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pape Pic Vil à siuner le Concordat, usant tantôt lie la prière t't tantôt tic la mcnac(^ l't Pic Vil ne répondant àchatjue l'ois (ju'un mot : Commediante, Tragediante. Evidemment lliistoire, ci-dc\an(. avait été mise en circulation et elle avait eu du succès. On l'avait accompagnée et agrémentée de loutes sortes de circonstances et dépendances : il V avait que Napoléon a donné au Pape des souf- Ihîts, d'autres disent des coups de poing, mais, où Ton est d'accord, c'est qu'il la traîné par les cheveux, ce qui lut à coup sûr nn prodige, car le Pape était chauve, mais l'on ne saura jamais jusqu'oi^i mène la tyrannie! Imprimer l'histoire telle (juidle, on n'eut garde, elle eut trouvé des incrédules, mais un mot qui fait pointe, qui amuse, qui paraît peindre, cela passe — et cela reste.
Il V avait alors des gens d'esprit qui s'amusaient à résumer avec des mots les situations politiques ; ils en préparaient sur commande, ou ils en inventaient après coup. Ce jeu n'eût point réussi avec Napoléon (|ui faisait ses mots lui-même, mais, alors, on en avait ouvert boutique et, en même temps qu'on en fournissait 31onsieur. comte d'Artois, on en prêtait à \\n chacun pourvu que ce fût contre Buonaparte. Et ce mot-ci n'était pas mal frappé. Il entraînait sa petite anecdote ; il fournissait des dévehjppements [)lus ou moins brefs selon l'éloquence et l'inspiration. Il avait une saveur d'exotisme faite pour plaire. M. IJeugnot eût pu le signer ou S. A. U\ prince de Bénévent.
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Aussi lit-il lortune : il tnitsa place iiiai'(jut'e dans rÉcho des Salons de Paris depuis la Restauration et dans quantité de recueils de cette nature où l'on n'a garde de l'aller chercher. Ce fut là que le ramassa, en 183C, M. le comte Alfred de Vigny lequel, on ne compreii<l guère pourquoi, en fit, sous le titre : le Dialogue inconnu, le cinquième chapitre du livre troisième de Servitude et Gi^andeur militaire : cela figura dans la Vie et la Mort du Capitaine Renaud ou la Canne de jonc. Seulemental, de Yignv transpcnHa la scène en 180i, oii «die est absurde; il lit conter par un page de fantaisie une iiistoire aussi fantasti(|ue. fîien n'en devint vraisemblable, ni le lieu, ni la date, ni le décor, ni le narrateur, ni les formes, moins encore les discours, mais ce Commediante-Tragediantr, ainsi enchâssé dans un texte de roman historique, parut d'un romantisme admirable. 11 n*v avait que vingt et un ans de la chute de l'Empereur: la majorité des èlres vivants, pensants et lisanl avaient, comme Hugo, « vu passer Naj)oléon » ; ses secrétaires, ses aides de camp, ses pages, sa maison entière, tous ceux qui avaient assisté à la construction de l'Empire, vivaient, pouvaient démentir par écrit ou parole, et cela sans risque, (f César n'étail-il j)as reiiionl»'' au laiigdes dieux?» Or le l'oman a paru, il a eu grand succès, on en a fait (juatre éditions et ])as des éditions |)our rire ; nul n'a pi'Otesté, nul ne s'est insciil m faux I^aut«îur est élu à l'Académie : ]»as un des serxileurs
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(le .\apol«'Oii ne dénonce l'odieux du mensonge, Enlin, M. de Vigny est reçu. Ah 1 alors, la conscience publique trouve un vengeur; mais c'est fâcheusement M. Mole qui, s'il fut, sous l'Empire, direcleui' des Ponts et Cliaussées et grand juge., fut pair de Fi-ance dès 1815 et ministre de Louis XVllI dès 1817. On est en 1846, il fait bon se souvenir du captif de Sainte-Hélène ; et M. Mole dit alors à M. de Vignv : « Je délierais, je vous le jure, ([uiconque aurait approclié l'Empereur, fût-ce son plus mortel ennemi, de ne pas éprouver un peu de ce fjue j'ai ressenti en lisant cette scène, cette prétentlue conversation à Fontainebleau entre lui et