RE
Dieu eut pitié de nous. Il nous a sauvés trois : quatre ont été tués. Les trois sont blessés, mais ce n’est rien À présent. Moi, c’est une flèche que jes sauvages ont oubliée dans mon épaule, que j'ai arrachée tout seul et que je
Les deux docteurs canadiens qui sont avec nous aux mines nous ont bien soignés. Pierre Dé-
dentelée qui brise la chair. ’ai un morcæ de pierre de la mienne dans le bras. Pas bes : de dire que nous avons tout perdu notre L.ge, nos vivres et notre âne pour transporter le bagage.
Bon, maintenant, n’allez pas vous mettre dans l’idée que je cache quelque chose. J'ai tout dit parce que je ne veux pas que vous croyiez les autres nouvelles. Il ne faut plus y penser, mais remercier Dieu de nous avoir sauvés trois sur sept, et faire dire une messe à cette intention.
Le lendemain de l'affaire, soixante hommes bien armés sont allés à la recherche de nos pauvres morts, mais n’ont rien trouvé. Leurs Corps ont peut-être été brûlés.
A l'approche de cette troupe, les sauvages ont commencé à tirer leurs flèches sur les blancs qui les ont criblés de coups de fusil. Ils en ont tué vingt et ont mis le feu partout à leurs cabanes. Pas un seul blanc n’a été blessé. On parle d'organiser une expédition pour chasser les sauvages.
Courage toujours. Je vous embrasse tous.
em
Dans les mines du nord
SAN FRANCISCO, 11 mars 1851 Ma chère femme.
J'ai quitté les mines du sud pour m'en aller dans celles du nord. J'ai abandonné là à peu près deux mille seaux de terre que j’avais sortie, n'ayant pas d’eau pour le lavage. Nous avons toujours travaillé en attendant la pluie ; mais
travailler dans les rivières. Si j'ai de la chance au nord, je ne retournerai pas aux mines du sud pour laver la terre que j'ai quittée et qui doit contenir pourtant assez d'or. Il va m’en coûter cent piastres Pour me rendre de la mine Columbus du sud à la mine Sacramento du nord. Il est vrai que j'ai acheté du linge pour remplacer celui que les sauvages ont gardé. Je suis trop heureux de m'en être échappé ; je suis bien à présent. Je ne pense plus à ma blessure, mais je penserai longtemps aux sau-