‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 35 sur 66 · janvier IS.'iS · texte numérisé non relu

janvier IS.'iS

T). !2G janvier 1858.

i. X H opcyam, cvnsiliuni, rem, fiiltni inraiii sihi ad oihhi'h tes paiata imlcnl. )i (.iféron, /•'«/»., VI, 10.

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I/authcnticitc' des lettres était certaine; le prix qu'on en voulait fort élevé (8000 francs); leur caractère fort délicat. Du British Muséum, Mérimée écrivait au maréchal Vaillant : « Ces lettres ne sont pas de notre compétence. Ce sont des lettres d'amour, très brûlantes, écrites pendant la première campagne d'Italie. Il n'y est guère question que de baisers....' » Néanmoins il conseillair l'achat : « La seule chose à considérer, c'est qu'il serait peut-être bon de les retirer de la circulation et des mains des infidèles. C'est pourquoi j'ai Ihonncur de vous écrire. » Les lettres ne furent pas achetées. Où sont-elles? on l'ignore. M. Ghuquet suppose que c'est une d'elles qui a passé en vente à Berlin en octobre 1905 : lettre datée de Vérone, 21 novembre 1796, 10 heures du soir; Bonaparte assiste par la pensée à la toilette de Joséphine. M. Chuquet, qui rapporte un passage de cette lettre, est obligé de terminer sa citation en latin, dans un latin d'ailleurs très clair.

Mérimée se trouva souvent en désaccord avec ses collègues dans cette commission, dont les séances étaient loin d'être calmes. Des commissaires voulaient laisser de côté les lettres qui n'avaient trait qu'à des affaires domestiques et à des relations de parenté, d'autant qu'elles contenaient parfois des détails déplaisants pour des membres de la famille impériale. D'autres, en tête desquels Mérimée, — celui-ci, peutêtre, avec un peu de taquinerie, — insistaient pour admettre ces lettres dans le recueil, vu l'originalité du style et l'intérêt de tout ce qui concernait le grand

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