‹ Sur Quelques Microdosages Biochimiques Essentiels Par La Cellule PhotoélectriqueChapitre 15 sur 35 · ON · texte numérisé non relu

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Lorsque l'alcool est pris à doses modérées, il disparaît très vite de l’organisme et ni dans les urines normales, ni dans les cas pathologiques on ne trouve habituellement des alcools primaires de la série aliphatique (C°H29—OH). Mais à des doses plus élevées, capables de produire l'ivresse, une grande partie d’alcool peut traverser les reins. D’après ZUNTz et GEPPERT (38), STRASSMANN (39) dix pour cent d’alcool peuvent être éliminés dans ces conditions sans subir de dégradation, d’après ATWATER et BENEDICT (40) cette dose ne serait que de 2%. Une partie seulement de l’alcool global éliminé, apparait dans les urines, car environ 50% de l'alcool absorbé, est évaporé par les poumons et la peau. Il disparaît très vite de l'organisme dans lequel il est détruit, comburé sans doute jusqu’à ses produits ultimes de dégradation: l’eau et le gaz carbonique. Comme nous l’avons vu, la résorption de Palcool est dans les cas habituels de livresse chez l’homme très lente et par conséquent son élimination par l’urine peut être décelée très longtemps après l’ingestion, c’est-à-dire même encore après 5 à 8 heures. Ceci constitue donc un grand avantage pour le diagnostic d'ivresse en cas d'accident. D’autre part le prélèvement est à tout lieu et à tout moment plus facilement pratiquable et les causes d'erreur par les traces d’alcoo! étranger, employé pour réaliser l’asepsie, sont évitées.

Nous nous permettons de donner ici pour cette raison les recommandations spéciales que PARCHET (41) donne au corps

médical.

«Etant donné la nature spéciale du dosage d'alcool dans le sang, nous croyons utile de donner ici quelques indications

tirées de la littérature et de notre propre experience, qui aideront à interpréter les résultats d'analyse.

Si normalement, le sang ne contient que des traces indosables d'alcool, il n’en est plus de même dès que le sujet consomme des boissons fermentées: le taux d'alcool ascende alors assez rapidement à 0,5—1,2 pour mille et parfois même davantage. Le degré de tolérance vis-à-vis de l’alcool n’est évidemment pas le même pour un individu qui consomme habituellement avec modération des boissons alcooliques, que

pour celui qui pratique l’abstinence, il est encore différent pour un éthylique avéré.»

«C’est pourquoi il n’est pas possible de fixer un taux uniforme, au-dessus duquel l'ivresse est manifeste, quel que soit le sujet considéré.» — «Si l’analyse révèle un fort taux d’alcoo!l (1,5 à 3 pour mille), elle sera en général déterminante pour établir les responsabilités. Si, au contraire, le taux d'alcool est faible (0,5 à 1,0 pour mille), il permettra tout au plus de suspecter l'ivresse en voie de régression, sans cependant pouvoir l’affirmer. Dans ce cas, on ne se contentera pas d'une simple analyse de sang, mais on procédera à une enquête minutieuse sur les circonstances qui ont provoqué l'accident.»

Nous voyons que dans des cas pareils un dosage de l'alcool dans les urines aurait pu fournir des indications utiles et aurait donné au dosage d’alcool dans le sang toute sa signification.

Nous avons employé comme méthode de contrôle pour déterminer le taux d’alcool de nos solutions témoins celle de MAURICE NICLOUX (24).

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