‹ Sur quelques erreurs de méthode dans l'étude de l'homme primitifChapitre 4 sur 7 · L. WODON · texte numérisé non relu

L. WODON

(;ollal)oralour scienti(i(|u<î cie l’Institut, Prolusseur a rUuiversité de Bruxelles.

1 volume grand in-^" ^format du présent prospceliis) 37 pages, cartonné ; 2 fr. 50.

Louis WODON

L’auteur, à propos des travaux du professeur Kail Biicher, de Leipzig, sur les origines de l’aetivité économi<[ue et de la technique, fait ressortir certaines erreurs de méthode fréquentes dans l'étude de l’homme primitif.

On sait (|ue K. Bûcher a prétendu (|u’à l’origine l’homme n’était pas guidé, dans son activité productrice, par le « mobile économique » et que le travail, dans le principe, se confondait avec le jeu et l’activité esthétique. Ces théories reposent sur l’observation des peuplades sauvages actuelles ou plutôt des « sui'vivances » d’un état prétendùment antérieur que l’on découvrirait chez ces peuplades.

Reprenant et discutant les faits invoqués par K. Bûcher, l’auteur démontre que la tlièse du savant professeur est dépourvue de fondement. Le primitif n’esi ni plus ni moins <|ue le civilisé sous l’action du « mobile économique », « mais le premier pense avec sa cervelle de primitif et agit avec les moyens » ([ue lui fournit la civilisation rudimentaire à laquelle il appartient ; l’autre » dispose d’un instrument mental perfectionné par l’éducation et il met en » œuvre les ressources innombrables que lui olïVe toute cette capitalisation » d’idées, de procédés, d’inventions accumulées par des siècles, dont l’ensemble » constitue ce que nous appelons la civilisation moderne ». Quant à la prétendue confusion originaire du jeu, du travail et de l’art, elle n’est nullement établie par les observations ethnographiques.

Le point de vue de l’auteur est nettement psychologiipie ; « Sans l’aide » de la psychologie, (|ui lui fournit d’indispensables matériaux, la sociologie » ris(|ue, dit-il, de se perdre dans la phraséologie pure. »

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