DÉ
Aspect: légèrement louche ;
Urée — 1694 par litre, 1185 par 24 heures ;
Acide urique 0,66 par litre, 046 par 24 heures; Acide phosphorique 3,20 par litre 224 par 24 heures ; Chlorure de sodium 4,62 par litre, 3,23 par 24 h.; Urobiline : présence nette ;
Pus : traces ;
Leucocytes : assez rares ;
Une ponction pratiquée dans le début de janvier 1930 en deux endroits différents de la zone indurée, ne permet de relirer que quelques gouttes de liquide hématique qu'on envoie à analyser. L'état général continue à s’aggraver, le psoïtis devient plus intense. La tumeur dure, assez régulière, augmente et est neltement perçue dans la fosse iliaque droite, les douleurs s’exacerbent, la malade supplie qu’on l'opère.
La ponction avait été faite par le D' Langevin qui pensait à une infection péri-rénale ; elle n'avait rien donné. Le chirurgien et le médecin demandèrent une nouvelle consultation avec le D' Canaguier; celuicei élimina le diagnostic d'affection péri-rénale pour les raisons eidessus données. Il envisagea avec le D' Laburthe le
SAQUE
diagnostic de tumeur maligne du rein et précisa la pos- Sibilité d'un hypernéphrome, par analogie avec les deux cas précédents vus par lui et dont nous avons rapporté les observations. Cependant, au cas où il y aurait eu infection il était lui aussi d’avis d'intervenir étant donné la symptomatologie de l'affection.
Intervention le 13 janvier 1930 ; incision de Guyon. La paroi est œdémateuse, infiltrée par le néoplasme dans toute son épaisseur. On arrive sur la région rénale où on trouve une tumeur, qu'on juge inutile d’exlirper, étant donnée l’infiltration. On en prélève un fragment pour examen. Même aspect que dans les observations précédentes des fongosités qui sont’gris jaunâtres, hémorregiques. Fermeture de la paroi. Etat consécutif : amélioration de tous les symptômes dès le lendemain ; le psoïlis diminue pour disparaître, et les douleurs s’atténuent pour cesser complètement ; l'appétit revient, les matières sont recolorées, la température revient à 31° et trois semaines après la malade se lève et rentre chez elle. L'état général se maintient bon et depuis cette intervention la malade, qui a engraissé, vaque de nouveau à ses occupations habituelles.
Le laboratoire (D' Beauchef) répond : les coupes des produits de curettage montrent des formalions épithéliomateuses tantôt trabéculaires, tantôt tubuleuses, formées de cellules claires dans la grande majorité, avec une circulation sinusoïdale abondante et des placards hémorragiques.
C'est le tvpe de la tumeur rénale de la variélé dite hypernéphrome. Les coupes des muscles montrent un