‹ Sur Un Cas d'Épithélioma de la ParathyroïdeChapitre 12 sur 21 · CALE EE UNE ETES ST · texte numérisé non relu

CALE EE UNE ETES ST

Les jours suivants, se manifestent des troubles d’hypoparathyroïdie : sensations pénibles de fourmillements dans les deux membres supérieurs, tendances syncopales, impression de torsion et de crampe gastrique. Il n’existe pas de contractures nettes, pas de signe de Trousseau, mais le signe de Chwostek est facilement mis en évidence.

Nous verrons plus loin quelle interprétation on peut donner à ce syndrome d’hypoparathyroïdie, en apparence paradoxal.

D'autres symptômes : palpitations, bouffées de chaleur, crises sudorales, sont évidemment à mettre sur le compte d’un trouble d’origine sympathique.

À la constatation de ces signes, nous commençons une série d'injections intra-veineuses de gluconate de calcium.

L'amélioration fonctionnelle est immédiate, au point que la malade réclame sa piqûre quotidienne de calcium.

Quinze jours après l'intervention, la calcémie est à 102 milligrammes, chiffre que l’on peut considérer comme normal. Elle va d’ailleurs se maintenir pendant assez longtemps à un taux voisin de la normale, n’excédant pas 104 milligrammes. Il est à noter cependant que le signe de Chwosteck persiste un certain temps.

À cette époque il n’est pas permis de parler d'amélioration radiologique, aussi décide-t-on de recommencer un traitement d'apport calcique : Irrastérine, Tricalcine, gluconate de calcium.

L'amélioration fonctionnelle persiste et s’accentue au point que quatre mois après l'intervention, la malade peut remuer ses membres inférieurs sur le plan du lit, sauf la cuisse gauche qui garde toujours l'attitude des fractures du col du fémur.

De nouvelles radiographies permettent de constater

TiIBIA GAUCHE. — Le kyste a augmenté de volume, mais respecte encore la corticale antérieure.

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PÉRONÉ DROIT. — On voit des érosions multiples des bords de l’os. Un peu plus tard, le kyste du tibia gauche a érodé la crète à l’emporte-pièce sur une hauteur de quaire centimètres environ. De nouvelles cavités sont en voie de formation dans la paroi postérieure du tibia, au-dessus de la région déjà lésée. Sur le péroné on note de petites aires d’ostéolyse minuscules, dans la corticale postérieure.

FÉMUR GAUCHE. — Fracture spontanée de la métaphyse fémorale au niveau du kyste décrit antérieurement. Disparition des contours de la tête fémorale.

Les géodes de l’aile iliaque ont augmenté de surface. Dans l’ensemble, les lésions osseuses se sont nettement aggravées par rapport aux clichés précédents. Il existe en outre une fracture spontanée du fémur gauche, déjà notée cliniquement.

Ainsi, contrairement aux autres cas de maladie de Recklinghausen opérés, la calcémie s'élève. C’est là un point important, qu’il nous paraît utile de souligner.

Au mois de novembre 1936 la calcémie atteint 188 milligrammes. Un nouveau symptôme fait son apparition ; il s’agit cette fois d’un trouble digestif. La malade ressent une douleur sourde, en barre, au creux épigastrique. Des vomissements alimentaires inconstants surviennent. À peu près simultanément on découvre que la paroi abdominale est le siège d’un épaississement très spécial, tout à fait différent d’un œdème ordinaire. On ne peut s'empêcher de rapprocher cet épaississement, de la sclérodermie, dont on connaît depuis les travaux de Leriche, Lièvre, les rapports avec la maladie de Recklinghausen, ou mieux, avec les manifestations de l’hyperparathyroidisme.

En même temps que l’on continuait les apports calciques par la voie veineuse, la calcémie s'élevait ; elle atteignit jusqu'à su milligrammes, chiffre qui peut passer pour exceptonnel.

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C'est pendant cette période de Septembre, Octobre et Novembre 1936 que nous avons pu constater une véritable amélioration des signes radiologiques, au point que sur certains clichés, il n’existe plus que des lésions minimes.

Nous avons vu que pendant cette même période, les douleurs avaient parallèlement rétrocédé.

Sur une série de films dont nous n’avons malheureusement pu reproduire qu’un petit nombre, il est aisé de suivre la marche de la réparation des lésions. C’est ainsi que progressivement, l’épiphyse inférieure du péroné droit se reconstitue et prend un aspect hypertrophique.

Le gros kyste tibial gauche se comble peu à peu, la corticale antérieure reparaît ; 1l est bientôt cerné par un épais liseré opaque.

De même au niveau du bassin, on observe un processus de recalcification de la fracture spontanée qui paraît consolidée, la diaphyse étant à angle droit par rapport à la métaphyse. Par contre, le col fémoral droit semble avoir disparu, et la tête est télescopée avec le massif trochantérien.

Faut-il voir dans cette importante amélioration radiologique une conséquence de l'intervention chirurgicale, ou un heureux effet de la médication calcique ? A notre avis l’apport calcique extérieur n’a pu être efficace que grâce à l’extirpation de la parathyroiïde lésée.

Pendant les cinq mois qui suivent, les symptômes restent à peu près identiques. L'état général commence à décliner ; la polyurie est importante : 2 |. 500 en moyenne.

En un temps relativement court, une dysphonie de plus en plus accentuée fait son apparition, et l’examen du laryngologiste confirme l'existence d’une paralysie récurrentielle. Enfin, les douleurs assez longtemps stationnaires et amendées aux membres inférieurs, subissent une recrudescence et gagnent les membres supérieurs. La malade, littéralement clouée sur son lit par les douleurs, ne peut plus faire un mouvement, le taux des urines baisse, la somnolence s’installe, et la mort

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