OBSERVATION II
Dide et Lhermitte ont observé un fait analogue.
Il s'agit d'un soldat de 25 ans, sans antécédents pathologiques héréditaires ni personnels qui, fortement commotionné par la déflagration d'un obus, est évacué vers l’intérieur, pour le syndrôme classique de la commotion cérébrale. Dans le train sanitaire qui le transporte, il est pris le soir du 2° jour, brusquement d'une paralysie des membres supérieurs, tel qu'ilne peut plus s’alimenter seul, alors que quelques moments auparavant, il tenait aisément le bol rempli de chocolat.
Cette paralysie s'étend aux membres inférieurs, puis rétrocède en quelques semaines.
Lorsque Dide et Lhermitte virent ce blessé, toute tracée de paralysie avait disparu, mais il présentait une amyotrophié des mains et de l'extrémité inférieure des avant-bras, type Aran-Duchenne. La
sensibilité, la réflectivité étaient normales, mais les réactions électriques étaient fortement troublées dans les muscles atrophiés : affaiblissement extrême, ou disparition de la contractilité faradique et inversion sur quelques interosseux de la formule polaire,