Revue de Paris, 15 mai 1.S98, pp. 'J'JJ-'.'jii
2. Prosper Mérimée, Lettres à M. Panizzi (1850-1870), publiées par M. Louis Fagan, du Cabinet des Estampes au British Muséum. Paris, Calmann-Lévv, 1881, 2 vol. in-S.
ao SUR MERIMEE.
nous pouvons tous lire n'est pas le vrai texte. Et l'on croyait que quatre personnes seulement étaient mieux renseignées que nous, parce que ces quatre heureux mortels (parmi lesquels, l)ien entendu, le vicomte de Spoelberch de Lovenjoulj possèdent chacun un exemplaire desdites lettres à l'état d'épreuves*. Mais ce qu'on ne savait pas, c'est qu'un bibliophile avait acheté, il y a quelques années, non un volume d'épreuves, mais un exemplaire complété à la main, d'après la version primitive. Il l'a prêté à M. Chambon, amené ainsi à insérer dans son recueil deux lettres qui n'existent pas dans l'édition Calmann-Lévy^ Quoi! dira-t-on, deux lettres seulement? Oui, parce que l'exemplaire complète ne l'était pas complètement et qu'il ne contenait que ces deux copies. Mais M. Chambon a eu plus tard la curiosité de le comparer à un des exemplaires d'épreuves et, cette fois, les deux textes apparaissaient comme très dissemblables. V Intermédiaire'^ ne s'était pas trompé en parlant d'un déchet d'un tiers ; les suppressions soit de lettres totales, soit de parties de lettres, nous ont bien privés d'un troisième volume qui serait égal en étendue aux deux volumes publiés (on ne trouvera dans le livre de M. Chambon qu'un certain nombre des passages retranchés*). VA cette réduction d'un tiers, dans quel esprit a-t-elle été faite ? J'admets très volontiers comme légitimes tous les retranchements dictés par le respect des personnes, même si.