‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 53 sur 66 · M. — SUR MKRIMEK. EN FRANCE · texte numérisé non relu

M. — SUR MKRIMEK. EN FRANCE

A. — OLVRAGES DIVERS

Auguste Barbier, de rAcadéiuie franraise, Soueoiirs personnels et silhouettes contemporaines. Paris. Dcniu, 1885. iu-lO.

Pp. 293-297 : chapitre MéraiiKE.

Sévère pour la personne, pour les œuvres et pour le caractère. « Quoique grand et bien fait, il était loin d'être beau. Il avait le nez caniard, les cheveux en brosse, de gros pieds, de grandes mains et les oreilles en éventail. » Propos désobligeants de Yiïlemain et de Mu'.set sur son compte. — Matcu Falcone aurait été suggéré par un fait arrivé en Corse et publié dans un journal de la Restauration. — Anecdote plus que suspecte : « M. Mérimée avait débuté dans le monde par un fait malheureux; il avait, dit on, dans un dnel tiré sur le mari de sa niaî- Iresse et l'avait tué. »

Jules Trou bat, ;Vo/('.s' W /^('//.srrN. Paris, I8,SS, iii-|(i.

P. 2. Mérimée refuse d'assister à la première représent;ition di- la Coujunilioii (rAinlwisc. de Louis Pouilhet.

Paul de Rémusal, .1. Tliiers, dans la Colleelioii des (irands Errivains français. Paris, llaciuîlle, I88!>. iu-IO.

P. 12(). Mérimée, en 18ÔÔ, intermédiaire oflicicux entre fliicrs et l'Empereur, auquel Tliiers voulait soumettre certains avis. Curieuse léponse attribuée à l'Emix'reur.

Pp. Iii4-lt')5. (( Histoire peu connue » des démarches faites par Mérimée auprès de Thiers, dès le JS' août 1870, au nom de l'impératrict-. (( Elle désirait voir M. Thiers. lui demandait des conseils et un concours

'>« iui;Lio(iii.s.i'niE.

«Iiiollt; lie (l('liiiissiiil pas, lui pioiiiclliiiit uni' coiiliaiico ciilicir. » I, anleur lie donne aucune jusiilication ni de ce lait assez élrangt;, ni de la dale précise qu'il lui assigne el qui a lien d'étonner aussi. M. Filon. (|ui ne croil pas aux a niaiseries » (pie Tliicrs a pièlées à Mérimée dans sa déposition devant la conniiission d'einpiète sur le 4 sepleiiihre i.Mérimée el ses amis, p. 544), ne fait aucune mciilion de pourparlers de ce genre antérieurs à la tiagique enirevue de Thiers et de Mérimée, le '2 ou le 5 septembre {lbi(l.),el le récif des événements tel qu'il le présente semble en exclure la possibilité (Mérimée, p. 158).

En sonnnc, d'ajtrès M. de Réiiiusaf, dépositaire pieux des souvenirs personnels de Thiers. celui-ci aurait donné des conseils à rKinpeieur ait lemps de l'apogée, et riiii|iéralrice lui en aurait demandé plus île quinze jours avant la cliute. Kans l'un et l'autre cas, Mérimée auiait servi d'ambassadeur, la première lois choisi, la seconde fois agréé par Thiers. — Les aneciloles peuvent nous laisser sce|)tiqucs. Elles prou- . vent en quelle estime ou tenait Mérimée dans les milieux d'oi»posilion.

Louis Maigfon, Le Roman hislorujuc à l'époque rotnanlique. Essai sur Vinflucnce de W.Scolt. Paris, llachclle, I80.S, iii-8".

Cil. IV (pp. 500-55'2), La ClironiijKc du replie de Charles IX. (( La Cliraiii(jue, avec tous ses défauts, ses lacunes et ses faiblesses demeure le chef-d'œuvre du roman historique français à cette période » (p. 308).

L'ouvrage est une thèse i)our le doctoral es lettres.

\{cm)' ùcGourmoni, Promenades lilléraires. Pai'is, I90i,iii-I6 (éd. de la Société du Mercure de Frauce). Pp. til-118 : Un CL'lèbre amateur, Prosper Mérimée.

