‹ Sur Quelques Microdosages Biochimiques Essentiels Par La Cellule PhotoélectriqueChapitre 11 sur 35 · CH5— CO — CH + (0? CH5—CHON—CH?—CO0H + CH? — COOH + CH20H — (00H · texte numérisé non relu

CH5— CO — CH + (0? CH5—CHON—CH?—CO0H + CH? — COOH + CH20H — (00H

Schéma II. Obtention des corps cétoniques à partir des acides-aminés: p. ex.

Phényl-alanine, Tyrosine, Leucine CHS—CH—CH-CH—COOH | NH Désamination

Acide cétone

CH$—CH2—CH2—CO—COOH + NH3

\ Oxydation Acide gras pair (d’un atome de C inférieur)

Ÿ CHÿ—CH2—CH2—COOH + CO?

Oxydation de Knopp

etc. comme sous Schéma I.

On trouve donc dans l’urine normale des traces d’acétone, comme JAKSCH l’a démontré (0,01 à 0,03 gr. dans 24 heures). On constate une augmentation de l’acétone par l'élimination des hydrates de carbone dans la nourriture. Par le jeûne l’acétone est aussi augmentée.

On ne connaît pas encore suffisamment les raisons qui occasionnent principalement dans le diabète la formation des corps cétoniques et qui par les propriétés acides de l'acide acétyl-acétique et de l’acide oxy-butyrique amènent l’acidose sanguine, Le manque de synergie des divers métabolismes chez ces malades entraîne une élimination urinaire exagérée des sels ammoniacaux. L’ammoniaque urinaire provient de l'élimination par les reins d’ions acides, comme nous l'avons vu et il s’agit d’un phénomène de compensation. L'apparition des corps céfoniques dans l’urine se manifeste donc en général, chaque fois qu’il y a manque d'hydrates de carbone dans la nourriture ou que ces substances ne sont pas brûlées ou assimilées par l'organisme,

Au point de vue clinique, il faut retenir que l’acétone et les autres corps cétoniques existent dans les cas de diabète, de jeûne ou de privation d’hydrates de carbone, dans les gastro-entérites infantiles, dans des crises gastriques ou digestives graves, dans les états fébriles, dans les cas de cancer de l’estomac ou du duodénum, dans les complications de la grossesse et dans les états consécutifs de l’anesthésie ‘au chloroforme.

Les doses d’acétone dans ces différentes affections peuvent varier de quelques décigrammes jusqu’à 30 grammes par jour. Cette dernière dose peut cependant être considérée comme très exceptionnelle,

Les Réactions qualitatives et quantitatives des corps cétoniques.

Nous ne voudrions pas décrire ici les différentes techniques employées dans les laboratoires pour ces recherches. On trouvera toutes les indications utiles dans le travail susmentionné de SIDAWY.

Nous ne citons pour l’acide diacétique que les réactions de GERHARDT (22), d’ARNOLD (23), de V. ARREGUINE et CARCIA (24) ; pour l’acétone les méthodes de: LÉGAL (25), de FROMER (26), de ROTHERA (27), de GUNNING (28), de BOUGAULT-GROS (29), de DENIGES (30), de FLEURY (31), de VAN-SLYKE-GUILLAUMIN (32) et d’autres auteurs, indiquées et décrites dans le travail de SIDAWY.

Le Dosage des corps cétoniques de l’urine au moyen de la cellule photo-électrique.

Pour réaliser notre projet, il fallait tout d’abord choisir une méthode rigoureuse de contrôle permettant de déterminer exactement l’acétone et les autres dérivés cétoniques se trouvant dans les urines.

Nous avons adopté la méthode de C. O. GuiLLAUMIX. Nous ne voulons nullement recommander cette technique pour l'usage courant dans un laboratoire pratique. Comme nous allons le voir, elle présente deux inconvénients:

L’emploi d'appareils distillatoires d’un type tout à fait spécial.

Des manipulations trop longues et délicates pour l'emploi clinique, Mais nous avons cherché une méthode rigoureuse, nous donnant une base exacte pour l’établissement correct de notre courbe colorimétrique à la cellule photo-électrique.

GUILLAUMIN emploie deux appareils composés d’un ballon distillatoire spécial. Celui-ci est relié à une colonne réfrigérante type VIGREUX ascendante suivie d’un réfrigérant descendant vertical, à l’extrémité duquel un tube en verre, à bout renflé, plonge sous une couche d’eau dans un ballon d'ERLENMEYER. La figure jointe explique mieux que toute description, le montage des appareils. (Fig. 3 et 4).

Le principe de la méthode de GUILLAUMIN est le suivant: Par un léger chauffage l’acide acétyl-acétique se décompose et se transforme quantitativement en acétone avec départ de CO?, comme nous l’avons montré antérieurement par les formules chimiques. On détermine donc dans une première manipulation l’acétone libre et celui provenant de l'acide acétyl-acétique. Ceci s'effectue par simple distillation. On recueille le distillat dans une solution alcaline contenant une quantité déterminée d’iode titré.

Une partie de ce iode est transformée en iodoforme. La partie restante du iode en excès est ensuite titrée par une solution d’hyposulfite.

Le résidu de la distillation contient l’acide B-oxybutyrique. On y verse un mélange oxydant d’acide sulfurique et de bichromate de potasse, L’acide B-oxybutyrique est ainsi transformé en acide acétyl-acétique, qui par distillation fournit de l’acétone. On dose cette deuxième fraction exactement comme la première. Les réactions se passent suivant les formules indiquées au début du chapitre.

Les réactions de dosage iodométrique s'effectuent suivant le processus ci-dessus:

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