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actuellement considérable et, par la suite, de lP’abolition de tous les réflexes tendineux, de l'inégalité pupillaire, des troubles de la sensibilité ; il eut, à. l’occasion d’une ponction lombaire, de véritables crises gastriques qui durèrent 4 Jours. Liquide céphalo-rachidien, albumine normale, lymphocytose très discrète, Wassermann négatif.
D. — Retentissement sur les centres trophiques
Enfin l'on doit signaler la possibilité d’un retentissement particulier des lésions commotionnelles sur les centres trophiques de la moelle.
Dans les deux observations suivantes dues à Hesnard (6 mars 1919), nous observons des modifications post-commotionnelles survenant tardivement. Chez l’un (7 mois après la commotion) apparition d’une modification télangectiasique, de couleur variant du rouge vif (temps chaud) au bleu noir (temps froid), des téguments de la main et du membre supérieur droit, jusque dans la région pectorale et derrière le scapulum, en pélerine. Hypothermie et hypoesthésie à l'extrémité du membre, s'atténuant en dégradé vers la racine, avec ébauche de dissociation symygomyélique de la sensibilité.
Dans le 2° cas, il s’agit d'un commotionné ancien (en août 1916) examiné en septembre 1918, qui présente en même temps que des symptômes classiques d'une séquelle commotionnelle médullaire au niveau des membres inférieurs (démarche légèrement ataxique, exagération des réflexes, Babinski, clonus du
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pied et de la rotule, consécutifs à une paraplégie plastique), une déformation curieuse des deux mains. Griffe avec doigts en marteau et cavité palmaire interthénar-hypothénarienne avec bombement de la région métacarpio-phalangienne palmaire, entraînant une déformation considérable de la main et des doigts enraidis. Il y a de plus atrophie musculaire, sans réaction de dégénérescence des muscles de la main, sans paralysie nette, petits troubles trophiques des phanères et exagération légère des réflexes tendineux et osseux, sans troubles sensitifs.
Il sembie bien que cette déformation soit en rapport avec des lésions médullaires hématomyéliques. Mais pourquoi les symptômes dystrophiques sont-ils siintenses au niveau des membres supérieurs, qui ont été moins paralysés que les membres inférieurs ? Bien que l'inactivité fonctionnelle ait dû jouer un rôle, une telle déformation ne peut guère s’expliquer que par un retentissement particulier des lésions commotionnelles sur les centres trophiques de la moelle cervicale.
E. — Amyotrophies
Il ne nous reste plus, pour en avoir fini avec notre revue des lésions médullaires produites par les commotions, qu'à étudier d'un peu plus près les observations qui ont été rapportées signalant des cas d’amyotrophies généralisées consécutives à des commotions. |
Dans cette forme, les phénomènes paralytiques
font complètement défaut et l’apparation de l’atrophie musculaire est la seule expression de l'atteinte de la moelle. Cette amyotrophie qui suit la commotion peut-être assez généralisée ou limitée.