III
SUR MKHIMKI.. loj
Mérimée et Stendhal étaient très liés. S aimaient-ils tant que cela? M.Stryicnsky ne le pense pas. « Au fond, dit-il, Mérimée et Beyle n'avaient aucune amitié Tun pour l'autre; ils étaient trop méfiants pour se livrer, trop sur le qui-vive, et ils avaient peur d'être dupes. » Le savant biographe de Beyle, qui découvre toujours du nouveau sur son auteur, a exhumé des notes marginales jetées par celui-ci sur un exemplaire des Promenades dans Rome en vue d'une deuxième édition. Beyle n'y est pas tendre pour son ami, qu'il appelle tantôt Academus, tantôt Clara : « 21 octobre 1839 au 10 novembre, Mérimée à Naples. Mer magnifique.... L'affreuse vanité d' Academus gâte ce voyage à Naples. » — « Noël, -23 décembre. Lecture de: Le Coffre et le Revenant à Clara. J'ai vu souvent moins de charme dans sa personne que dans l'omnibus qui conduit chez elle.... » N'avons-nous pas raison, conclut M. Stryiensky, de dire que ces deux hommes ne connurent pas l'amitié' ?
Mais laissons cesmarginalia qui, après tout, n'étaient pas destinés à la postérité et voyons la correspondance. Elle atteste l'admiration de Beyle pour la Chronique du règne de Charles IX, « ouvrnge plein d'esprit à la Voltaire^ ». Elle semble bien faire allusion à un article de Mérimée dans les Débats dont je n'ai pas connaissance'. Elle contient deux lettres à Mérimée.
1. C. SLryiiMiski et P. Arbelet, Soirées du Steinllial Club ; — deuxième série; — documents inédits. Paris, 1908, in-16(éd. rio la Sociéto du MtMTiire (le France), pp. 178-179.