le vénérable Pie VII ». Sainte-Beuve, généralisant, devait écrire : « Rien de ce qui est histoire n'y est exact ». Mais qu'importe ce que disent M. Mole et M. Sainte-Beuve ; qu'importe le démenti tombé de si haut, en ce jour de réception à l'Académie, qui, « pour tant de causes », fit événement; qu'importent les articles, si éloquents soient-ils et si exacts, le roman demeure, il est émouvant, il est dramatique ; il a, à des pages, d'admirables qualités de style et de pensée, il frappe l'imagination, et, n'était qu'il est un roman, comme a dit M. Mole, il serait excellent — mais il est un roman. Les éditions s'en multiplient. Il y en a eu huit avant 1863, et des éditions à trois ou (|uatre mille exemplaires. Cela fait déjà un commencement d'autorité (|ue prend, par ces 32.000 acheteurs, — ce (jui suppose le (juadi'uple de lec-
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leurs pour le moins, — cette al)surde et f^rotesqur légende.
On arrive à ce moment où les partis coalisés se ruent à l'assaut du second Empire qui ne se défend qu'en leur ahandonnant, lambeau à lambeau, l'autorité que la nation lui a conliée. Toute arme est devenue bonne pour un tel combat, aussi patriotique, surtout ce qu'on appelle les crimes de l'oncle. Ainsi, pour écarter les catholiques, s'évertuet-on à démontrer que Napoléon I" a été le persécuteur de rÉgiise romaine. Et durant qu'ailleurs on s'y efforce avec des prétentions historiques, un journaliste de gauche écrit tout un volume sur r*' titre qu'a fourni M. le comte Alfred de Vi^ny : Bonaparte, Commediaiitc-TragecUante. On peut juger des ingénieux développements auxquels il se livre.
Ce n'est pourtant pas à l'obscur pamjthlel de M. Mario Proth que la légende a dû d'être popularisée, surtout en ce monde de primaires, révoltés contre toute tyrannie qui n'est ]»as la leur, dont Napoléon reste la bète noire. C'est, j'imagine, au goût d'illustjer les livres qui s'est de nos jours développé étrangement. Comme les primaires s'instruisent d'abord à regarder des images, leçons de choses, il faut penser que c'est aux livres illustrés parus depuis trente ans qu'ils ont dû la plupart de leurs notions historiques, et celle-ci en particulier. Etl'on n'a point chônu'' d'éditions illustrées de ^>rv'iiiiih' cl Grandeur. \\ en parut une en 1882, deux
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en IHH.'i, une en 1807, une en 1808, el ce furent (les peintres célèbres, ou tout le moins connus, qui en fournirent les dessins. Cela inspira à certains (le mettre en tableaux ce (ju'ils avaient lu et, à un même salon, ces années dernières, deux toiles considérables traduisirent aux yeux l'apostroplie désormais authenliiiue. Ces œuvres bistoriiiues portaient en elles leur cbàtiinent; mais, à présent (|u"on a vu la scène sur deux toiles, et d'api'ès nature; à présent que, du Salon, on l'a portée au tbéàtre et (juoii la joue dans la plupart des casinos; à présent qu'on s'attend à la voir cinématograpbiée et par là exliibée sur les tréteaux des cinq mondes, comment lutter, et par (juelles preuves démontrer (}ue rien de cela n'est vrai et (jue ce furent de tout autres relations qu'eurent ensemble ce Pape et cet Eni[)ereur '? C'est tellement plus commode et plus simple. Tvagcdiante-Commediaiitc ! cela résume tout. A la vérité, l'on a maintenant généralement renoncé aux coups de poinget au traînage par les clieveux. Mais pour Commediante-Tragedianle , ces mots vibrent toujours dans l'air de Fontainebleau. Ils feraient un glorieux effet dans le boniment du gardien, n'était (jue M. d'Esparbès, conservateur du palais, y veille, 11 n'y a point de place pour un tel conte dans la Légende de f Aigle. Pour y suppléer, on accrocbera. sans doute, l'un de ces tableaux de contre-bistoire dans le salon où M. de Vigny a situé la scène.
