‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 40 sur 66 · Il · texte numérisé non relu

Il

.5. III, 7. (( Clara dit que j'ai un caractère abominable, dans les Débats d (17 décembre 1850). Cette phrase veut-elle dire: Mérimée m'apprend que les

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C'est ])cii, et nous devons encore être satisfaits, Méiimée ayant brûlé les lettres qu'il reçut de Stendhal. Ces deux lettres avaient paru, en i8;")5, dans la Correspondance inédile de Stendhal. Leur réimpression pure et simple eût déjà été utile, les exemplaires de la Correspondance inédite étant introuvables. Mais la première de ces lettres (Paris, i>3 décembre i82()) avait été mutilée dans l'édition de j855 et on l'a rétablie dans son texte intégral, lequel est extrêmement libre et contient nombre de mots pour lesquels on a dû recourir à l'emploi de pudiques abréviations'. La seconde est datée de Paris ^ le 2G décembre 1829, à cinq heures du soir, sans bougie^. Elle est connue ; c'est celle où Beyle reproche à son ami de n'être pas « assez délicatement tendre » et d'avoir « un style un peu portier ! » Il l'attend pour entendre la lecture de son nouveau roman. Il ne s'agit pas, comme le supposent les éditeurs de la Correspondance^ de la Chronique du règne de Charles IX, car la lettre est du 26 décembre et la Chronique avait paru en mars, et Stendhal l'avait lue en avril". Il est certainement question du h ase étrusque, que la Uevue de Paris donna en janvier i83o.

Revenons à la première lettre. Beyle y fournit à son ami des commentaires erotiques du roman auquel il travaillait, Armance. II faut rapprocher de cette lettre une lettre inédite de Mérimée qui a passé en vente publique

Débats me prêtent un caractère abominable? Les Débats ont consacré, en ellel, an roman Le Rouge el le Noir un article signé .1. .1. |Jules .lanin^, très sévère non seulement pour l'œuvre, mais encoio (■( sinioiil pour la |tiMsonne de l'auteur. Seulement cet article est du tiii décnubic.

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à rilùtcl des Ventes, le i3 décembre 1907. Cinq lettres de Mérimée ont été vendues ce jour : une lettre, 2 janvier i85i, relative à sa notice sur Beyle, et quatre lettres à Beyle, dont une seule datée (de i825). Toutes ces pièces ont atteint un prix élevé'. Dans l'une des lettres à Beyle, Mérimée le félicite sur son Histoire de la peinture en. Italie. Dans une autre, il lui donne des conseils pour son Arniance. Il se déclare impuissant à lui trouver une épigraphe pour chaque chapitre. Il est d'avis que Beyle doit signer son œuvre, a Vous ne pouvez pas changer votre style cassant, et tous vos lecteurs vous reconnaîtront. On dira : I\I. B... a eu honte de signer même son nom supposé, donc il a honte de son roman, — donc le roman est mauvais, — donc ne le lisons pas, concluront ceux qui entendront ces conclusions. )) Mérimée propose encore de supprimer le sous-titre : ou le faubourg Saint-Germain ; il voudrait un titre où le mot amour fût prononcé ; ce serait une suite au livre De l Amour. Finalement, Stendhal intitula son roman Armance.ou quelques scènes d'un salon de Paris en 1827'.

\ la fin de son Introduction, M. Adolphe Paupe l'eproduit la Clef générale de la Correspondance de Heyle'\ autrefois établi(^ par Romain Colomb. Il faudra la confronter avec un document dont nous sommes encore redevables à M. Maurice Tourneux, une lettre de

1. Los lettres à Beyle ont été payées 95 francs pièce. Dans la iiiéine vente figurait un dessin à la plume de .Mériméo. rcprésenlaiit un (losaqne et nu Persan avec des légendes en russe.

2. Ad. Paupe, Chronique slendhalirnnr : a Anuaiir 0 cl Prosprr Mrrim(ù\ dans Le Censeur, i'< mai lli07.

.'». Ad. Paupe et P. -A C.horaniv. ('.(irrcsiKindaiici- de S^li-mllidl, I. i, pp. WlI-XVlll.

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Mérimée qu'il vient de publier dans VAnialeiir clAii/ograp/i es, et qui\ tenait lui-même du regretté vicomte de Spoelberch de I>ovenjoul. Agacé par les difficultés que présentait la lecture de la Correspondance de i85") (à quelques exceptions près, les destinataires des lettres où les familiers de l'auteur n'étaient désignés que par des initiales ou des surnoms), Sainte-Beuve s'était adressé à Mérimée pour avoir l'explication de ces énigmes. Sa lettre est perdue. On nous donne la réponse (qui ne porte pas de date). Plusieurs des indications qu'elle renferme se retrouvent dans la (hf générale de Romain Colomb; toutefois, « elles n'ont pas toutes porté sur les mêmes personnages et ces deux commentaires se complètent et se rectifient l'un par l'autre' )^.

M. Félix Chambon nous a donné récemment dans la lievue (le Paris les lettres de Mérimée à la famille Cliildc '. Mérimée commença en i8.rj à fréquenter le salon de Mme Childe. C'est là qu'il rencontra Mme de La Rochejacquelein, qui essaya vainement de le convertir et à laquelle est adressée Une Correspondance inédite. Il écrivit à Mme Childe jusqu'à la mort de celle-ci. (Six lettres, du 3o mars 1 853 au 7 août i855. La lettre III a été reproduite en fac-similé dans le volume Prosper

1. Maurice Touriipux, )!cri-rcecoinmcidateur de Slcndlial, dans VAmalciiy d'Autoffrnphes, 1908, pp. lGl-164.

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