‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 36 sur 66 · iiiiii ;l85i · texte numérisé non relu

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homme. Consulté, Napoléon III donna raison aux premiers. Il y a plus : en 18G4, une seconde commission fut désignée en remplacement de la première, dont tous les membres étaient écartés. Le président de cette nouvelle commission était le prince Jérôme Napoléon, qui jugeait attentatoire à la gloire de FEmpereur la publication de tout ce qui était d'ordre intime dans la Correspondance, et qui continua l'édition de celle-ci en supprimant quantité de lettres, en tronquant ou altérant quantité de celles qu'il admettait à l'impression. Le 24 mars iSG/i, Mérimée écrivait à Panizzi : « A'ous savez que je ne fais plus partie de la commission. On m'a fait demander sub rosa si je voudrais être de la seconde commission, présidée par le prince. J'ai remercié. C'était déjà assez désagréable avec le maréchal; ce doit être encore bien pis avec un prince; en outre, il est probable que la besogne que fera cette seconde commission sera fort suspecte, et je ne me soucie pas d'en partager la responsabilité'. » Je ne pense pas que le prince eût voulu de lui. 11 détestait Mérimée, grand ami de l'Impératrice. M. Chuquet rappelle son témoignage sur ce point, témoignage que je transcris ici en entier, parce qu'il est curieux et qu'il a échappé, je crois, à tous les biographes de notre auteur : « Au moment où je pris la direction de la Correspondance, j'insistai pour modifier la composition de la commission. J'en fis éliminer deux membres importants, le maréchal Vaillant et Mérimée... Mérimée était un sceptique et un cynique.

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