‹ Sur Quelques Observations De Tuberculose De L'Adulte Avec Adénopathies MédiastinesChapitre 26 sur 28 · LA A RL · texte numérisé non relu

LA A RL

très volumineux de ce chancre d’inoculation, souvent de dimensions très minimes.

Toutefois, il s’en faut que ces propositions, bien que classiques soient acceptées sans conteste. En 1913, Calmette a soutenu vigoureusement la doctrine de l’adénopathie primitive. En 1927, dans un article de la Presse Médicale, Jousset a examiné dans le détail cette question et soutenu à son tour que « c’est le ganglion qui commence ». Il invoque à l’appui de cette thèse la fréquence avec laquelle le chancre pulmonaire demeure introuvable aux examens anatomiques et indécelable par les procédés radiographiques les plus perfectionnés : il montre grâce aux travaux de Borel faits pendant la guerre sur les contingents noirs soignés au Camp de Saint-Raphaël et qui présentaient des tuberculoses de primo-infection,

l’absence de concordance entre les lésions médias-

tines volumineuses et anciennes et les lésions pulmonaires parfois inexistantes, d’autres fois minimes ou récentes, de type granulique par exemple.

On comprend mal, dit-il, comment la granulation grise pulmonaire pourraît être de date plus ancienne que le volumineux tubercule caséeux ganglionnaire. Il insiste par ailleurs sur les données fournies par l’expérimentation et par les constatations vétérinaires, La première établit que dans la tuberculose expérimentale banale du cobaye, le poumon est le dernier organe atteint, et que, si l’on a soin de tenir compte de la virulence possible du sang et d'éliminer ce fac-

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