‹ Sur quelques cas d'hypernéphromesChapitre 9 sur 22 · SUR · texte numérisé non relu

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Le 13 novembre 1920 : laparotomie latérale sur l’incision de Jalaguier faite pour l’appendicite un an auparavant. On trouve une tumeur friable ressemblant à du tissu néoplasique ramolli, d'aspect graisseux finement divisé. L'infiltration se prolonge jusqu’au sacrum, et en haut remonte jusqu'aux fausses côtes, mais toujours en position rétropéritonéale. |

Quant aux vaisseaux iliaques, ils sont fortement soulevés par la tumeur mais ne sont pas allérés. Il n’y a rien à tenter, aussi on suture. La plaie se cicatrise très bien. Mais devant un diagnostic hésitant de cancer ramolli ou sarcome, on fait en fin novembre un essai de radiothérapie. Aucune amélioration, il semble même qu’on oblienne un résultat péjoratif. En effet, la paroi abdominale s’infiltre ainsi que la racine de la cuisse droite. Ensuite, c’est la cicatrice abdominale qui est gagnée, puis qui se fistulise comme la plaie postérieure avec écoulement de liquide citrin. Il y a toujours empâtement rénitent des tissus mais il n’y a ni bourgeon ni champignon néoplasique au niveau des plaies. L'écoulemert qui était d’abord séreux devient séro-purulent par infection surajoutée, et il en résulte un mouvement fébrile aux environs de 38°.

Le 18 décembre 1920, consultation avec le D' Delagénière qui ne peut, lui non plus, donner de diagnostic net et conclut de la façon suivante : « On pourrait penser à une suppuration profonde à allure maligne et dans ce cas une ouverture longue au niveau de la fosse iliaque et des lombes serait nécessaire. Mais il faut attendre encore en observant pendant 5 à 6 semaines et si Ja

température persiste, il faudra prendre une décision dans le sens « opération ».

En janvier 1921, l’aggravalion progresse et l’état général faiblit lentement ; la température augmente, bien que l'écoulement soit redevenu séreux pur, comme il était en novembre 1920. La cuisse droite s’infiltre de plus en plus ; les grandes lèvres s'æœdématisent ; toute celle Zone a pris un caractère d’empâtement rénitent en surface comme en profondeur. Les douleurs persistent et la malade réclame une nouvelle intervention, car les précédentes l'avaient soulagée. De plus l’expectative préconisée par le D' Delagénière montre qu’il n’y a pas à attendre d'amélioration, au contraire l’état général s'aggrave avec une fièvre persistante.

Le 4 février 1921, ouverture large dans la région lombo-iliaque droite. On trouve une masse de fongosités jaunes qui ont l’aspect du «ris de veau », la masse remplit toute la région lombaire et la fosse iliaque droite. Mais il faut remarquer que la zone rétropérilonéale seule est occupée par cette masse, et que le rein n’est pas touché, ni englobé dans cette masse. D'ailleurs la physiologie de cet organe n’est pas modifiée. Le fascia-iliaca est intact. Mais pensant que le muscle pourrait être touché, on l’incise et le muscle apparaît sain. On effectue un prélèvement des fongosités qu’on envoie au laboratoire. Pour terminer l'opération on fait un débridement au niveau de la cuisse et là encore, se trouve ce tissu fongoïde jaune qui dissèque les muscles et infiltre les espaces inter-musculaires. Le choc opératoire chez cette jeune fille qui était déjà fatiguée par

une fièvre de plusieurs mois et une évolution continue de la maladie fut considérable. Aussi quinze jours après, elle décédait en faisant des escarres de la région sacrococcygienne et au niveau des grandes lèvres. Le labo-raloire répond qu’il a enfin trouvé des passages dans les coupes qui permettent de faire le diagnostic d’hypernéphrome, mais le D' Beauchef a eu beaucoup de difficultés à faire l'identification des cellu'es de l'H. que les bourgeons charnus envahissaient.

Obs. II (D' Canaguier). — Madame D... 42 ans, en novembre 1924, vient consulter parce que depuis plusieurs mois elle a remarqué qu'elle perdait du poids. Elle ressentait dans le flanc droit des douleurs vagues, lancinantes, de plus en plus nettes. Avec une sensation d’asthénie croissante elle avait un teint de sub-infection. Son médecin institue un traitement qui, bien que suivi en tous points par la malade, ne donneaucun résultat. Elle avait un teint plombé, un état général assez touché, sa température était presque normale : 37° 7. On ne notait pas de crise appendiculaire dans ses antécédents ; le point de Mac Burney était assez imprécis. Le médecin traitant, hésitant dans un diagnostic entre appendicite fruste ou lésion para-rénale, l'envoie à la clinique en observation. |

Après plusieurs examens, on élimine une affection rénale ou para-rénale. Le diagnostic d’appendicite seul est retenu eton propose l'intervention à la malade qui accepte.

Opération le 13 novembre 1924 : Appendice retro-

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cæcal, déformé et'coudé par de nombreuses adhérences. Ilest'à noter que partant de l’appéndice et son meso, allant jusqu'à l’angle hépatique du colon, existe un cha-

-pelet d'abcès miliaires. Appendicectomie. Drainage. La

malade sort guérie le 12 décembre 1924. Non seulement elle ne souffre plus de son ventre, mais son état général s’est beaucoup amélioré ; son teint est redevenu normal, ellese senten parfait état. Mais voilà que deux moisaprès l'intervention, un mois après la guérison, une fistule se produit au bas de la cicatrice, à l’endroit où avait été placé le drain. Cette fistule se cicatrise,puisse reproduit et après plusieurs alternatives de cicatrisation et de suppuration, elle s’installe définitivement. A ce moment la malade reprend son teint blafard et infecté qu’elle avait eu au moment de son appendicite. Pas de température. Un stylet introduit dans la fistule suit le trajet qui pénétre profondément dans la région lombaire. On fait une radiographie avec le stylet en place dans la fistule, ce qui confirme que c’est bien dans la fosse lombaire qu’aboutit le trajet fistuleux.

En avril 1925, la température reprend aux environs de 38 et la douleur se complique de phénomènes d'irradiations le long de la cuisse droite. La possibilité d’un psoitis est envisagé. Le 16 avril 1925 on intervient par upe incision lombaire, on trouve Je psoas dilacéré et formant une bouillie de fongosités jaunâtres se présentant sous le même aspect que dans l'observation précédente, c’est-à-dire qu'elle ressemble à du «ris de veau» s'écrasant sous le doigt. Curettage de cette masse et

mise en placed’un drain abdomino-lombaire. Le 20 avril CHARPENTIER 2

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