‹ Sur Quelques Observations De Tuberculose De L'Adulte Avec Adénopathies MédiastinesChapitre 18 sur 28 · SR LES · texte numérisé non relu

SR LES

Le groupe inlerbronchique gauche demeure caché derrière le cœur, même en oblique, et seuls les ganglions situés entre les divisions bronchiques de 2° et 3° ordre et siégeant en pleine plage pulmonaire peuvent devenir visibies.

Le groupe intertrachéo-bronchique, enfin, est caché sur les radiographies de face et devient visible dans la position oblique antérieure droite ou de profil. Nous avons déjà fait allusion aux avantages et aux difficultés chez

l’adulte de cette dernière position.

\ De même qu'ont été bien précisés les signes radiologiques engendrés par les adénopathies tuberculeuses, et définies les positions les plus favorables pour les mettre en évidence, de même ont été décrits avec netteté les caractères que doit présenter l’ombre anormales visible sur un cliché pour que soit admise son origine ganglionnaire.

M. Chabaud admet, à la suite de M. Rist, que la

tumeur doit :

€ 1° Avoir un contour net, sans irrégularité,comme tracé au compas ; cependant, il peut se faire que sur la demi-teinte de l’image tumorale se dessinent des arborisations, arborisations qui dépassent la limite bien tranchée de la production pathologique pour se résoudre en des mailles de plus en plus ténues au

fur et à mesure que le chevelu approche du gril cos-

fal. Un tel aspect ne doit pas faire éliminer la réalité d’une adénopathie, s’il existe physiologiquement à ce niveau une ramure vasculaire, à condition toutefois que celle-ci soit de direction, de morphologie et d’opacité normales. Il ne faut, en effet, pas oublier qu’un cliché est la superposition des différents plans qui constituent la cage thoracique et son contenu ;

«2° Que sur l’image radiologique la production examinée suivant diverses incidences garde un aspect ovoïde ou sphérique ;

« 3° Que la tumeur soit unique. Dans tous les cas que nous avons observés, la tuberculose glanglionnaire chez l'adulte allergique n’intéressait en effet qu’un seul glanglion intrathoracique ;

« 4° Qu'elle ait acquis un certain volume. »

Pour que l’adénopathie dont nous venons de préciser les caractères radiologiques soit considérée comme adénopathie de l’adulte allergique, M. Chabaud demande encore « qu’elle soit radiologiquement de texture homogène, les ganglions involués présentant, quand ils gardent un certain volume après guérison par sclérose, un aspect en scorie » et que « l’évolution ultérieure montre une régression » ; il demande en outre « que le malade ait été soumis à un contage manifeste ou qu'il ait vécu de longues années dans les grands centres urbains ou qu'il présente des stig— mates avérés de tuberculose antérieure, ou qu'il ait

eu auparavant des cuti-réactions positives ».

Page 1