CHAPITRE PREMIER
Les pseudo-myxomes d'origine appendiculaire.
Le pseudo-myxome appendiculaire constitue une affection d'une extrême rareté. Si l’on considère, en effet, la fréquence de l’appendicite chronique en général, on est frappé de voir combien la dégénérescence pseudo-myxomaleuse se rencontre rarement au cours des interventions si nombreuses pour cette affection.
Les quelques données étiologiques que nous possédions sur cette question ne méritent pas de nous arrêter bien longtemps.
L'âge des malades importe peu, le sexe qui parait le plus souvent atteint est le sexe masculin (11 hommes pour 4 femmes). L'influence du traumatisme pourrait être remarquée. Neumann a laparotomisé un de ses malades à l’occasion d’une chute, l'affection élant antérieure au traumatisme et paraissant avoir été aggravée par lui (on sait à quelles discussions a donné lieu l’appendicite traumatique, et si le rôle favorisant de ce facteur parait peu important en général, il peut cependant dans le cas qui nous occupe êlre plus sérieux, puisqu'il s'agit d’appendices kystiques à parois distendues, soit par le contenu même de l’appendice, soit par des kystes glandulaires interstiliels; de là, la rupture et l’épanchement à l’exférieur du contenu, retrouvé dans les pièces opératoires).
On pourrait diviser les pseudo-myxomes d'origine appendiculaire en plusieurs variétés : /e pseudo-myxome libre, dans lequel les masses gélatineuses se répandent dans tout le péritoine sous forme de petites sphères arrondies de dimensions variables, abondantes surtout dans les parties déclives. On a