Fait d'après l'ouvrage anecdotique de Hugues Rebell, Les Jnspiralriees de Balzac, Slendhal, Mérimée. Paris. 1902, in-16,

Casimir Sli-yienski, Soirées du SIeudIial-Ciub; docunienls iuédils. Paris, 1905, iu-10 (éd. de la Société du Mercure de Frauce).

Pp. 177-JUG. Correspondance avec Mérimée.

Description d'un exemplaire de la Jacquerie (appartenant au comte Joseph Primoli), donné par Mérimée à Stendhal et jiortant des notes et aiipréciations manuscrites de ce dernier. — Billet inédit de MériiiK'i» (1802). Le reste est fait avec les sept lettres de Mérimée à Stendhal. publiées par M. C. Siryienski en 1898.

Mme Martellel (Adèle Colin), Alfred de Musset inlinw; Sou ce-

nilU.KXil'.ll'lIlK. iMf

nirs tic s(i (iourcniaitte. VivAï\('v de (Jeorgcs .Monloigiieil. Ouvrage illiisUv (raiilogi-aplies et de dessins du poète. Paiis, .liiveii (190(3), in 8".

Mérimée, après la mort du pocli', s'('iilr(^init avec d'autres écrivains pour Caire avoir à sa gouvernaiilc un hiu-eau de tabac. Pp. 350-057 (apostille inédite), "»58, 500, 501. L'apostille rapportée p. 55!2. relative à la sépulture du poète, avait d('Jà été puhliée par MM.CIouardet Cham- I)om; voir Ciiatiilton, .^nles sur Prospor Mrrhtii'-i', p. II).

Kniile laguct, Amours d'Honiincs de lellres. Paris, Sociélé française d'imprin^ienc et de librairie, 1007, in-l8.

Pp. 29i-541. Reproduclion de l'article publié dans la Ret'ue Laliitc, '2b juin 11)04, avec quelques lignes ajoutées à la lin pour avertir qu' (( il n'y a rien de moins anlhenli(pn' que le livre intitulé bi Passion à" un Auteur ».

If Bibliothèque contemporaine. Stendhal, Œuvres posthumes, — Correspondance inédite, pi\'cédée d'nne Jnttodiietion par Prospcr Mérimée, de l'Académie franyaise. Paris, Calmann-Lévy (1907), 1> vol. in-JG.

Cette Inlroiluction (t. I, p. v-xxi>» est le morceau: « J'ai connu Beyle vers 1820... » qui a paru dans les I^oiiraits liisloriques et littéraires.

R. lionnet. Isographie de l'Académie française (i(ir»4-I90G), Paris, Charavay, 1907, pet. in-4", avec fac-similés. Pp. lilO-lDI: Mérimée.

Léon Séché, Etudes d'histoire romantique , Alfred de Musset. Paris, 1907, 2 vol. in-8" (éd. delà Société de Mercure de France'.

T. 1, p. 217. Lettre inédite de Mérim'e, sans date, à Sainte-Beuve. 11 se plaint des femmes qui « cèdent au besoin de se gargariser avec des rimes », des (( vers de la rive gauche », et de deux poésies dont il est obsédé, le Lac de Lamartine et le sonnet d'Arvers. Mais l'authencité de celte leitre est-elle certaine?

T. H, p. 25, note. Clef des pseudonymes du roman de Louise Colel : Labaumée=Mérimée. Cf. Chambon. Noies sur Prosper Mérimée, p. vi, note 1.

Léon Séché. Alfred de Muss.'l, Correspondance. Paris, 1907, in-8" (éd. de la Société de Mercinx' de France).

I io lîlI{|JO(iRAI>IIIK.

P. ')2. I.i'llrr (If .Mii»cl ;i MrriiiK'i;. Drj.i |)ul)li('L' par Cliaiiiijuii, Noirs sur l'io.spcr Mér'nnée, pj». I8-1'.*.

