CHAPITRE IV
Pathogénie. — Pronostic.
Les observations que nous avons relatées s'ajoutent à d’autres que nous avons pu relever dans la littérature médicale pour établir que l’adénopathie médiastinale de l’adulte, si elle doit être considérée comme rare, ne saurait être cependant niée. Sans doute ces observations ne prévalent pas contre les constations anatomopathologiques de Léon Bernard ou de Rist et Ameuille que nous avons rappelées au début de ce travail. Mais de leur absence lors de constatations nécropsiques, on ne saurait inférer la non-existence des adénopathies pendant toute l’évolution d'une tuberculose chez l’adulte, ainsi que le faisait déjà observer Chabaud : « L'observation de la table d’autopsie, dit-il, renseigne avec la plus grande netteté sur ce qui tue, mais elle ne saurait avoir la prétention de renseigner sur ce qui ne tue pas. »
D'ailleurs, comme nous l’avons dit déjà, Léon Bernard lui-même avec Salomon et Marcel Lelong, Rist avec Hautefeuille ont rapporté des observations d’adénopathies médiastines volumineuses chez l'adulte.
ÿ VE xl tv v, FOUT r, J'UE ! EU NEA TE EUR ‘ G AU ; x . A * à F4 » 47
L'existence de ces dernières est donc incontestée et incontestable, au moins à titre d’exception.
Nous devons doncnous demander maintenant quelle est leur signification, nous devrons discuter séparé— ment les points suivants :
1° La réaction ganglionnaire est-elle secondaire à la lésion pulmonaire, la précède-t-elle au contraire et la tient-elle sous sa dépendance, ou bien enfin en est-elle absolument indépendante ?
20 Quand ces adénopathies existent, sont-elles toujours, comme le pensent certains auteurs les témoins d’une primo-infection tardive, ou bien au contraire peuvent-elles survenir chez l'adulte allergique ?
30 Est-il possible d'attribuer à la constatation de ces adénopathies tuberculeuses de l’adulte une valeur pronostique ?
I. — La notion de l’adénopathie sattellite, de « l’adénopathie similaire » est admise depuis Parrot et a pris la force d’une véritable loi, corollaire de la « loi » plus générale de Conheïm. La thèse de Kuss, qui, à bien des égards, constitue un monument inattaquable a semblé faire triompher définitivement
cette notion et il est aujourd’hui généralement admis que
l'infection tuberculeuse pénètre par les voies aériennes ; que le bacille s'implante d’abord dans les alvéoles et y crée un chancre d’inoculalion ;
que l'adénopathie médiasline enfin est le satellite parfois