Je n'ai point rillusion d'arrûter dans sa course olympique celle légende qui, parlie du Pilier littéraire de Tiger, a fourni une si belle carrière. Pourtant, voudrais-je essayer de dire ce que j'ai cru comprendre aux rapports de Pie VII et de Napoléon, et ce qui m'est resté de beaucoup de lectures et de réllexions. Point de documents ; s'il en était besoin j'en apporterais ce qu'il faut — mais ailleurs.
11 faut remonter très loin dans l'iiistoire pour se faire une idée de ce que représentaient, il y a un \ siècle, dans un cerveau latin, la Papauté et l'Empire et, cette idée grandiose el disparue, nul ne l'a exprimée comme Victor Hugo.
11 a montré dans la crypte delà catliédrale d'Aixla-Chapelle, Carlos, infant d'Espagne, attendant le vote des électeurs impériaux et rêvant de cette Europe telle qu'elle lui apparaît en la constitution grandiose que lui donne le Saint-Empire- Romain-Germanique, l'universel empire d'Auguste, devenu, depuis Constantin, l'Empire catholique, auquel, près de l'héritier des Césars, participe, au moins pour le spirituel, le successeur de saint Pierre. Quelle puissance entre eux deux !
Its font el (Iri'onl, l'un drlio cl l;iii'i'o roupo:
L'un est la vrrit(''. i'aiilrc esl la l'orct'. Ils oui
Leur raison en (Mix-mèmes et sont [jarce qu'ils sont.
Uuand ils sorlenl, Ions deux égaux, dti sanctuaire.
L'un dans sa pourpre et Tautre avec son blanc suaire.
L'univers ëbloiii contemple avec terreur
Ces dcex moitiés de Dieu, le Pape el i'Kmpereur...
LE PAPE KT I/EMPEIlEUn l«l
Gt'S vers-là résuineTil, condensent, syniboliscnl une situalion liistorique qui domine le moyen âge entier, (jui, au xvf siècle, devenue tout à fail aiguë par l'accession à l'empire du chef de la -Maison d" Autriche, amène cette révolte (jue la France seule soutient opiniâtrement contre cette Europe d'empire, tout entière conjurée contre elle, cette révolte qui, après deux cent vingt-neuf années de guerre, aboutit, eu I"i8. à l'abaissement des Autrichiens, à la libération de la France et de l'Europe, — de fail à labolilion de l'empire qui, passé aux Lorrains, devient tel (|u'eux, uiu' souveraineté patriarcale sous un empereur affectant des airs paternels et familiaux, tandis que sous les Habsbourg, en qui s'étaient fondus Bourgogne, Castille, Aragon, l'orgueil des Téméraires, l'assurance des Catholiques, l'essor de rêves des Aragonais, l'empire, tenant justement pour rebelle quiconcjue avait échappé à sa domination, s'étendait sur le monde avec l'inllexibilité d'un dogme.
Le fait a donc disparu, mais 1 idée subsiste dans tout cerveau latin. Dans le français, elle s'est crisiallisée sous la forme antique de l'Empire romain, médiocrement populaire à vrai dire dans la classe (jui a passé par les collèges, oii chacun des professeurs semblait gagé pour exalter des républiques idéales que leur pédantisme situait <à Athènes, Lacédémone ou Rome, alors qu'elles n'auraient trouvé gîte (|u'en Salente ou Utopie.
