lui parler!
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Voyez ce que c’est que la langue ! Ce Chinois-là m’a paru plus près d’être mon frère que mon capitaine que j’ai aimé pourtant.
Je suis à soixante lieues dans le bois. Il ne faut donc pas te mettre en peine si je retarde à
t’écrire.
Chez une population villageoise, aux idées et aux relations restreintes, le moindre fait quelque peu insolite prend l’importante d’un événement. I] occupe la conversation, fait le sujet de la chronique locale pendant plusieurs jours. Aussi, quand le maître de poste du village de S. Louis, ami de la famille Chérard, mettait la main sur une lettre de la Californie, portant déjà de nombreux cachets, ce n'est pas sans plaisir, ni sans une pointe d’orgueil non plus, qu'il y frappait celui de son bureau local, moins parce qu’il remplissait ainsi un ministère public au nom de Sa Majesté, que parce qu’il serait le premier à ébruiter la nouvelle dans Landerneau. :
—$i vous passez par là, dites donc. à madame Chérard que j'ai reçu une lettre pour elle de son mari.
Et la traînée de poudre flambait d’un bout à l’autre du village.
—Madame Chérard ! Madame Chérard ! vite il y a une lettre pour vous à la malle!
Quelquefois, cette bonne nouvelle arrivait à demeure, par sauts et par bonds, de porte en porte, d’une bouche à l’autre, avant le commissionnaire ainsi frustré de son heureux message !
Déjà cette scène consolante s'était répétée pluséurs fois, tandis que le pauvre épistolier là-bas, lui, ne recevait rien, pas un mot, pas un journal qui lui parlât vaguement des siens.
La lettre était lue plus d’une fois pendant la semaine, pour celui-ci, celui-là, qui en avait bien entendu parler, mais qui ne savait au juste tout ce qu’elle racontait. Le dimanche, surtout, après les offices de l’église, n’y avait-il pas toujours
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