‹ Sur Quelques Nouvelles TriazinesChapitre 7 sur 21 · PT · texte numérisé non relu

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L’az-phényl-ald-phényl-p-amidobenzotriazine étant une base très forte et donnant des sels très stables, il était à prévoir qu'elle se laisserait diazoter. Il est même possible d'obtenir le chlorhydrate diazoïque à l’état solide et cristallin. Pour cela il suffit de travailler de la manière suivante : on dissout 9 gr. de la base bien purifiée, dans 9 gr. d'acide chlorhydrique concentré que l’on a dilués avec 40 gr. d’eau. Afin de hâter la dissolution, il est bon de chauffer un peu au bain-marie. Puis on laisse refroidir et l’on ajoute, en agitant bien, une solution de 2,1 gr. de nitrite de sodium dans aussi peu d’eau que possible. Le sel diazoïque se précipite bientôt sous forme d'huile brune qui s'attache aux parois et au fond du ballon. Afin d'augmenter le rendement, on ajoute un peu d’une solution saturée de sel marin, dans laquelle le sel diazoïque est difficilement soluble. Au bout de quelque temps, l’huile cristallise et il est possible de filtrer du nouveau corps, que l’on sèche ensuite sur des assiettes poreuses. Il faut avoir soim de ne pas trop gratter avec la spatule, car une explosion pourrait se produire, ainsi que cela s’observe souvent avec les sels diazoïques secs. D’après les proportions indiquées plus haut, on peut obtenir jusqu’à 6,6 gr. de diazo à l’état sec, ce qui correspond à un rendement de 63 °/,. Lorsque l’on chauffe ce corps

sur la spatule, il détone subitement, comme le diazo sec de l'acide sulfanilique.

Ce nouveau sel diazoïque se copule très bien avec les phénols et les amines. On obtient un rouge très vif sur tissus en trempant, dans une solution aqueuse du diazo, un échantillon préparé en B-naphtolate de sodium.

J'ai préparé, à l’état pur, les corps azoïques formés avec le B-naphtol et la résorcine :

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