V. — FRAG-ME>T.S INEDITS
L'Auto(jraplir, Bouidiii et de Villeinessanl éd. Pai'is, J8(ir>- 1865, in-fol. obi.
1'. 70. La jeune fille en Enfer. Fac-similé.
Ce morceau, rpie Mérimée l'ait suivre de la mention: « traduit du grec moderne; — 'H -/.ôpr; si? tôv "Aôr,v », est sans doute un pastiche, car ce titre est incorrect el, pour dire ce que voulait Mérniée, constituerait un solécisme. 11 est indiqué comme provenant de la collection de l'olydore Millaud, le fondateur du Petit Journal cl l'associé de Mirés.
En voici le texte :
(( Qu'elles sont heureuses les montagnes, (ju'ils sont bien partagés les champs, — qui ne connaissent pas Charon, qui n'attendent pas Charon ! — L'été des moutons, el l'hiver des neiges. — Trois braves veulent sortir «le l'Enfer. — L'un dit qu'il sortira au mois de mai, l'autre en été, — le troisième en automne, quand les raisins sont niùrs. — Une filli- blonde leur parle ainsi au séjour souterrain : — Ernmenezmoi, mes braves, moi aussi à l'air, à la lumière. — Fillette, les habil> l'ont frou-frou. le vent siftle dans tes cheveux, — tes babouches craquent ; Charon serait averti. -Eh bien, mes habits, je les ôte; mes cheveux, je les coupe ; — mes petites pantoufli s, je les laisse au bas de l'escalier. — Emmenez-moi, mes braves, menez-moi dans le monde d'en haut, — que je voie ma mère qui se désole à cause de rcoi. — (pie je voie mes frères qui pleurent à cause de moi. — Fillctle, les frères à toi sont au bal à danser ; — Fillette, ta mère à loi est dans la rue à babiller. »
La jeune fdle en Enfer est de nouveau donnée en fac similè dans l'Autographe: Événements de 1870-1871, 2""= série, p. 116.
BIRLIOGRAPIIIE 12;
C(ilalo(/uc ijcucrni des nuinuscrits des Hih!/i)fltrtjucs jnddiqucs (le l'rdncc. — Bibliothl'unvs de la marine, |)in Cli. de l.a lioiiciriv. Paris, Plori-Nouriit, 1907, i^r. in-8".
P. 401. Mss. de lu UiblioUicque du Port de Brest. Ms. 149 ([. MI de la collection des autographes Lovol): Mkuimiîe (l'rosper), (( Kxcursion «lans la nionlagne placée entre Itry, Fondi et Gaëla, 1840. »
Le nis. porte très nettement la date de 1810, et non celle de liSlU, comme le dit le Cataluiiue (jénéi-id. Narration très courte, enfantine et tantiu'. Peut-être un devoir d'écolier, en tout cas sans intérêt lilldraire. Mais sur(|uel fondement ratlrilmlion ?