‹ Sur trois formes de suture en chirurgieChapitre 2 sur 3 · C. b. SEVERÈANÔ · texte numérisé non relu

C. b. SEVERÈANÔ

voulu pour cette circonstance nous établir le croquis de cette suture abdominale.

L A la fin de cette même année 1887, M. le Dr. Pozzi publiant ses travaux sur la Gynécologie, a prétendu avoir imaginé le premier ce procédé de suture. Malgré toute la considération que nous avons pour notre ami M. le Dr.

Pozzi, nous sommes obligé de réclamer la priorité, les documents établissant nettement que nous avons porté ce mode de suture à la connaissance du monde médical, bien avant que M. le Dr. Pozzi n'ait publié ses travaux.

Fig 1.

Suture en étages, montrant l'épaisseur des parois et des différentes couclies. Les fils représentent les 3 étages superposés, suture du péritoine, suture des muscles, suture des téguments.

Fig. 2.

Une seconde suture, non moins importante et que nous employons pour la réunion des plaies par première intention, est la suture dite cachée ou intra dermique.

Par l'application de cette suture nous évitons la formation des cicatrices trop apparentes.

Ici, encore, nous sommes obligé de réclamer la priorité, car, des publications de notre pays^ il ressort que nous avons pratiqué cette suture bien avant qu'elle ne fut connue â l'étranger. Elle diffère de la suture, dite de Ghassaignac, en ce que ce dernier suturait parallèlement à la plaie, tandis que nous suturons en surget dans l'intérieur môme de la plaie.

Dès 1883, l'idée nous en a été suggéré parle désir de certains malades, d'avoir des cicatrises moins apparentes sur les parties exposées aux regards, comme la face ou le cou. Voici comment nous procédons pour cette suture.

Après avoir aseptisé la plaie, nous prenons une aiguille courbe enfilée de catgut No, 0 ou 00 et nous l'enfonçons dans l'épaisseur du derme, à un millimètre du bord, en commençant par l'une des extrémités de la plaie. Nous traversons les tissus sur une profondeur qui varie avec celle de la plaie et nous sortons l'aiguille par l'autre bord, en un point exactement opposé à celui de l'entrée. On passe par dessus la plaie, pour enfoncer de nouveau l'aiguille à côté du premier point de pénétration, on ressort l'aiguille comme précedement à travers le bord opposé (flg. 3), on continue ainsi jusqu'à ce que l'on soit parvenu à l'autre extrémité en ayant soin de serrer le fil au fur et à mesure (fig. 4).

Grâce à cette suture, les cicatrices sont si peu apparentes, que les traces sont presque nulles, même après une opération importante.

Nous regrettons à ce sujet, comme pour la première suture, de ne pas avoir été visité par notre ami, le distingué professeur Pozzi, nous aurions eu l'honneur de lui montrer cette suture bien avant qu'il ne l'ait

Fig. 3.

Suture inlradennique. Le fil pénétrant à travers l'épaisseur des tissus.

Fig. 4

Suture intradermique; les bords de la plaie sont en contact, le fil étant s rré.

VU employer à Baltimore.

Une troisième forme de suture que nous employons depuis quelque temps , c'est celle que nous appelons en zig-zag (fig. 5 et 6). En plus de l'avantage qu'elle présente de ne pas laisser de cicatrice apparente, elle facilite encore la réunion des surfaces saignantes au fond des plaies ; ce qui nous l'a fait employer dans l'opération du bec de lièvre d'après notre procédé.

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