‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 38 sur 66 · Mercure de France, 1008, pp. T'û TiW · texte numérisé non relu

Mercure de France, 1008, pp. T'û TiW

lo', SUR MKRIMKK.

coquetterie enfantine. Je pris ce pied dans ma main, et, tout en causant haute morale, nous en étions là ; je ne sais quel diable me tenta, je levai le pied à ma bouche et je le baisai très tendrement. Jamais Hollandais recevant au milieu delà bedaine un obus à la Paixhans' n'a paru plus subitement anéanti que la pauvre J — Elle retira son pied, sa tête tomba sur sa poitrine et elle devint cramoisie. Il aurait fallu être tigre pour continuer. Je ne suis point tigre. Nous parlâmes d'autre chose et je me retirai, après deux heures de conversation chaste, quoique assez tendre.... »

Nous possédons, depuis ces tout derniers jours, une correspondance générale de Stendhal, avec notes et éclaircissements'. Heureux Stendhaliens : il y a plus de cinquante ans que leur auteur est mort, et ils ne s'exposent pas aux désagréments qui menacent les Mériméistes. Cette correspondance mentionne fréquemment Mérimée, « le sombre et profond Mérimée" », ou plutôt Clara, en souvenir de Clara Gazul, car Stendhal n'avait pas moins la passion des sobriquets que celle des pseudonymes.

1. Gom-ral IVaiiçais ( 178") -1854), iiivoiilcunl'un (ibusit>rqiii fut loiij^lemps on usage «fans raniiéc française, ot qni voiiail d'èlri' oxpri-imonlr au siogo 'l'Anvers.

'2. Coryespondancc de Stendlitil (1800-1842), pul)liée i>ar Ad. Paupe p| P. -A. Cheramy sur les originaux de diverses collections. Préface de Maurice Barrés, de l'Acadéniie française [avec trois portraits inédits photogravés'. Paris, Ch. Bosse, 1908, .1 vol. ar. in-8».

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