DE TES
* Il peut être défini un ensemble d'actes mécaniques pratiqués sur tout le corps et destinés à l’assouplissement de l'organisme. Schreiber, dans son Traité pratique de massage et de gymnashique médicale, répartit les manœuvres de massothérapie en quatre grandes variétés : effleurage, friction, pétrissage et tapotement.
L'effleurage ou effleurement consiste à frolter légèrement avec deux où plusieurs doigts le revêtement cutané et à diriger toujours les frictions dans le sens du courant veineux. Ils amènent la contraction des vaisseaux et, par contre-coup, l’accéléralion du sang. [Il ne faut po aller jusqu’à provoquer la douleur.
Les frictions $ Chien plutôt avec les extrémités digitales.
Ce sont surtout les masses musculaires qui sont visées par l’action du pétrissage. Elles sont saisies à pleines mains et soumises à un malaxage énergique.
-Par le capotement on percute avec l'extrémité des doigts ou avec-les doigts demi-fléchis la région à masser. Un utilise encore les chocs que l’on donne avec le poing fermé, les claquements avec la paume de la main, les hachures avec le bord cubital de la main. Tous ces moyens sont excellents pour atteindre le but que nous nous sommes assigné par le massage.
Ils amènent la résorption de la plupart des exsudats : sang, lymphe, liquides quelconques. Les déchets organiques liquides ou solides dont la présence est reconnue nuisible sont repris par la circulation et rejetés au dehors par le bon et normal fonc- . tionnement des émonctoires. Ainsi que nous l'avons déjà dit, Le massage provoque une excitation des ramuscules nerveux périphériques ou profonds, apportent dans Îa circulation des modifications importantes (accélération du cours du sang, action sur les vaso-moteurs). Il intervient avec une grande efficacité par aclion mécanique sur certains viscères, agit enfin dans la nutrition générale et d’une façon très importante.
Pour tous ceux qui ont pratiqué les sports, il apparaît comme indispensable et bienfaisant.1l suffit de se représenter le travail musculaire nécessilé par les efforts sportifs pour en être con-
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vaincu. À l’état de repos, la nutrilion du muscle exige évidemment moins de matériaux qu’à l’état de travail.
L'activité musculaire exige, en effet, pour se manifester, un apport sanguin huit ou neuf fois plus considérable. Dans un groupe musculaire en action, il passe huit à neuf fois plus de sang. Alors seulement le muscle peut montrer la plénitude de ses moyens. Or ce point oplimum à un effort quelconque ne peut être atteint instantanément. Un certain temps s'écoulesavant que les vaisseaux suffisamment dilatés permettent le passage du sang nécessaire à l’action demandée au muscle, II y a une période de somnolence musculaire préjudiciable. Il y a donc intérêt à l’écourter, à hâter le réveil. On y parvient par tous les procédés excitateurs du muscle et dont l'emploi appelle dans celui-ci une plus grande quantité de sang. Ainsi l'effort à accomplir peut êlre essayé rapidement et avec chance de réussite. C'est à quoi vise le massage bien compris.
Après un travail quelque peu violent, son utilité n'apparaît pas moins grande. Les muscles sont encombrés du fait des contractions multiples dont ils furent le siège de déchets organiques, de sels toxiques dont l’évacualion rapide s'impose. Vraisemblablement l'acide sarcolactique entre pour une large part dans la sensation de faligue. Le massage, en dispersant ces résidus, en les faisant se résorber, amène la disparition de ce sentiment de lassitude et de fatigue qui accompagne tout abus physique.
L’alcoolisme.
La cullure physique se place au premier rang dans la lutte que la société a entreprise contre cet empoisonnement imbécile et volontaire nommé alcoolisme. Devant la grandeur du danger dont non seulement l'individu est menacé, mais la race tout entière, il n'est pas une force de préservation sociale qui’ ne doive entrer en action.
L'alcoolisme aigu, bien que répréhensible au plus haut point,
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est peut-être moins funeste que l'alcoolisme chronique, plus insidieux. Tous les appareils sont plus ou moins touchés ; bien peu y échappent. On juge de la grandeur du désastre. Les troubles digestifs : diminution de l'appétit, lenteur des digestions, pituites aboutissant à la gastrite chronique avec atrophie progressive des éléments glandulaires. L'entérite chronique est fréquente, les artères sont saillantes et athéromateuses.
Les troubles nerveux consistent en vertiges, fourmillements, perte de la mémoire, affaiblissement de la vue. Les plus symptomatiques sontles {remblements limités aux extrémités et révélés par de petites oscillations transversales et les Aa/lucinations. L'alcoolique réveillé en plein sommeil, en, proie à l'insomnie la plus pénible, voit courir des animaux (rats, serpents, etc.). On appelle zoopsie celle forme d'hallucinations. Suivant la prédisposition individuelle,tel ou tel organe est plus où moins frappé. C'est l'intoxication du foie qui se traduit par de la cirrhose, de l'ictère catarrhal. Les troubles nerveux sont des plus importants à celte période : pseudo-paralysie générale alcoolique ; paralysies alcooliques ordinairement dues à des névrites périphériques.
Le delirium tremens, violent délire de parole et d'action, accompagné d’hallucinations, aboutit soit à la mort au cours d'un accès aigu, soit à la démence alcoolique avec affaiblissement des facultés intellectuelles et persistance d’un état d’hébétude.
En dehors de ces états graves, l’alcoolique est prédisposé à l'aggravation de toutes les maladies dont il peut être frappé. Non seulement l'alcoolique est atleint profondément dans sa santé, mais encore ses descendants sont poursuivis par la faute paternelle. [ls sont gucttés par la méningite tuberculeuse, les accidents hystériques et épilepliformes, déformés par la microcéphalie complétée par de la paralysie et de l’idiolie.
Devant tous les dangers présentés par ce fléau, souhaitons que plus ils seront connus, plus s'organisera la défense qui en triomphera.