‹ Sur Quelques Observations De Tuberculose De L'Adulte Avec Adénopathies MédiastinesChapitre 16 sur 28 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

Madame F... Pauline.

Jude? de dans la chambre du malade, s’est confinée pendant de longues semaines au chevet de son mari.

Les conditions les plus favorables à une réinfection exogène étaient donc réalisées. D'ailleurs cinq mois avant la mort de son mari (mai 1930), Mme F... est venue consulter prudemment au dispensaire. Le Dr Couland ne nole à ce moment aucuu signe anormal à l’auscultation le plus minulieuse. Un examen radioscopique s'avère strictement négatif. Le parenchyme pulmonaire se montre des deux côtés complètement indemne de lésions. L'image du cœur et du médiastin de même est absolument normale.

Or, au mois d’avril 1931, onze mois par conséquen 4 après le premier examen, se place dans l’histoire de notre malade un petit épisode pendant lequel elle se sent fatiguée. Tout effort prolongé provoque chez elle une sensation pénible d’essoufflement. Cependant Mme F... ne tousse, ni ne crache, elle n'a pas maigri. La température rectale régulièrement prise ne montre aucune ascension vespérale. Gardant dans sa pensée une inquiétude bien compréhensible, le malade revient consulter le D' Couland.

Ce nouvel examen ne montre à nouveau aucun signe stéthacoustique anormal. Le murmure vésiculaire s'entend intégralement sur toute la hauteur des deux champs pulmonaires. La malade a d’ailleurs continué son travail et présente à ce moment un assez bon état général.

Mais, à la radioscopie, et ce ne fut pas sans une certaine surprise que la découverte en fut faite, on note le pré-

sence d’une ombre médiastinale volumiueuse et anormale.

HAS LE Un éliché permét dé préciser d’une manière plus satisfaisante les données de l'exploration radiostopique. Le filin notre l'éxisténcé d’üné importante massé ganglionnaire, siégeant aû voisinage de la crosse aortique qui déborde lärgement le stérnum surtout à droite et rémonté vérticalémént jàsqu'aux clavicules.

Lés déux champs pulmonaires sont clairs et semblent indemnes dé touté atteinte tüuberculeuse.

Uné seconde image, prise en oblique antérieure droite, montre au même niveau juxta-aortiqué uné opacité de l’espacé normalement clair.

Depuis cette époque la malade est suivie et traitée. Soupçonnant dès ce moment la possibilité d'une forme de tuberculose atypique, le D' Couland soumet Mme F.. à un régime hygiéno-diététique approprié et à un traitement par l’antigène méthylique de Bocquet et Nègre.

Sous l'influence du repos, de la suralimentalion, de plusieurs séries d’injections réparties sur deux années, on obtient une régression appréciable de la masse ganglion-

naire médiastinale.

Quoiqué cétté adénopatlhie soit restée unique (la recherché systématique de ganglions danses différents térritoirés habituels étant toujours restée infructueuse), quoïgtte d'autre part laformule Sanguin'e n’aitjarnais montré à aucun mornent là présence d'éléments anormäux, quoique nous

ot

soyons tentés, le recul du tempsnousayant permis de suivré l’évolution du processus morbide présenté parnotre malade, et d'en tirer des déductions, nous ne concluerons pas d’une manière formelle dans cette observation. Aucune preuve * tangible, anatomique ou bactériologique, ne peut être invoquée. Il ne pouvait être question de tentative biopsique sur cette grosse masse profonde. La malade n'a jamais présenté d'expectoration dans laquelle le contrôle microscopique ait pu être fait.

Mais cependant, bien que le doute persiste, il n’est pas possible de ne pas prendre en considération la notion sur laquelle nous avons insisté, de contamination massive et prolongée qui nous induit, logiquement, à rattacher à la

tuberculose l’étiologie de cette adéaopathie médiastine.

A. Bodin 3

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