Mme .Iiilietle Adam (Jiiliollc Lamijcri, Mes (in(/oisses ri nos hilles, J «7 1-1875. Paris, Lcmcrre, J907, iii-l<S.

l'p. 05-t)7. La lin do Mériinoc!, rcnseignemeiils l'oiiniis à raiilnir par le docteur Maiiro. Lo dociciir se frouvait à la gare de Canins (piami il vitMériiiiée descendre du train « en panlounesel enveslede chanihif!. Il n'avait emporté que des valeurs et un énorme paquet de lettres à l)rù- 1er. ... Il av.iit changé de pliy'sionoinie, de gestes, d'allure. C'était un vieillard cacochyme, courbé, ravagé de visage, qui avait constamment des larmes dans les yeux Ses lèvres, sévères et pincées d'ordinaire, s'abandonnaient avec une expression que je n'oublierai jamai-;.... » l/enterrement de Mérimée: une scène au cimetière.

P. 240. Mérimée, d'après le docteur Maure, croyait à la régénération (le la société] par la négation.

(",li.-M. Des (Iraiiges, Le Ronuinli.snie et la Critique; — la Presse littéraire soiis la Restauration, i8io-i830. Paris, 1907, in-8° (éd. de la Société du Mercure de France).

P. 348. Critique de La Jacquerie et de La Famille Carrajal dans la Revue /"ra/jfrt/sc (juillet ISSS). — Cï. p. 173.

Edm. Estève, Ilyron et le Romantisme français. Essai sur la fortune et t influence de Cœuvre de Rijron en France de 1812 à 1850. Paris, Hachette, 1907, in-8".

P. 48().Byron inspirateur de Mérimée (dans La Uiroulque du rhjue de Cli'irles Lï, dans Les Ames du Purqaloire et dans certaines scènes de T aman go).

Félix Digomiet, administrateur du Musée Calvet d'Avignon, Le Palais des Papes d'Avignon. k\\^ï\oï\, Fr. Seguin, 1 907, in-8".

Krreurs archéologiques de Mérimée: Pp. 105-106. Au sujet de mâchicoulis d'une forme spéciale. — Pp. 162-105. Au sujet d'une cheminée que Mérimée a prise pour le soupirail de la chambre des lortuies de l'Inquisition. « Il ajoute même, avec détails à donner le frisson, une (iescription complète de la machine [à donner la torture"], comme s'il l'avait vue. 11 ne faut pas oublier que l'éminent écrivain était alors hnpeiir'ur (fêiiéral des Monuments historiques de Frame, et qu'il a l'ait mettre ce titre sur la couverture de son ouvrage. 11 est vrai que celte fonction était alors toute nouvelle, et que l'étrenne en fut donnée à un hi'éialeurqui s'entendait mieux à faire d'admirables romans que des

lîlJJLlUGRAl'llIE. i3i

inspcdions architecturales. » M. André Hallavs (En flànanl, — Le Palais (k's Papes, dans le Journal des Débats, '27 septembre 1907) : « M. Uigonnet pnu-^seun peu loin la réroc.ilf''arch»^olof;i(|iie loiscpril nialnu-ni' ce pauvre Mérimée, eoupaltle d'avoir pris les cuisines du Palais pour la Chambre de rincpiisilion. Ne raillons point Mérimée, surtout en Avignon: il ne l'ut point un archéologue de première force, c'est possible; sa science étdit courle ; mais il aimait les monuments du passé et redoutait les architectes; sans lui, combien de chefs-d'œuvre eussent péri ! »

Michel Salomon, Charles Nodier et le groupe roiiianlique, (V après des documents inédits (ouvrage orné de deux portraits). Paris, Perrin et C'% 1008, in-lli.

P. 7 (note). Mérimée, pour son discours de réception à l'Académie française, parait s'être enquis avec soin à Besançon mên»e de certains détails concernant la biogrnphie de son prédécesseur, Charles Nodier.

P. 8 (noie). Il n'est pas d'accord avec un témoignage contemporain sur les circonstances dans lesquelles Nodier enfant intervint auprès de son père, président du tribunal, en faveur d'une aristocrate accusée de correspondance avec un émigré.

Pp. 5'2-55. Ni avec le témoignage de Nodier hii-mème (dans les Sohirnj/s) sur les circonstances dans lesquelles il fut détenu quelque temps à Sainte-Pélagie, en l'an XII, à la suite de son pamphlet en vers, La Napoléone. Mérimée fait erreur sur ce point: l'incarcération de Noder n'est pas une légende.

