‹ Sur Quelques Microdosages Biochimiques Essentiels Par La Cellule PhotoélectriqueChapitre 16 sur 35 · I. Méthode titrimétrique de contrôle · texte numérisé non relu

I. Méthode titrimétrique de contrôle

Nous citons ici le texte presque intégralement d’après l'auteur (NiICLOUX) même:

«Solutions titrées nécessaires. —

1° Bichromate de potassium, Cr?207K2; P. M. 2944, — Préparer trois solutions, dont les teneurs en bichromate sont dans les rapports 1, 2, 5:

DOIDLION AIN EN ENMTENSES 4 5.262 par litre SOLUTION A Nr RE 8 5.524 par litre RTE 21 g.,310 par litre.

PR 7 ba

Ce sont les solutions étalons, auxquelles devront se rapporter les suivantes; elles sont pratiquement inaltérables, 1 cm de la solution À correspond à 1 mg. d’alcool.

2° Sulfate de fer ammoniacal (sel de Monr). SO“Fe, SOt(NH1)2, 6 H20; P. M. 392,12. Solution 17 5.027 par litre contenant 40 cm* de HSO{ pur. 2 em° réduisent 1 em* de la solution À de bichromate.

3° Permanganate de potassium. MnO#K; P. M. 158,12. Solution à 1 g.373 par litre; elle est exactement équilibrée, volume à volume avec la solution de sulfate de fer.

Réactif nécessaire. — Acide sulfurique pur bouilli (d—1,84), étendu de la moitié de son volume d’eau, soit à 66,6 p. 100 en volume,

Vérification des solutions titrées. — On s'assure d’abord, par l’emploi de burettes de 2 cm? en centièmes de centimètre cube, que les solutions de permanganate et de sulfate de fer sont exactement équilibrées. Pour vérifier la solution de sulfate ferreux, mesurer au moyen d’une pipette vérifiée, un centimètre cube de la solution 5 À de bichromate, acidifier par SO{H? étendu et y ajouter au moyen d’une pipette également vérifiée, 10 cm* de la solution ferreuse, qui doivent le réduire exactement. Pour s’en assurer, ajouter à ce moment, 0 cc., 2 par exemple, de la même solution ferreuse contenue dans la burette de permanganate, ce réactif goutte par goutte jusqu’au virage de la teinte verte de (S01)* Cr? au vert teinté de pourpre; deux gouttes de 0 cc. 01 suffisent pour l’'observer nettement. Si la solution de SO‘Fe est exacte, le retour devra se faire avec 0 ec. 2 de MnO“K.

Mode opératoire. — Dans un tube à essai de 20 mm. de diamètre extérieur fermé par un bouchon de verre de diamètre plus petit (10 à 12 mm.) très soigneusement rodé, on introduit 5 cc. de la solution à analvser, ces 5 ce. ne devant pas contenir plus de 5 mgr. d’alcool. On ajoute 2,5 çc. d’acide sulfurique étendu à 66,6 p. 100; le mélange s’échauffe légèrement, on le refroidit. À ce moment on ajoute, exactement

mesuré au moyen d’une pipette ou d’une burette graduée en centièmes de centimètre cube, le volume nécessaire de la solution À, ou 2 A, ou 5 À de bichromate, de telle façon qu’elle soit en léger excès. On asseoit fortement le bouchon sur son siège après avoir eu soin d’humecter le rodage avec l'acide sulfurique. On agite légèrement le tube de manière à bien mélanger son contenu, on le place dans un bain-mafie, réglé à 85° et on l’y laisse une heure, la partie où se trouve le liquide étant seule immergée. Après ce temps la réaction est terminée, on retire le tube et on le refroidit; le contenu doit être vert-jaune, ou jaune s’il s’agit de très petites quantités d’alcool. On fait tomber dans le tube même, la solution de sulfate ferreux, de telle facon que le bichromate une fois réduit, elle soit à son tour en petit excès. On détermine enfin ce léger excès au moven de la solution de permanganate, qui fait virer la teinte au pourpre ou au rose.

Précision. — Toutes les opérations sont conduites microanalvtiquement en ce sens que les burettes contenant le sulfate de fer et le permanganate sont graduées en centièmes de centimètre cube et livrent des gouttes de 0,01 cc. environ. Lorsque la quantité d’alcool est voisine de 5 mg., deux gouttes de 0,01 cc. de permanganate suffisent pour obtenir le virage, elles représentent une quantité d’alcool qui serait de O0 mg. 01, l'erreur relative est donc de 0,2 p. 100, soit 2 p. 1000. Pour des quantités d'alcool un peu moindres 1 à 3 mgr., une goutte de permanganate suffit pour obtenir le virage, l’erreur relative «est de 5 p. 1000 environ. Pour O0 mgr. 5, l’erreur relative est de 1 p. 100; pour 0 megr. 1 de 5 p. 100.»

