‹ Sur Quelques Points de Physiologie Chirurgicale du Membre Inférieur: Comme Introduction à l'Étude de la CoxalgieChapitre 11 sur 19 · LEE · texte numérisé non relu

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pratiquement la position normale et habituelle, anormale et accidentelle, du bassin, ilsuffit de constater que deux points de repère semblables pris sur les deux os iliaques sont symétriquement ou asymétriquement disposés.

Ainsi pour apprécier l'allongement ou le raccourcissement extrinsèques du membre inférieur dans le sens vertical on n’a qu'à mesurer de combien l’épine iliaque s’est abaissée ou élevée. Ainsi encore on calculera la ‘ projection ou le retrait dans le sens antéro-postérieur en notant le déplacement en avant ou en arrière de cette même épine. Le ruban métrique ou simplement la vue permet d'évaluer rigoureusement ces différences.

Nous avons dit ci-dessus qu'il y avait lieu de considérer les cas de mobilisation secondaire du bassin par action du membre Imférieur. Ceci se présente toutes les fois que celui-ci prend son point d'appui sur lesol. Dans les différents mouvements qu'il est susceptibles de faire (extension, flexion, abduction, adduction, rotation), il entraîne le bassin, il est le support : il l'élève ou l’abaisse, il le porte en avant ou en arrière. Il en résulte une catégorie spéciale de changements de longueur, physiologiques comme les autrés, mais observées dans des conditions spéciales de fonctionnement du membre. Nous proposons de les appeler, avec le professeur Verneuil : allongements el raccourcissements fonctionnels du mem-— bre inférieur. Ce terme conviendra également aux mo- . difications survenant dans les divers modes de station et dans les variétés de la marche.

$ II. — Du membre inférieur en rapport avec son congénère (appareil pelvi-crural) et avec la colonne vertébrale (appareil vertébro-pelvi-crural).

Si on se rappelle bien ce que nous avons dit dans les paragraphes précédents, on verra que, pour traiter avec méthode ce sujet si difficile de la physiologie des membres inférieurs, nous avons dû procéder du simple au composé : qu'après avoir étudié le membre inférieur détaché de ses connexions avec le bassin, nous l’avons examiné réuni à la moitié correspondante du bassin pour constituer l’appendice ilio-crural; nous allons enfin parler de l'appareil pelvi-crural, constitué par la réunion des deux appendices ilio-cruraux, ou, en d’autres termes, pour l’association des deux membres inférieurs et des deux moitiés du bassin. Les quatre pièces qui, théoriquement, composent cet appareil sont, en réalité, réduites à trois, par suite de la conjonction intime des deux os iliaques entre eux et avec le sacrum. De ces trois pièces, l'une, la ceinture pelvienne, est impaire et médiane; les deux autres, membres inférieurs droit et gauche, sont paires, latérales, attachées à la première par leur extrémité supérieure.

Les deux appendices ilio-cruraux se fusionnent sur la ligne médiane par leur portion iliaque seule, car leur portion crurale droite et gauche reste absolument indépendante. Quant à leur conjonction des deux pièces paires avec la pièce impaire, elle se fait non point à l'extrémité de l’axe total de l’appendice, c’est-à-dire au niveau des

épines iliaques antéro-supérieures, mais bien au niveau de la réunion de l'axe iliaque avec l’axe crural, en d’autres termes, au niveau du fond des cavités cotyloïdes, de sorte que l’axe de la pièce impaire est représenté par la ligne transversale bicotyloïdienne réunissant les deux points d'attache des membres inférieurs. De sorte encore, que les deux axes iliaques, tels que nous les avons définis restent en dehors de la figure géométrique schématique que déterminent les axes des trois pièces de l'appareil pelvi-crural. À

Cette figure, en effet, se compose de trois lignes ou côtés, l’une transversale invariable, dans sa dimension, ligne bicotyloïdienne, les deux autres longitudinales, perpendiculaires ou obliques sur la première, incapables de changer de longueur ensemble ou séparément et d’être par conséquent, égales ou inégales, ce sont les côtés ou axes cruraux dont nous connaissons déjà les propriétés. Ces trois lignes interceptent deux angles pelvi-cruraux, ouverts en dedans, susceptibles de varier de façon à être égaux ou inégaux et d’être situés dans un même plan ou dans des plans différents. En réunissant ces données à celles que nous avons exposées dans les chapitres précédents, nous pouvons désormais connaître les changements de dimension qui surviennent dans ‘l’appareil pelvi-crural, changements qui résultent naturellement de mouvements divers exécutés par les pièces de cet appareil, et que laissait prévoir leur imdépendance et leur solidarité déjà étudiées. La conjonction des deux membres inférieurs et du bassin ne portent, en certains cas, aucune atteinte à leur imdépendance réciproque. Chacun

SRE QE:

d'eux à la condition de trouver sur un point intermédiaire, comme, par exemple, dans la position à califourchon, un point d'appui, pourra se mouvoir isolément. - Nous avons déjà montré que le membre inférieur est capable de s’allonger et de se raccoureir, de se porter dans l’adduction, l’abduction, la flexion, etc., sans que los iliaque se déplace aucunement. L'indépendance du membre droit vis-à-vis du membre gauche, n’est pas moins évidente, car le déplacement du premier n’implique nullement la mobilisation du second et lorsque l’un d’eux se meut, c’est souvent pour prendre les positions les plus disparates. :

Enfin, le bassin lui-même, dans le décubitus dorsal, peut exécuter certains mouvements, tels que l’abaissement et l’élévation dans le sens antéro-postérieur sans que les membres inférieurs éprouvent le moindre déplacement.

En regard de cette indépendance due aux glissements des têtes fémorales sur les cavités- cotyloïdes et vice versà, 1l faut placer la dépendance ou solidarité, non moins manifeste, des trois pièces de l’appareil pelvicrural, Elle résulte à son tour de la disposition déjà signalée des articulations coxo-fémorales en vertu de laquelle tel déplacement du fémur entraîne nécessairement los iliaque et réciproquement. On comprend donc à priori qu'un mouvement du membre inférieur mobilise d’abord la moitié correspondante du bassin et, par suite, le bassin tout entier, puis, par l'intermédiaire de ce dernier, se transmette enfin jusqu’à l’autre membre, qu'un mouvement parti du bassin déplace tantôt un seul membre inférieur et tantôt les deux à la fois.

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