SANS
purulerite abondante. Evolution des lésions pulmonaires. Etat cachectique. Poids : en juin, 50 kil.; en novembre, 42 kil.
OBSERVATION IX (résumée) x
(Hôpital de Saint-Genis-Laval, service de M. le Docteur PIÉRY)
ZM IRANS:
Entré le 11 juin 1920.
Décédé le 12 novembre 1920.
Tuberculose pulmonaire fibro-caséeuse. Poussée évolutive caséifiante du sommet gauche. Poussée d’entérite hémorragique antérieure.
Depuis février 1920 : Toux, expectoration muco-purulente, température vespérale atteignant 39°.,
Avant le traitement :
Poumon gauche : En arrière, foyers de sous-crépitants avec craquements humides; toux éclatante et même spéloncique. Prédominance dans la région scissurale. À la base, submatité: avec obscurité respiratoire. Quelques râles bronchiques. En avant, au sommet, râles et toux spéloncique.
Poumon droit : Respiration un peu bruyante, sans râles nets.
Expectoration muco-purulente. Poids: 60 kil.
Le 21 juillet : On commence une série d'injections intraveineuses de 1 centimètre cube de peptonate de cuivre. Léger: abaissement de la température au-dessous de 39°.
Le 19 août : Fin de la première série d’injections. La température remonte à 39°5 et même 39°8.
Du 19 au 30 août, accidents de la dent de sagesse.
Le 30 août : Début d'une série de huit injections. La tem. pérature retombe à 39° et s’y maintient jusqu’au 12 novembre, date du décès du malade.
Poids : en août, 56 kilos; en septembre, 55 kilos: en octobre, 54 kilos. ù
L'examen nécropsique a révélé au poumon droit : base libre: adhérences au niveau de la scissure et du sommet, Congestion :
TE
à la base. Quelques tubercules récents occupant les deux tiers: supérieurs.
Au poumon gauche : forte adhérence au sommet, Cavernules et nombreux tubercules caséeux. Poussée pneumonique: avec petits points de caséification.
Si nous examinons les résultats obtenus chez nos trois malades observés, nous voyons des résultats très différents suivant la gravité des lésions constatées.
Chez le malade de l’observation VII, les lésions étaient peu avancées, l’état général peu gravement compromis, malgré la persistance de sueurs nocturnes et un état de fatigue que traduisait un teint terreux. Depuis l'entrée à l'hôpital, la température s'était abaissée de 3903 à 3802, avant qu'on ne fasse les premières injections de peptonate de cuivre. Néanmoins, les sueurs nocturnes, fort pénibles, déprimaient encore le malade, qui ne pesait que 47 kilos 200. Après dix injections, le poids augmente (49 kilos), ainsi que l'appétit; la température tombe à 37°6. Le malade a donc été sérieusement amélioré.
Chez les deux autres malades, les lésions étaient plus avancées et en même temps étendues à une plus. grande partie de l'appareil pulmonaire. L'influence du peptonate de cuivre s’est montrée plus timide. Elle s’est manifestée cependant, non sur les lésions, qui ont continué à évoluer comme si aucune médication n'avait été instituée, mais sur la température élevée, qui a eu tendance à baïsser. Malheureusement, chez la malade de l'observation VIII, cet abaissement de la température n’a. pas été assez accusé et surtout pas assez durable, malgré des injections nombreuses (40). L’appétit non amélioré n'a pas permis une meilleure alimentation de la
RS mere
malade, qui, de jour en jour, se cachectise de plus en plus.
Chez le malade de l'Observation IX, il pourrait sembler, à première vue, que l’action antithermique du peptonate de cuivre est suffisamment démontrée par l’abaissement de la température au-dessous de 39 pendant le traitement et surtout par la nouvelle poussée à 398, sitôt la série d’injections interrompue. Mais cette période de cessation momentanée du traitement ayant coïneidé avec l’apparition d'accidents de la dent de sagesse, il ne nous semble guère possible de tirer argument de cette constatation. L'examen nécropsique a montré, chez ce même malade, l’action inefficace de la médication sur la marche des lésions.