Hort(Mise All;irt de Méritcns, Lettres inédites à Sainte-Beuve (18il-l(S4(S), avec une introduction et des notes par Léon Séché. Paris, 1908, in-8" (éd. de la Société du Mercure de France).

P. 6. Mérimée était un des amis d'IIortense.

P. 21. Elle le met, connue hislorien, au-dessous d'Henri Marlin.

P. tut. Lettre \de mars 1846]. « Je n'ai pu vous dire hier soir que la dame en fai e de vous, à laquelle j'ai été parler, est la femme du Vase étrusque de Mérimée, celle pour laquelle il s'est battu et la seule sans doute (|u'il ait aimée ; elle est encore très agréable, c'est une nièce de Mme Davilliers, une amie de Déranger, c'est Mme Lacoste. ))

VEsprit de J. Barbeij d Aurevilly, dictionnaire de pensées, traits, portraits et jiujements tirés de son œuvre critique, préface par Octave Uzanne. Paris, 1908, in-16 (éd. de la Société du Mercure de France).

P. 199 : MÉnrMÉE.

liv. l'.IMI.IOGUM'IllK.

<( M..M.'riiii.'M'... lui ixnil-rliv le seul soliir diiiis celle lillertiture enivrée. 11 le fut nalurollement, ((tiMuie le chniiieMU l»; seiait daus le plus gras des pâturnges... »

Kcné Douiiiic. Les Lettres de Mérimée, diiiis l;i Iterue des Deux Mondes, le) octol'ic 1SH7.

(labricl Fiiry. l'rosper Méritnée collahoraleiir de Napoléon III, dans la yoiirelle Revue, 1" IV'vricr lOOi.

Lettres inédites (rEuf/ène DeUuroix, publiées par Maurice Toiirneux dan> VArlisle, revue de l'Art contemporain, décomhic I90i. (Tirage à pai'l, 1905, à ciiKiiiaiile e\em{(iaires, I.S pp.

in-8").

i'. S: 4 avril [ISôO]. A Alexandre Dumas, u Imaginez (jne j"êlais .le riboUe hier avec Mérimée, lieyle el autres. » — 1'. lô: Sans date. A l'aul de Miissel. « Mérimée, que vous paraissez admirer cumme je le fais aussi, esl simple, uiais a un peu l'air de courir après la simplicilé en haine de Thoiritile emphase des grands hommes du jour. Chez vous nul ellori, toujours le goût le plus lin el rien de trop. »

Gustave Simou, l'aul Meurice; Souvenirs intimes, dans la Revue de Paris, 1'"' uiai 1906.

Pp. 70-77. Mériméi; à la (Àtncicrgerie (à la suite de sa condamnai ion dans l'alïaire Libril, en même temps que Vacquerie, lesdeux lils dllugo et Paul Meurice, déicnus pour délits de presse, et qui lui proposent d'entrer en relations avec les détenus de droit commun. « Mérimée avait cru (pie je voulais plaisautei'. Mais quand il vit que c'était sérieux, il se redressa. — Moi, ilit-il, frayer avec ces geus-Iii, vous n'y pensez pas ! Il

G. Mi( Itaul, Le ^' l.a liiuyère » de Sainte-Beuve, dans la Revue d'Histoire littéraire de la Fra)n-e, juillel-sepleiubre 190(i.

P. 541. Lauteur a consulté, dans la bibliothèque ilu vicomte de Spoelberch de Lovenjoul, le a La Bruyère » de Sainte-Beuve, couvert par celui-ci d'annotations au cr.iyon. Dans le chapitre Des Jugenipiits, la pensée 5 i : « Une des marques de la m 'di )crité de res|»ril esl de toujours conter » perle en note : Mérinirc.

IMJ5l.l()(;iiM>lllK. i3î

.Michel Snloiiiun, Le Salon de r.irsenal, djins l;i lierue de l'aris, 15 septembre 11)00.

Sentiments inspirés à Victor liugo par 1h peu de bienveillance de Mérimée à l'égard de Charles Nodier dans son discours de réception à l'Académie française.

M. Breiiillac, Hoffmann en France, Etude de lilfératnre comparée, dans In Revue <!' Ilialoire Jilléraire de la France, janvier mars 1907.