À la technique de NicLoux, nous n'avons fait d’après LE BRETON qu'une addition. Dans chaque série de dosages, nous introduisons un dosage témoin à blanc, où la solution d'alcool à titrer est remplacée par de l’eau bidistillée. Ce témoin donne la quantité de substances réductrices, exprimées en alcool, qui pourraient se trouver présentes dans les volumes de réactifs employés.

Avec certains acides sulfuriques du commerce dits «purs», elle peut être de 5 centièmes de milligramme. Par

suite, on peut faire en négligeant ce témoin, une erreur importante de 5 p. 100, si la quantité à titrer est de 1 mor. et de 1 p. 100, si elle est de 5 mgr. La quantité d’alcool présente dans la prise est obtenue par différence avec le témoin.

IT. Méthode colorimétrique pour le dosage de l’alcool dans l’urine au moyen de la Cellule Photo-électrique.

La littérature indique un grand nombre de méthodes d'identification d’alcool éthylique en milieu aqueux. Il y avait donc lieu de rechercher une méthode d'identification spécifique à l'alcool éthylique, permettant la recherche et le dosage par colorimètre, se prêtant par sa simplicité à l'emploi courant dans les laboratoires.

I] nous a semblé que la technique de ROSENTHALER (43) devait se prêter le mieux à nos exigences. Cette méthode a été expérimentée tout récemment par J.-M. HAMBERSIN (44).

Cette réaction s'applique à tous les alcools primaires, mais ce fait ne présentait pas d’inconvénient pour nos recherches, étant donné l’absence dans l’urine d’alcools à nombre de carbone supérieur à Cÿ.

Principe de la Méthode de ROSENTHALER:

Si l’on traite l’alcool éthylique par une solution chlorhydrique diluée d’acide sulfanilique, additionnée de Nitrite de Soude, l’alcool est oxydé en aldéhyde par le diazoïque; ce dernier réagit sur l’aldéhyde pour donner un composé coloré rouge sang.

C] NH°—HCI NAN | ME PANOEE | + HO SO'H SO'H Acide diazosulfanilique Acide Sulfanilique

chloré. chlorhydraté,

NON H NS TS O ET COR OR N Cnere cmc/ ES A aa SH SO'H SO'H Oxydation de l’alcool Aldehyde

par le diazoïque:

Les réactifs nécessaires pour effectuer la réaction sont les suivants:

Solution A: 1 gr. acide sulfanilique dissous dans 150 cc. d’eau distillée, additionnés de 50 cc. HCI N/5.

Solution B: Une solution aqueuse de Nitrite de Soude à 0,7%.

Solution C: Une solution de NaOH N/2.

Mode opératoire: Dans un tube à essai verser:

SOLUTION NA PA RU RES CES Ace:

SOIUTON RD IR A NO RE ET 1 ce.

Mélanger et ajouter:

SOlUtION RE (CM ade NRTE NR TEERAS 1CC:

Verser dans ce mélange 1 cc. d’une solution diluée d'alcool et chauffer au bain-marie. Immédiatement une coloration rouge intense prend naissance, dont l'intensité est en rapport direct avec la concentration alcoolique et qui peut être mesurée colorimétriquement.

Nature du Composé coloré: Nous n’avons trouvé aucun renseignement dans la littérature relatif à la nature et à la constitution du composé coloré, qui prend naissance à partir de l’aldéhyde acétique et du diazoréactif.

HAMBERSIN a effectué des expériences sur la sensibilité de la réaction. Il à établi une série de dilutions d’alcool

et fees

éthylique allant de 0,8 gr. à 0,0008 gr. d’alcool éthylique au centimètre cube.

Il a ainsi constaté que la coloration persiste jusqu’à la dilution correspondant à 0,0008 gr. d'alcool à 94° par centimètre cube.

Il a ensuite appliqué la méthode à la recherche de l’alcool dans l’urine. Nous décrivons ci-dessous l’ensemble de ses recherches :

«Trois questions principales devaient être examinées:

a) L’urine normale exempte d’alcool peut-elle donner une réaction positive avec le diazoréactif ?

b) L’urine normale additionnée de faibles quantités d'alcool laïsse-t-elle identifier ce dernier par le diazoréactif ?

c) Quelle quantité minima d’alcool dans l’urine peut-on déceler par la méthode au diazoréactif ?»

