CHAPITRE DEUXIÈME
DÉSHYDRATATION CATALYTIQUE DES ALCOOLS « ÉTHYLÉ- NIQUES. OBTENTION DE CARBURES ÉRYTHRÉNIQUES.
Si l'on n'avait égard qu'à la quantité, on pourrait dire que les résultats obtenus sont fort bons.
Malheureusement, il y a, sauf exceplion, production simultanée de plusieurs hydrocarbures isomériques (isomères stériques et isomères de position), et il n’est pas nécessaire d’insister ici sur les difficultés presque insurmontables que présente la séparation de tels mélanges.
Je n'ai donc pas pu arriver, la plupart du temps, à des carbures bouillant bien, alors que cependant leurs indices de brome et leurs réfractions moléculaires étaient convenables.
Toutefois, il m'a été possible par la suite de préparer avec cette matière première des dérivés qui, grâce à leur cristallisalion, se purifiaient aisément (bromures, érythriles, etc.) et c'est en cela que ces préparations présentent de l'intérêt.
M. Dumoulin () qui, après mes premières publications a effectué l'oxydation permanganique des carbures de déshydratation afin d'en établir la structure à publié des résultats en bon accord avec les miens.
19 Description de l’expérience.
Les alcools & éthyléniques n'avaient jusqu'ici été déshydratés que par le bisulfate de potasse. Reif (®), qui a effectué cette déshydratation, l’a décrite comme une opération péni-
ble et donnant de mauvais rendements.
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(‘) Dumouuin, Loc. cit.
(2) Ræerr, Loc, cit.
Il obtenait en effet les carbures avec un rendement de 15/100, à condition de n'opérer que sur 3 g. d'alcool à la fois.
J'avais eu un peu mieux, dans le cas du méthylvinylearbinol, par l'emploi de l’anhydride phosphorique. Enfin Île chlorure de zine m'avait donné des rendements du même ordre dans le cas de l’éthylpropénylcarbinol.
Finalement, j'essayai l'action catalytique de lalumine.
Préparation du catalyseur. — Je m'adressai d'abord à laction de l'ammoniaque sur un sel d'aluminium ; un catalyseur ainsi préparé s'est loujours montré peu actif. À 265°, il m'a permis d'obtenir l’érythrène avec un rendement à peine supérieur à 20/100. k
J'ai choisi enfin l'alumine précipitée d'un aluminate alcalin par l'action de l’anhydride carbonique. Les matières premières sont l’aluminate de soude commercial et le gaz carbonique pur industriel. Le précipité est lavé une dizaine de fois à l’eau distillée, puis séché à l’étuve à r120°.
La masse spongieuse ainsi obtenue est pulvérisée, et, sous
cette forme servira au remplissage du tube à catalyse.
Appareil. — Le tube à catalyse est un tube en pyrex de 20 mm. de diamètre, de bo cm. de longueur, étiré à une extrémité, Le remplissage s'opère ainsi : > cm. de coton de verre, 2 em. de pierre. ponce granulée, > cm. d’alumine, puis alternativement la pierre ponee et l’alumine ; enfin > cm. de coton de verre. Il faut laisser un léger vide entre le dernier tampon de coton de verre et la dernière plage de ponce ; en effet il faut pouvoir d'une part glisser le réservoir d'un thermomètre, d'autre part homogénéiser la masse.
On ferme le tube en son gros bout par un bouchon à deux trous laissant passer, lun un thermomètre 06-400,
l’autre une petite allonge qui servira à l'introduction de
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