Pp. 88-01): Mérimée imitateur d'Ilonmaun dans la Vénm d'lllt\\a Vision de Ciinrles XI, les Sorcières esfiagnole.s et Lohis.

Alb. Paupliilet, Mérimée critique d'art en 18eô9, dans les Amrûles romantiques de janvier-février, mars-avril et mai-juin

P. Berrct, Nolea sur la « Légende des Sièeles », dans la Revue universitaire. 15 février 1907.

P. 155. Il existe, dans les manuscrits de Viclor Huon, un brouillon des CluUimenls (185"2) qui porte le nom de Mérimée :

Que Mérimée a telle autre âme de laquais....

Cf. VHistoire d'un Crime. III. 4 et 7.

Ludovic Halévy, Souvenirs sur f Impératrice Euqenie; Voltaire et Mérimée courtisans, — dans Les Annales p ilitiques et littéraires, 20 mai 1907, p. -"25.

Ad. Paupe, Chronique slendhalienne : Beijle et Mérimée en

bonne fortune, dans Le Censeur politique et littéraire. 10 août

Récit de deux déceptions amoureuses essuyées par Mérimée, et con»ment il se consola de la seconde en mystillant Stendhal. D'après Mary Lafou, Cinquaule ans de vie liUérnire. Paris, Calmann-Lévy, 188'2, in-lC, pp. I'.)i-|y8.

Lettres inédites de Victor Jacquemont à Sulton Sliarpe, dans la Revue d'Histoire littéraire de la France, octobre-décembre

,i', IMIJLIOC.I'.AIMIIE.

Ces Icllrcs soiil puldifi's |i;ii- M. Ad. l'îinpo. à (|ui elles ont été <omiiiiihkiiii'cs par miss Liditia Sliaipc, iiiéee de Sutloii Sharpe.

1'. 701. l'aiis, 'J.J jnillcl IS'iS: (( Mériinéi', de jtied leriiie, attend ici son ambassade, n

!'. 704. En mer,)) oclobiv \Xi^: « I ii<' rliaiinante é<lition de TnsUim Shaiidji que Mérimée m'a donnée en i)artanl. .. IVut-être, aujourd'hui, par nn liean Joui' d'aulonmc, èles-vous à vous promener, philosophant avec Mi'finiée el Beyle, sous les touchants omln'ages de Fonlainelileau. »

Louis Léger, de l'Iiislilul, Une supercherie lilléraire de Mérimée, dans la Nouvelle Revue, 15 juin 1!)08.

Pp. 445-455. C'est probahlement Nodier qui appela l'attention de Mérimée sur la poésie populaire des Slaves méridionaux. — .Maglanovitch, en serbo-croate, veut dire « fils du brouillard ». — Ignorance de Mérimée en ce (pii concerne la poésie et les noms propres sudslaves. — Il n'a pas abusé que Pouchkine, dont, après tout, l'éducation avait été tonte française, il a aussi mystifié Mickievvicz. Le poète polonais traduisit une des ballades de la (^Mî/a, renseignement qui jusqu'ici a manqué à la bibliographie mériméenne. Ostrowski, traducteui' de Mickiewicz, retraduisit le poème en français!

(M. Léger avait entretenu de ces faits r.\cadémie des Inscriptions et Belles-Lettres dans la séance du 13 mars 1908. Voir Académie tics Inscriptions el tielles -Lettres, Comptes rendus des séances de l'année 1908. Paris. Alph. Picard et fils, I90S, in-S", p. 127).

A[rthur|C[liii(iu('t], Notes et Glanes; Mérimée , danf^los Annales révolutionnaires, avril-juin 1908.

Pp.ô4'2-,")4."). Souvenirs [)ersoiniels d'un écrivain allemand (L.Spach. Zur Gesch. der modernen frant. Litcrattir, Essays, pp. 521-522) surini séjour de Mérimée à Strasbourg connue Inspecteur des monuments historiques, sur son zèle archéologique et son esprit d'observation. Il (( sentait et vivait avec la pierre ciselée )), et avait été très frappé « par les bas bleus des vendeuses du marché et des femmes du peuple ».

Page 1