OBSERVATION IV
A. Léri rapporte cette autre observation
Un soldat était dans une tranchée quand un obus de moyen calibre éclata sur le parapet, à environ un mètre de lui; il était assis, fut légèrement enterré, mais n'eut aucun mal et continua son service. Le lendemain, il se sentit fatigué ; on lui donna un poste de repos relatif ; il y eut les pieds gelés et fut évacué pour ce motif cinq jours après l'accident.
Pendant le voyage d'évacuation, il ressentit les premiers troubles, il fut incapable de déboutonner sa culotte, de remonter seul dans le compartiment, d'écrire une carte postale, on le coucha, il voulut se relever, il s’affala. Il arriva à destination, paralysé des quatre membres, un peu fébrile, sans douleurs ni anesthésie.
Dès le 15° jour après l'accident, il constata un certain degré d'atrophie de ses quatre membres ; l’atrophie augmenta, et, un an après, dans un centre neurologique, on constata une atrophie musculaire généralisée à tous les muscles du corps,
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sauf ceux de la tête, sans troubles des réactions électriques ni modification de la sensibilité.
Six mois plus tard, on ne constate plus qu'une légère atrophie des membres supérieurs et surtout de leurs extrêmités (face dorsale des avant-bras, interosseux, éminences hypothénar et partie interne des thénar), simulant plus ou moins une parésie atrophique bilatéral du cubital; aucun trouble réflexe ou sensitif.