ITS
On recueille finalement, après filtration, une masse spongieuse. On la lave avec quelques centimètres cubes d’eau distillée et on la laisse sécher sur du papier sans colle sous un entonnoir renversé. Au bout de 24 heures ce précipité spongieux est sec et peut être pulvérisé. On obtient finalement une poudre jaunâtre présentant une forte odeur de brome.
Cette poudre possède toutes les apparences des composés bromés à l’azote, que nous avons obtenus à partir des dérivés barbituriques à chaînes latérales saturées.
Mis. en suspension dans de l’eau distillée additionnée d’acide acétique, le composé obtenu libère son brome, lequel peut à son tour mettre en liberté l’iode d’une solution d’iodure de potassium à 1/5°. Mais tandis qu'avec les dérivés bromés que nous avons déjà obtenus et qui possèdent la totalité de leur brome fixée à l’azote du noyau barbiturique, tout le brome peut être dosé par la méthode que nous venons d'indiquer, dans le cas présent un tel dosage ne nous fournit pas de résultats satisfaisants. Le dérivé bromé obtenu à partir de l’allylisopropyl malonylurée nous donne par ce procédé une teneur en brome de 18,18 0/0 alors que d’après cette hypothèse la théorie nous donne une teneur de 27,69 0, 0.
Devant un tel fait, nous nous sommes demandé si le précipité que nous avons vu se former et se rassembler ensuite en une masse spongieuse, en versant un excès de brome dans les solutions bicarbonatées des composés mono- et diallylés de l'acide barbiturique, ne pouvait pas être un mélange de dérivé bromé à l'azote du noyau barbiturique et de dérivé bromé sur les chaînes latérales.