La seule Kome dont nous puissions concevoir
une idée historique, cest limpériale; mais vlcn n'est plus aisé que dimaginer une Home qui soil républicaine, démocratique, et même sociale. On se plut à présenter celle-là aux jeunes Français et ce roman malsain emplit leur imagination de déplorables images. Que si on leur eûtapprisce qu'avait été l'Empire romain, non pas en leur vanlant uni- (juement les imaginations de (|uelques ])ampblétaires aristocrates, mais en les insliuisant sur les faits, les actes, les lois, les monuments, ils eussent, comme quelques-uns l'ont fait, constaté que cet empire, réaction contre un gouvernement oligarcbi(jue, existait de fait bien avant que de nom ; (|u"il régularisa et organisa légalement une dictature, seule protection qu'eût rencontrée le peuple contre la tyrannie des patriciens, et que, même en ne prenant (ju'après César, il n'en dura pas moins cin(] siècles (de 29 av. J.-C à 49(» ap. J.-C). Un organisme qui résiste durant cinq cents ans à tous les efforts des patriciens, à une révolution religieuse la plus profonde qui se soit jamais produite, à cent invasions et à combien d'années de guerres civiles et politiques, n'est point tant méprisable !
Pour b's Italiens, l'empire des Romains ne fut point, comme pour les Français, un prétexte d'in- •lignations A'ertueuses, mais un mobile, et le plus puissant, d'émulation nationale. Pour eux, cet empire ne fut point aboli en 490. L'empire d'Orient le lit sul)sist(M' et le reconstitua an moins dui'ant le
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j vu" el le Mil" sit'cir. J{oint' cessa «l'èlre capitale el t-e lui Havenrie : ({u'iniporte ! Si, de 493 à 580, les Gotlis occupèrent H()me,lîélisaii'e les en chassa, el Bélisaire n'est-il pas un des personnai^es que réclame le plus justement la légende du grand empire, un de ceux qui ont le plus fortement IVajipé les imaginations italiennes? Home, capitale ruinée • l'un duché sans gloire, se libère. Mais c'est des empereurs, et pour se donner à ses papes, qu'elle croit plus capables de la protéger et de rétablir l'empire universel. — Cela très tard, en 730. Et jioui' combien de temps ? Le sacre de Pépin est de , 1d'2; le deuxième sacre de 754. Même si ce ne sont i là que des sacres royaux et qu'il faille abaisser "■ jus(|u'à Charlemagne, jusqu'à l'année 800, le rétablissement officifd, nominal, de l'empire, c'est tout au plus, dans le premier cas, (juarante ans, dans le second, soixante. Il n'y a point abolition, puis rétablissement : il y a vacance du trône. La tradition s'est continuée sans avoir eu à se reprendre, mais, si ancienne et en môme temps si diverse, elle se trouve confondre les épo(jues, celles, aux premiers âges, oii le pontificat fut uni à la souveraineté, celles où, depuis Constantin, il en fut sé[)aré.
De Charlemagne elle s'étend jusfju'à nos temps, touchant et approchant nos jours, telle pour le reli- ::ieux que pour le politique, pareilhï pour les aspects et pour les formes, celles-ci inobservées peut-être en fait, mais intactes en droit, grâce aux
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dispenses sollicitées, qui s'ajoutent, après chaqiir élection d'empereur, aux dispenses obtenues. Dans cet empire, le Saint-Empire-Romain-Germanique, devena purement héréditaire, oii, ilepuis 1438, durant trois siècles, la couronne se Iransmettra de mâle en mâle, par ordre de primogéniture, sans soulever la moindre opposition, douze fois la même comédie s'accomplit d'élection rituelle, et lorsque, à la treizième, une autre maison paraît se substituer à la maison de Habsbourg, ce n'est point comme électeur de Bavière, chef et représentant d'une race égale à celle qui a régné, que se présente Charles VJI, mais comme Autriciiien luimême, comme héritier de la maison d'Autriche, appelé par le testament de Ferdinand P' et époux de kl fille de Joseph P'". Le Bavarois, reprenant et réaffirmant dans l'empire le dj'oit électif, eût pu en renouveler la puissance, y apporter un caractère nouveau : se réduisant à une querelle de famille où il s'élève contre la Pragmatique cà la([uelle il a lui-même adhéré, il se réduit à limpuissance. Le Lorrain en eut donc assez facilement raison et la toile se releva pour ({uatre actes encore, mais des tout petits actes, où les comédiens même ne croyaient plus à leurs rôles, où le public ne prenait plus la pièce au sérieux, où. au lieu ([uc ce lût l'empereui' (|ui vînt à Rome, pour ,v recevoir la couronne, c'était le j)ape qui allait à Vienne, et non j)oint même pour coui'onner Tmipereur, pour solliciter de lui de menues faveurs.
