SES, AO
extrêmement curieuses des cellules nerveuses, altérations progressives et à évolution lente qui avaient conduit l'animal, en l'occurence un chien, à une amyotrophie généralisée. Ces altérations étaient les suivantes :
Cellules nerveuses atrophiées avec dendrites rataunés, fonte granuleuse du protoplasma, modifications régressives du noyau et du nucléole, prolifération marquée des noyaux névrogliques, inscrustation particulière de certaines cellules de la corne antérieure.
L'observation de Léri, Froment et Mahar, que nous avons publiée d'autre part, ayant été relatée le 29 juillet 1915, et venant montrer que, selon toute apparence, une amyotrophie généralisée pouvait être la conséquence du choc traumatique et relever d'une lésion progressive et probablement relativement curable de l’axe gris spinal, Lhermitte à été conduit à rechercher soigneusement l’état des cellules spinales dans ses cas de commotion.
Son attente a été déçue et il a été frappé au contraire de la relative intégrité des cellules radiculaires. Ainsi que Marinesco et Mott. l'ont remarqué, les cellules nerveuses présentaient des altérations chromatolytiques plus ou moins accusées : chromatolyse centrale surtout, gonflement hydropique de la cellule.
La modification qui a semblé à Lhermitte être la : plus personnelle à la commotion, c'est la fusion en gros blocs irréguliers de granulations chromophiles.
D'autre part, dans tous les faits observés, les