AR: ES
Les résultats de cette expérimentation 0e rassemblés dans le tableau suivant :
Dose euvfidienne Pourcentage Concentration
PRÉPARATION probalité sanguine mg/100
en gr'kg de cristallisation Sulfamides totaux Sulfadiazine 0,8 - 100 38 0,6 20 1 Sulfamérazine 0,6 100 28 { 0,4 (0 10 Sulfathiazol 0,8 67 11 0,6 20 8 Sulfadital 2 40 63 1 0 30
Le pourcentage de cristallisation s’abaisse beaucoup pour chaque suifamide de la dose maxima à la dose faible, car elles sont voisines de la toxicité.
La faible dose est tolérée, subtoxique. Pour une forte concentration, le sulfadital ou mélange des trois ne provoque qu'un faible pourcentage de calculs rénaux. La variation du simple au double des doses de ce dernier a moins d'incidence sur la précipitation rénale que les sulfamides employés seuls.
Ces doses, quoique considérables, restent loin de la toxicité. La forte dose de 2 grammes de sulfadital a sensiblement même retentissement que les faibles doses des composants employés seu's.
La contentration sanguine est très élevée lorsqu'on associe les trois sulfamides dans le même composé
L'auteur britannique Lehr vérifia sur des rats blancs la toxicité des associations de sulfamides. Le comportement clinique des sujets, leur mort ou leur survivance sont les critères de tolérance ou de nocivité.
Les sulfamides suivants : sulfadiazine, sulfathiazol, su!famérazine, sulfapyridine sont injectés à fortes doses et isolément, à savoir respectivement 1g 5, 1g 1, ig 5, 18 1,
par voie intrapéritonéale. Le pourcentage des morts par intoxication aiguë est de 52 à 85 %.
Associés par deux de manière que la dose totale soit de 18 3 à 1g 5, la proportion des décès varie entre 0 ét 91 D
Enfin, trois sulfamides injectés ensemble à dose globale 1g 5 ne provoquent aucun accident.
A l’autopsie, les animaux qui n’ont reçu qu’un composant présentent seuls des dépôts cristal'isés dans les tubulis rénaux. Le rein augmente de volume, il devient œdemateux et contient des cristaux dans les conduits papillaires et jusque dans le cortex quelquefois. Ils peuvent être visibles à l'œil nu ou contrôlés au microscope. L’autopsie des rats soumis aux mélanges de sulfamides révèle l’apparence norma'e des reins qui ne présentent aucun signe de blocage.
Lehr a réalisé également sur des rats des expériences d'intoxication chronique. La dose par kilog de poids vif ne dépasse pas Og 9. Dans les mélanges de deux composés, chacun est injecté à Ogr 45 ; dans le mélange de trois, l’apport partiel est Ogr 30.
La proportion de mortalité est de 75 à 100 % pour les sulfamides injectés isolément. Elle est de 40 % pour deux sulfamides couplés. Ele est nulle lorsque l’on associe trois sulfamides dans la dose par kg.
Chez les sujets intoxiqués, l’action nocive sur le rein est secondaire par rapport à l’action toxique générale sur les tissus.
Résorplion et élimination
L'étude de l’absorption et de l'excrétion des mélanges de sulfamides est significative. Elle nous permet de vérifier in vivo leur tolérance et leur supériorité, propriétés déjà prévues par les expérimentations in vitro sur les solubilités.
Lehr a constaté qu'après injection intrapéritonéale, la sulfamidémie est beaucoup plus importante avec le mélange
sulfathiazol-sulfadiazine sulfamérazine qu'en employant isolément chacun de ces composants, Par voie orale, la même constatation esb faite,
.Par administration de suwfamides séparés à des doses mides libres et de leurs dérivés acétylés est tellement élevée ordinaires, la concentration dans l'urine acide, des sulfa-
que ceux-Ci se trouvent toujours en solution plus au moins sursaturée.
Il en est ainsi en particulier pour l'urine neutre avec l'acétylsulfathiazol et les composés pyrimidiques libres. À un Ph plus élevé, 7,5 par exemple, le risque est moindre, mais ces deux dernières substances peuvent encore être continuellement en sursaturation.
Dans ces conditions, on peut s'étonner d'observer une proportion de complications rénales ne dépassant pas 2-3 % des cas.
Cela semble tenir à l’aptitude des substances dont il s’agit à donner des solutions sursaturées ou peut-être à être éli-
minées coup'ées à d’autres pour la formation de compcsés pius soiubles.
En employant aux doses normales proposées la préparation combinée, on diminue le risque de formation de calculs, les divers composants du mélange n'étant plus éliminés en solutions sursaturées. Si la réaction de l'urine est acide, certains produits d’élimination s2 retrouveront en sursaturation, notamment l’acétysulfathiazol, la sulfapyrimidine.
En résumé, augmenter la dose d'un suifamide c’est constater une absorption de moins en moins complète. Les petites doses sont mieux résorbées, mieux éliminées. La sulfamidothérapie en général est donc limitée par une réaction organique de défense tendant à considérer le médicament comme poison.,
La toléanc: organique idéale est obtenue par administration de doses faibles: