‹ Sur Quelques Cas de Névrites Périphériques Chez les Tuberculeux PulmonairesChapitre 27 sur 28 · PR TT DSL NE VONT 20 TE RES · texte numérisé non relu

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responsable, pour une large part, de l’impotence fonctionnelle.

Dans nos observations, nous relevons À cas de névrite du sciatique poplité externe à prédominance motrice {obs. XII).

Enfin, nous avons rapporté 4 cas de polynévrite sensitivo-motrice (obs. I, IT, II, IV, V).

Il semble que, dans ces cas, les phénomènes moteurs dominent nettement les troubles sensitifs ; dans aucune observation, sauf peut-être à la période terminale de la malade de l'observation IV, nous n'avons trouvé des douleurs intenses, spontanées ou provoquées, analogues à celle de la polynévrite alcoolique.

En revanche, l’atrophie musculaire nous a paru toujours prédominante.

Enfin, remarquons que nous n'avons jamais observé de syndrome de Korsakow; celui-ci a pourtant été décrit, dans la polynévrite tuberculeuse, dans des observations de Strumpel, Raymond,Oppenheim, Laignel-Lavastine.

Quelle est l’évolution clinique de ces névrites tuberculeuses ?

Remarquons tout d’abord que toutes sont apparues brusquement, en quelques jours; chaque fois, l’interrogatoire peut préciser la date exacte de leurs premières manifestations. |

Le pronostic général est intimement lié à celui de la tuberculose pulmonaire; nous avons vu des formes marquées régresser chez des malades dont l’état pul-

AE: Mel

monaire s’améliorait (abs, I, V, VIII, IX, X, XIV).

Au contraire, il semble que, dans les formes graves de tuberculose, les troubles nerveux s’aggravent en même temps que les accidents pulmonaires (obs. II, IV).

Dans les formes à pronostic favorable, la période de régression semble très variable. Nous avons vu disparaître, chez le malade de l’observation VII, tous les troubles en trois semaines; la malade de l'observation I guérit complètement au bout de huit mois. Ces délais de régression sont d’ailleurs en rapport avec ceux que fixent habituellement les auteurs. Decroly a pourtant vu guérir en quinze jours une polynévrite à type paraplégique chez un jeune homme atteint de tuberculose pulmonaire torpide.

Cependant, faisons remarquer que, chez notre malade de l’observation If, la polynévrite tubereuleuse semble fixée depuis sept ans, en dépit d’un état pulmonaire relativement satisfaisant,

30 Dans quelles formes de tuberculose pulmonaire l’'observe-t-on ?

Pour Pitres et Vaillard, la névrite tuberculeuse peut se développer à toute période de l'évolution de la tuberculose; les formes à prédominance de l’amyotrophie sont souvent précoces,

Nous ne rapportons qu'un cas de polynévrite chez un tuberculeux à lésions discrètes (obs. IT).

Dans les recherches faites au Sanatorium de Bré-

vannes, il est difficile de répondre à cette ques-

tion, carle Sanatorium de Brévannes doit être consi-

tissant des centres de triage de la capitale

déré avant tout comme un hôpital de tuberculeux avérés. Situé dans la banlieue de Paris, il est l’abou- US à décongestionne les services de médecine générale si souyent encombrés de tuberculeux.

Toutes les observations que nous rapportons qui concernent des femmes ont trait à des tuberculoses pulmonaires ouvertes graves ; au contraire, chez les hommes, certains cas se sont manifestés dans des formes de tuberculose à pronostic relativement favorable ; il semble donc que les troubles névritiques puissent s'observer dans toutes les formes de tuberculose pulmonaire,

4 Une cause efficiente peut-elle provoquer son apparition ?

Pitres et Vaillard, étudiant le mécanisme des manifestations cliniques des névyrites tuberculeuses, admettent que celles-ci sont fréquemment latentes ; le malade se trouve dans un état permanent d'im-

minence morbide, Suryienne une cause proyocante,

la néyrite s’aggraye et entraine des signes cliniques. ‘Ainsi Pitres et Vaillard font jouer un rôle consi-

dérable aux refroidissements, aux émotions, aux

affections intercurrentes, aux lésions hépatiques ou

rénales.

Dans nos observations, nous avons toujours

étudié les fonctions viscérales ; dans un seul cas.

(abs. IV } la névrite a coïncidé avec une déficience

hépato-rénale nette. Plus important nous semble le |

rôle du traumatisme.

Cette question a été posée par le D' Lévy-Valensi lorsqu'il a présenté devant la Société médicale des Hôpitaux la malade qui fait l’objet de notre observation I.

Cette malade voyait ses troubles nerveux s’installer quelques jours après la première intervention pour pneumothorax artificiel ; celle-ci d’ailleurs fut pénible, des adhérences pleurales n'autorisant qu'un décollement partiel.

De cette observation, le D' Lévy-Valensi en rapproche deux autres:

L’une du D' Philbert qui, chez une tuberculeuse, vit, huit jours après l'institution d’un pneumothorax artificiel, se développer une polynévrite sensitivomotrice ; celle-ci d’ailleurs guérit en six semaines.

L'autre, étudiée à Brévannes, chez un malade alcoolique qui fit une polynévrite à forme paraplégique peu après l'institution d'un pneumothorax artificiel.

De ces cas, il nous faut rapprocher celui de l’observation IV où nous vimes se développer des phénomènes à type polynévritique chez une malade ayant fait une chute légère sur le genou.

Dans toutes ces formes, il semble que le traumatisme ait pu, au même titre qu'une poussée évolutive (obs. XI), être la cause efficiente de la névrite.

Il est certain que le traumatisme joue un rôle important dans l'apparition des polynévrites de l’alcoolique ou du saturnin ; de la même façon, le traumatisme ne peut-il pas, dans la tuberculose,

Aa ins nerveuses, ou je rendre AN si : jusque-là elles étaient latentes ?

Contre toutes ces observations fondées seulement

surdes faits cliniques, s'élèvent les avis autorisés

Fe d’ éminents spécialistes de la tuberculose. Se basant

sur de nombreuses statistiques personnelles, sur la

| pratique courante du pneumothorax thérapeutique,

cils nient l'existence de la névrite tuberculeuse et,

14 par conséquent, la possibilité de cause détermi- nante dans sa production. |

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