L'auteur a opéré tout d’abord sur une urine normale, dont l’absence d'alcool avait été vérifiée par les méthodes de WiDMARK (45) de NICLOUX:

«1) La réaction effectuée sur l’urine telle qu’elle ne fait pas apparaître de coloration rouge, spécifique à Palcool.

2) L’urine est distillée. Les dix premiers cc. de distillat sont prélevés et soumis au réactif.

Aucune coloration n'apparaît.

Afin d’éliminer dans les recherches ultérieures l'influence de la coloration propre de l'urine, nous avons toujours opéré sur l’urine distillée. Ainsi, le distillat d'alcool se trouve plus concentré.»

«L’urine précédemment étudiée est additionnée de quantités décroissantes d’alcool.

Les dix premiers centimètres cubes de distillat sont prélevés. L'alcool y est recherché sur 1 cc. suivant la méthode décrite.»

Cette technique a permis de déceler 8 mgr. d'alcool par litre d'urine.

L'auteur a ensuite démontré que tout l’alcool passe dans ses conditions expérimentales, avec les premiers 10 cc. de distillat, D'autre part il a prouvé que la réaction n’est pas gènée par la présence de corps, réagissant avec le réactif de diazonium et se trouvant fréquemment dans les urines, tels l’acétone, le glucose, les pigments biliaires, etc.

Recherches personnelles:

Basé sur ces données, nous avons effectué nos recherches, afin d’essayer la possibilité de l’emploi de la méthode de ROSENTHALER pour la détermination de l’alcool dans les urines.

Si on examine le principe de la méthode de ROSENTHALER, on remarque que la méthode est basée sur une réaction d’oxydation de l’alcool qui doit se transformer en aldéhyde.

Nous nous sommes alors demandé:

1° Est-ce que dans les conditions expérimentales données la quantité totale de l'alcool prend part à cette réaction ?

2° Est-ce que l’oxydation s'arrête au stade aldéhyde et ne se formera-t-il pas de l’acide acétique?

3° Est-ce que l’aldéhyde acétique seul ou l’acide acétique seul ne donne pas la même réaction?

4 Est-ce que l'oxydation de l’alcool peut être réalisée par un autre réactif et dans ce cas la coloration rouge apparaîtra-t-elle également ?

Pour résoudre la première question, nous avons utilisé des solutions alcooliques à concentrations décroissantes:

en diluant de l’alcoo!l à 95° dans de l’eau hidistillée.

Pour effectuer la réaction, nous avons introduit chaque fois:

1 ce. de la solution alcoolique dans 1 cc. de NaOH N/2.

Nous avons agité et laissé en contact pendant une minute. Puis nous avons préparé le Diazoréactif en mélangeant:

4 cc. du Diazo I (acide sulfanilique)

et 1 ce. du Diazo II (nitrite de soude).

On Jlaisse reposer le mélange pendant une minute. Ensuite nous mélangeons le Diazoréactif avec la solution alcaline d’alcool.

De cette façon nous avons donc finalement mis les réactifs en présence de

O,1 — 0,05 — 0,01 — 0,001 — et 0,001 d’alcoo!l à 95° se trouvant chaque fois dans 7 cc. de liquides.

Le mélange réactif + alcool a été alors bien agité et placé pendant cinq minutes exactement au Bain-Marie chauffé à 80°.

La coloration apparaît dans ces conditions très rapidement dans les tubes à 0,1 et à 0,05 et elle varie du rouge sang (N° 26 Code des Couleurs Klincksieck) pour la première concentration au rouge orangé (N° 76 C.C.K.) pour la seconde concentration. Pour les tubes à taux alcooliques plus faibles la teinte devient sensiblement égale et correspond à peu près à l’orangé N° 102 du C.CK.

Le contrôle à la cellule photo-électrique prouve que l'appareil n’est plus assez sensible pour différencier des taux inférieurs à 0,36% d'alcool dans nos conditions expérimentales, c’est-à-dire la limite mesurable se trouve dans le tube contenant 0,025 cc. d’alcool à 95° dilué dans les 7 cc. de liquides-réactifs. Nous avons ainsi fixé les points de repère de notre courbe d’étalonnage, correspondant aux

valeurs suivantes:

Tableau N° IV.

CSC d'AlCOO! ET RES RE 76 M.V.

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