LE TAPE KT L'E.M l'EllEL 11 H'
Cela ii't'.sl plus l'empire, cela se nioilcniisc c! s'embourgeoise : telle la diU'érence du tombeau de Muxiinilien à Innspruck, avec sou étounaut cortège (Ihommes de bronze, aux bières économi(jues des Lori'ains dans le caveau des Capucins de Vienne. Ce cbangement de dynastie amJ-nc biev: plus (ju'un changement de poliliquc : im change- HienL didéal. Tout empereur allemand, depuis Cliarlemagne, a eu la vision de l'Italie et le rêve de la souN'eraineté romaine; les Lorrains aspirent bien encore à l'Italie, mais pour la monnaver aux archiducs, bien plutôt que pour la ravir dans les serres de leur aigle impériale.
Il y a plus : si, depuis Charles-Quint, Fempereur, élu et couronné à Aix-la-Chapelle, s'est dispensé de venir, selon les rites obligés, prendre à Monza la couronne royale des Lombards, recevoir à Rome la couronne impériale, il a cru, par une requeteendispense adressée auPape et souscritepar i"elui-ci, avoir satisfait aux superstitieux usages Qt aux coutumes désuètes. Que le titre fût beau el, qu'il valût la peine d'être gardé, certes, mais pour les prétentions qu'il impliquait, qui donc de ce>i empereurs lorrains se fût haussé à les faire revivre? N'avaient-ils pas assez de résister à la Prusse, de mener contre des moines et des prêtres de fructueuses persécutions ou, comme revanche contre la maison de Bourbon, de mettre le«rs' archiduchesses sur le pied de mariage, de doubler chaque prince français d'une princesse lorraine..
(l'opposer II la ])olili(|ue des cabinets la politique (les alcôves, de répondre au Pacte de Famille, entre mâles, par un pacte tout aussi familial, entre femelles, où l'Autriche reprît, par les artilices conjugaux, le rôle que. pour les intérêts bien entendus des Etats, la France eût dû jouer ?...
Tu felir Austrin nabe...
Ces travaux d'approche et de blocus emportent les trônes et il arrive même qu'ils les détruisent, mais ils ne sont guère prestigieux. La gloire des Habsbourg-Lorraine n'en a point été accrue. On eût dit qu'avec Marie-Thérèse, l'empire était tombé en quenouille.
Cette immensité de gloire qui rattache sans intervalle le siècle présent à toute l'histoire, à toute Tillustration des âges, qui fait de l'empereur du Saint - Empire - Romain - (Germanique régnant en 1804, le successeur, non pas seulement des Charles-0"i'it. des Maximilien et de tous les Habsbourg, non pas seulement des empereurs souabes. saxons et franconiens jusqu'aux descendants de Cbarlemagne. mais, plus haut, des empereurs de lîavenne, plus haut, de tous ceux (|ui furent les emj)ereurs de Home, plus haut, de César même et, dès lors, se perdant dans la nuit, des dictateurs, des consuls, des prêteurs et des ti'ibuns (jui préparèrent et accomplirent la Rome impériale, tout cela, cette splendeur héritée des âges, ce rései'voir inépuisable d'ambition pour le présent el