Cf. Ldlresa une Inconnue, t. Il, pp. l(»l'-ltij
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cérémonie surtout, sa physionomie était impassible*. »
3" Dans /><' Second Empire de M. Armand Dayot (Paris, Flammarion, s. d., gr. in-'i' oblong, p. 288), reproduction d'une photographie faite en 1864, communiquée par M. Paul Mirabaud^
V' On n'a pas indiqué une effigie de Mérimée qu'il n'est pas difficile de voir et qui n'a jamais été reproduite jusqu'à ce jour : c'est le buste en marbre par Paul Aube, qui se trouve au secrétariat de l'Institut. Il est très beau. Il a eu des infortunes dont on a parlé au public : « Il paraît que les membres de l'Institut frottent volontiers leurs allumettes sur Mérimée, sur un buste de Mérimée, en marbre, qui décore les environs du secrétariat. Et l'on assure que le grain de cette pierre est extrêmement favorable à l'inflammation du phosphore'. » Le sternum porte, en effet, la trace de ces outrages. Mais je doute qu'ils aient pour auteurs des « membres de l'Institut ».
5" M. de Spoelberch de Lovenjoul possède unecaricature de Mérimée dans le fameux « Album de Venise », rempli de dessins de la main de Musset et signé ^lussaillon I", une des plus précieuses merveilles parmi tous les trésors de M. de Spoelberch de Lovenjoul. Musset a dessiné là un Mérimée bourru avec cette légende savoureuse : Can'ajal renfonçant une expansion'" .
6" Autre effigie amusante : une caricature de Mérimée par lui-même, tracée sans indulgence et d'une
1. Taille, « l'rospor Mérimée », en tète des Lettrrs à une Inconiiiic.
2. Ci. plus haut, p. .^3, la photographie communitjuée par M. de (iormeiiiii. r>. Journal des Débats, 7 juin 1905.
-i. Joseph Ageorges, Le Yiconile de Spoelberch de Lovenjoul; les Anhives littéraires du XIX' siècle, dans la Reçue Latine, 1900, p. l'il.
expression très réussie. Il est représenté de profil (la tête seule) avec ces mots en exergue : P. Mérimée pictor fecit. En bon archéologue, l'auteur a divisé cetle inscription par une feuille cordiforme ou hedera , signe séparatif très usité en épigraphic romaine pour les textes circulaires. Ce dessin a été donné par lui à la duchesse Golonna. Il a figuré à V Exposition des Portraits des Ecrivains et Journalistes dasiècle(i']C)3-i8g3), organisée dans les galeries Georges Petit par l'Association des journalistes parisiens, en juin 1898 (n"G/ii du Catalogue)'.
7" La duchesse Adèle Colonna, née d'Affry, a été sculpteur de talent sous le pseudonyme de Marcello. Elle a exposé aux Salons de i863 à 1876; elle est l'auteur notamment d'une Pythie pour l'Opéra. Quand elle mourut, en 1879, elle légua à Fribourg en Suisse, son pays natal, un certain nombre de dessins et de sculptures qui constituent dans celte ville la section du musée cantonal appelée Musée Marcello. Un dessin, que le catalogue désigne simplement ainsi : « Mau- CELLO, Plume », est un portrait de Mérimée. Il est assis sur une chaise xviii* siècle, le bras gauche appuyé sur le dossier, le droit tenant un journal ouvert. Ce n'est plus le faslîionable qui a posé devant Dcvéria. C'est le valétudinaire des dernières années, à la mise assez négligée, aux cheveux en broussaille, tel que nous le montre, dans la brochure des Débats^ la photographie prêtée par M. de Cormenin'.
8° Le tome VIII (1908) de V Inventaire général des