‹ Sur quelques cas d'hypernéphromesChapitre 10 sur 22 · APTE · texte numérisé non relu

APTE

les douleurs ont disparu, et ceci pendant environ uneé quinzaine de jours, puis les douleurs reviennent avec des alternalives de mieux et de mal. Les fistules assez larges persistent au niveau des plaies d’où s'écoule un liquide séro-purulent. Finalement un nouvel empâlement se reforme plus intense que le précédent, qui envahit la région lomboiliaque en entier et la racine de la cuisse. Malgré que la température atteigne 38° 38°5, l'empâtement n’est pas dû à une rétention purulente. ;

Le 28 août 1925 une nouvelleintervention est devenue nécessaire par suite de phénomènes douloureux que provoque la distersion de celte région de l'abdomen.

On fait un large débridement partant de l’angle costovertébral descendant le long de la crête iliaque et de l'arcade crurale pour se terminer sur le petit trochanter. On refoule en avant la masse intestinale sans ouvrir le périloine, et toute la région lombo-iliaque profonde se trouve largement exposée. Elle est remplie par une masse de fongosités gris jaunâtre, de même aspect que celles trouvées le 16 avril 1925 à l'intervention (ris de veau). On fait le curettage de celte masse qui s’infiltre dans les espaces inter-musculaires de la racine de la cuisse. Après ce curetlage on laisse ouvert ; des mèches sont tassées dans la plaie mais avec prudence, car les vaisseaux fémoraux sont littéralement disséqués et mis

. à nu par la tumeur. Les suiles de l'intervention sont normales et la malade est franchement améliorée. La température revient à la normale.

Ici se place un accident qui aurait pu coûter la vie à

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la malade si une intervention rapide n'avait été praliquée par le D'Canaguier qui se trouvait présent à sa clinique. En effet, le 17 septembre 1925 l’un des vaisseaux fémoraux qui,comme nous l’avons dit,étaient dénudés et disséqués par la tumeur, s’ulcéra spontanément, provoquant une hémorragie abondante de la veine fémorale. On pratiqua aussitôt une dissection, suivie de ligature de la veine fémorale. Ensuite dans le butde protéger l'artère contre une ulcération possible,on utilise le peu de tissu sain qui reste autour du vaisseau pour faire un manchon protecteur autour de l'artère.

Après cet «accident, la malade séjourne encore à la clinique jusqu’au 26 février 1926, dans un état qui reste sans espoir d'amélioration. Ses plaies suppurent, elle élimine des fongosités.L’état général déchoit lentement, mais avec une progression certaine. La malade demande à rentrer chez elle, elle continue à se cachectiser. Elle est décédée en novembre 1926, deux ans après le début de son histoire pathologique.

L'examen histologique du D' Beauchef fut positif, on avait trouvé de grandes cellules épithéliales claires avec systématisation autour des vaisseaux. C'était un hypernéphrome.

Obs. I (Dr Laburthe). — Mme C..., 48 ans, voit son médecin en octobre 1929 et ne présente aucun antécédent pathologique spécialement notable. Elle a eu un enfant à terme avec accouchement normal. Bien qu’elle n'ait jamais eu de symptômes urinaires, elle souffre de la région lombaire droite depuis février 1929, Une sensalion de

pesanteur douloureuse ne l'inquiétait guère au début, mais à un retour de voyage (octobre) elle se sent moins bien, et des phénomènes douloureux et pyrétiques apparaissent qui laissent croire au médecin traitant que cette malade fait une infeclion générale sans aucune localisation précise. L'état général est mauvais, avec la perte de l'appétit, il y a quelques vomissements et de la diarrhée, température qui oscille aux environs de 38°. Pouls à 90. On pense à des troubles gastro-intestinaux d'origine infectieuse à coli-bacille ou Eberth et on fait faire une hémo-culture qui donne un résultat négatif. Diète puis régime lacto-végétarien pendant quelques jours. Les phénomènes s’amendent, et à cette époque le médecin ne découvre rien de palpable dans Ja fosse lombaire droite.

En décembre 1929 il semble y avoir une nouvelle rechute, car les mêmes phénomènes se reproduisent qui font demander une consultation avec un autre médecin. Le diagnostic du médecin traitant est confirmé .par le médecin consultant à savoir: Infection générale sans localisation. Cependant, il attire l'attention sur le fait que le rein droit de la malade est douloureux à la palpation. Aussi demande-t-il au médecin traitant de surveiller la région rénale droite.

L'examen des urines pratiqué à ce moment est absolument négatif. La quantité globale des urines est d'environ 800 grammes et il n'y a pas d’albumine. L’élat général qui était déjà déficient est de plus en plus mauvais, la température oscille autour de 38° 39%, sans qu’on puisse la caractériser ni en trouver la cause.

UT

L'amaigrissement se complique de subictère marqué avec acholie. Décoloration des matières. La constipation domine, mais avec des alternatives de diarrhée à forme de débâcles pendant une journée ou deux, puis de nouveau constipalion.

Le 31 décembre 1929, le médecintraitant de la malade appelle le D' Laburthe en consultation. À ce moment, en plus des symptômes précédents, il note ur pouls à 140 avec la température de 38° 39 ; une langue sèche, des urines peu abondantes, qu'il fait examiner au laboratoire. Persistance du léger subictère avec décoloration complète. des malières. A la palpation de la région rénale droile, on est frappé par une résistance presque ligneuse de lhialus costo-lombaire qu’on ne peut en aucune façon déprimer. La palpation bi-manuelle est impossible; la palpation abdominale permet de révéler avec une douleur marquée, une masse qui semble être formée par le rein et l’atmosphère périrénale. Il y a très nettement du psoitis à droite.

Le diagnostic de cancer du rein étant porté, on envoie la malade à la clinique du D' Laburthe où les examens complémentaires sont faits. On fait un nouveau prélèvement d’urines ainsi qu’une prise de sang qu'on envoie au laboratoire. Le Wassermann est négatif.

Examen de sang el urines. — Mme C... 48 ans (D: L.) Constante d’'Ambard.

Volume d’urines en { heure: 29 cm° ; Volume d’urines en 24 heures : 696 cm ; :C = Urée par litre d'urine = 16 gr. 94;

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